05/12/2024
Je participais hier au 3ème Forum de l’Axe Seine qui a donné lieu à des échanges très intéressants animés par Bruno LAFOSSE. J’en retiens trois points majeurs :
1. La décarbonation des activités de passe évidemment par un renforcement du recours au fleuve et au transport jusqu’au dernier km (IKEA a même commencé à l’utiliser pour livrer Paris intra-muros). Le corollaire doit être un développement de zones et d’entrepôts logistiques en bord de . L’exemple de GREEN-DOCK cité par Patrice Leclerc montre qu’en densifiant, par exemple en construisant en étages, on peut également réaménager et dé-imperméabiliser des surfaces importantes dans ces zones.
2. Cette volonté de développer le transport fluvial ne doit pas se faire au détriment des autres modes de transports, en particulier ferroviaire. Les liaisons ferrées le long de l’Axe Seine doivent encore être améliorées et le projet de la LNPL – même s’il ne fait évidemment pas consensus – doit être rapidement engagé.
3. Ce qui amène à la question de la gouvernance de l’Axe Seine. Comme l'a rappelé avec pertinence Arnaud Brennetot, depuis la nomination d'Antoine RUFENACHT, aucun Gouvernement n’a jamais mis en œuvre une gouvernance puissante de l’Axe Seine, qui soit en mesure construire les infrastructures nécessaires en faisant les arbitrages indispensables.
Je suis intervenu pour citer les exemples étrangers, comme celui du fleuve Saint-Laurent entre le Canada et les Etats-Unis et surtout, le Thames Estuary Growth Board au Royaume-Uni, dont le conseil d'administration compte des chefs d'entreprise et des responsables politiques de premier plan : Je crois nécessaire d’associer la sphère privée à la gouvernance d’un tel territoire. Les entreprises sont déjà mises à contribution financièrement (versement transport par exemple) ; elles doivent être aussi associées aux décisions.
Bravo à IDELIA et L'Inspiration politique pour l'organisation de ce Forum.