24/07/2026
Les agents de sécurité ne demandent pas des privilèges. Ils demandent simplement le respect.
Pendant que tout augmente; les courses, le carburant, les loyers, les factures; le patronat de la sécurité privée répond une nouvelle fois aux salariés par un immense « circulez, il n'y a rien à voir ».
Aucune augmentation de salaire pour 2027.
Pour celles et ceux qui travaillent de nuit, les week-ends, les jours fériés. Pour celles et ceux qui assurent la sécurité des sites industriels, des hôpitaux, des transports, des commerces ou des événements. Pour celles et ceux qui sont toujours présents quand les autres dorment.
Ce choix est une erreur. Mais surtout, c'est un manque de respect.
Les agents de sécurité ne sont pas une variable d'ajustement. Ils font tourner une profession indispensable. Sans eux, combien d'entreprises, de sites sensibles ou de manifestations pourraient fonctionner normalement ?
Face à ce refus, les organisations syndicales ont décidé de faire front commun.
Le 9 septembre, elles seront devant le ministère du Travail pour dire une chose simple : on ne peut pas exiger toujours plus des salariés tout en leur refusant toujours davantage.
Cette mobilisation ne sera qu'un point de départ. Partout en France, les salariés devront pouvoir se rassembler, échanger, se faire entendre. Parce que lorsque le dialogue est bloqué, il ne reste qu'une solution : construire un véritable rapport de force.
Nous appelons tous les agents de sécurité, syndiqués ou non, à rejoindre cette mobilisation.
Car derrière les chiffres, il y a des femmes et des hommes qui veulent simplement vivre dignement de leur travail.
Le respect commence par une fiche de paie qui permet de vivre.
Le 9 septembre, faisons entendre notre voix.
Parce qu'un métier essentiel mérite un salaire digne. Parce que le travail doit payer. Parce que le respect ne se demande pas : il s'obtient ensemble.
Jordán Impines - SNEPS CFTC