04/08/2016
Pas d’intensité = pas de résultats par Andréa Maria Cecil issue du CrossFit Journal
La seule manière de connaître l’intensité est d’en faire l’expérience.
Ce n’est pas une créature mythique née d’un de notre communauté ou de rumeurs. Ce n’est pas une question de point de vue. C’est de la physique.
Scientifiquement parlant, l’intensité est définit comme la puissance : La force multipliée par la distance, divisée par le temps.
L’intensité c’est tout simplement faire plus de travail rapidement.
« Vous devez l’enseigner » dit Chris Spealler, un membre de l’équipe du Seminar Staff CrossFit et septuple participant au CrossFit Games a qui appartient également CrossFit Park City dans l’Utah.
Fran, par exemple, est un wod que la majorité de la population doit finir en a peu près 7 Minutes ou moins nous explique t’il.
L’entrainement consiste à faire 21-15-9 répétitions de thrusters et de tractions.
Pour qu’un athlète rentre dans le bon domaine de temps, il faut qu’il fasse les 21 thrusters et 21 tractions en moins de 2 tentatives, et en faisant une pause de moins de 5 secondes. A la fin de ce round, l’horloge devra indiquer entre 2 à 3 Minutes.
« Donner des cibles aident énormément, et l’explication du but de ces wods manquent souvent » nous dit Spealler.
Il continue : « Pour être honnête, l’intensité c’est être confortable dans ce qui est inconfortable »
Cet inconfort – faire 5 répétitions quand tout ce que vous voulez c’est arrêter- est ce qui vous rendra plus fit.
« L’intensité est la variable indépendante la plus souvent associée avec la maximisation de l’adaptation physiologique », a écrit Greg Glassman en Avril 2007 dans « Comprendre le CrossFit »
L’adaptation physiologique favorable consiste à améliorer la composition corporelle et les marqueurs de santé comme par exemple le taux de glucose ou de triglycérides dans le sang. C’est ce qui permet d’emmener une personne de l’état maladif à l’état de forme.
« Soyez impressionné par l’intensité et pas par le volume » dit Glassman en 2002.
Traduit simplement, cela veut dire faire plus de travail en moins de temps pas plus de travail en plus de temps. Dans un scénario de CrossFit, si vous prenez 10 Minutes à faire Fran et qu’ensuite vous faites un autre entrainement car « 10 Minutes c’est pas assez » cela veut dire que vous n’avez pas fait Fran avec intensité.
Si vous aviez mis l’intensité, vous seriez allongé sur votre dos. De la même manière vous n’obtiendrez pas tous les bénéfices que l’intensité peut amener.
Ce scénario peut être observé de plus en plus régulièrement dans les salles affiliées un peu partout dans le monde.
« Il y a un cercle vicieux surtout dans le milieu des compétiteurs qui consiste à dire que plus de volume c’est mieux et je vois cette tendance déborder dans nos cours où de plus en plus de gens veulent faire plus après le wod » dit Ben Benson, owner de CrossFit Terminus à Atlanta et coach d’athlète comme Emily Bridgers, Stacie Tovar et Becca Voigt.
Quand Ben a commencé le CrossFit, la mentalité était de se donner à 100% sur chaque entrainement.
« On voit maintenant beaucoup de gens approché ces entrainements avec des stratégies de jeux » nous explique Benson « C ‘est quelque chose qui peut paraître bénin mais à de grosses conséquences sur la progression »
Les athlètes des Games peuvent faire plus car ils sont capables de maintenir l’intensité sur plusieurs wods à la suite.
« Ils ont mérités ce volume et ils ont les capacités sur le papier et le mental pour le faire »
Une manière que Benson utilise pour remédier à ce problème est l’adaptation.
« Chaque jour, nous faisons beaucoup d’adaptations afin de mettre tous les athlètes sur le même niveau d’intensité pour qu’ils finissent tous dans les temps demandés. On fait beaucoup de Time Cap également. Il faut faire comprendre qu’un sprint ne doit pas devenir un entrainement d’aérobie ou un test d’endurance »
Pour un wod comme Kelly (5 Rounds de 400 mètre de course, 30 box jumps, 30 wall balls), il applique typiquement un time cap de 30 minutes. Pour Grace (30 Cleans and jerks pour le temps), c’est un cap de 5 minutes.
Il se peut que l’on allonge cette limite à 8 Minutes (Pour Grace) afin d’équilibrer les besoins de chacun et de donner un sentiment d’inclusion à tous les athlètes. On essaye d’éviter les time caps qui empêchent les athlètes de finir les wods nous dit Benson.
Spealler insiste que l’intensité ce n’est pas seulement dire à un athlète « va aussi vite que possible » sur Helen (3 Rounds de 400m run, 21 kb swing à 32 kilos et 12 tractions). Si l’athlète fait un record sur son 400m et finit sur son dos au milieu du premier tour incapable de finir le wod dans le temps donné, c’est un échec de coaching.
« Est ce que c’est de l’intensité ? Non, le but dans ce wod est d’avoir un bon temps »
C’est la même chose pour Filthy 50 qui demande de faire 500 Répétitions à travers 10 mouvements. Spealler a déjà vu des athlètes partir vite et exploser sous les conseils d’un coach.
Je pense honnêtement que si le coach pense que ça c’est l’intensité alors il se fait une mauvaise idée de ce que c’est réellement. » dit il en riant.
Mais ceux qui saisissent la barre alors qu’ils n’ont plus envie et poussent les limites de leurs inconforts font la bonne chose dit Benson.
« Les personnes qui approchent les wods de cette manière sont ceux qui auront le meilleur retour sur leur investissement dans leurs entrainement pas forcément avec le volume mais avec l’intensité ». C’est ce qui amènera réellement l’adaptation. Peu importe ce qu’elle sera. C’est ce qui accélèrera le changement physique et hormonal. Malheureusement, on voit beaucoup de personnes ne pas mettre assez d’intensité et bien sûr les choses ne bougent pas forcément dans le bon sens pour eux. »
Pensez y lors de votre prochain wod et abordez chaque entrainement comme si c’était le seul de votre journée.
Vous progresserez beaucoup plus qu’en travaillant pendant plusieurs heures.
L'équipe Reebok CrossFit Louvre