13/10/2022
Neurosciences : Quels sont les cinq types de mémoire ?
La mémoire est souvent présentée comme se divisant entre visuelle et auditive. En fait, c’est un processus bien plus complexe, composé de 5 types de mémoire. Ils ont tous un rôle précis et impliquent des zones différentes du cerveau.
On entend souvent parler de la distinction entre une mémoire visuelle et une mémoire auditive. Pourtant, cette distinction ne rentre en compte que dans la mémoire à court terme.
En réalité, d’après l’INSERM, il existe cinq différents types de mémoires, qui sont sollicitées selon le moment et la situation : la mémoire de travail, la mémoire sémantique, la mémoire épisodique, la mémoire procédurale et la mémoire perceptive. Selon le type de mémoire, ce sont des zones spécifiques du cerveau qui entrent en jeu.
Celle qu’on appelle la mémoire à court terme, c’est la mémoire de travail. On l’utilise en permanence : lorsqu’on prend des notes ou que l’on écoute quelqu’un parler par exemple. C’est cette mémoire qui utilise l’aspect auditif (appelé boucle phonologique) et l’aspect visuel (appelé calepin visuospatial). Là encore, contrairement aux idées reçues, c’est rarement un seul de ces aspects qui est utilisé. Une fois une information stockée dans la mémoire de travail, elle a deux devenirs possibles : passer dans la mémoire à long terme ou être effacée.
La mémoire à long terme est constituée par la mémoire sémantique et la mémoire épisodique. La mémoire sémantique inclut les mots, le langage, mais aussi toutes les connaissances sur le monde qui nous entoure, par exemple à quoi sert un objet ou qui est une personne. Comme son nom l’indique, la mémoire épisodique correspond aux souvenirs des événements. Celle-ci apparaît entre 3 et 5 ans. C’est pour cela qu’on a peu de souvenirs précis avant cet âge, que l’on se souvient des mots que l’on a appris vers 2 ou 3 ans, mais pas des vacances que l’on a pu vivre, par exemple.
En revanche, lorsqu’on se souvient précisément d’un lieu qu’on a visité en vacances, c’est la mémoire perceptive qui est impliquée. Cette mémoire qui intègre les sons et les images sert aussi à retenir les visages des personnes que l’on rencontre. C’est une mémoire inactive, on retient sans s’en rendre compte. Il en est de même pour la mémoire procédurale, qui est celle des mouvements automatisés : faire du vélo, du ski ou couper sa viande.🚩DECOUVREZ MAINTENANT LES NEUROSCIENCES ICI : https://cutt.ly/inscrivezvous
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