01/07/2025
Préavis de démission : êtes-vous sûr d’appliquer la bonne durée dans votre entreprise ?
Quand un salarié vous remet sa lettre de démission, une étape s’enclenche automatiquement : celle du préavis. Mais connaissez-vous réellement les règles applicables ?
Entre ce que dit la loi et ce qu’impose la convention collective, les écarts peuvent être important et on pourrait avoir de lourde conséquence en cas de tromperie.
Ce que dit le droit
En CDI, la loi prévoit une base indicative :
_Moins de 6 mois d’ancienneté : durée fixée par le contrat ou la convention collective
_De 6 mois à 2 ans : souvent 1 mois de préavis
_Plus de 2 ans : en général 2 mois.
Mais dans la pratique, c’est la convention collective qui fait la loi :
Elle peut imposer des durées différentes selon :
_Le statut du salarié (cadre, agent de maîtrise, employé),
_Le secteur d’activité (bâtiment, transport, commerce, etc.),
_La zone géographique.
Donc appliquer uniquement les délais légaux pourrait donc générer des erreurs de calcul solde donc des litiges avec le salarié voire des contentieux au conseil du prud’hommes.
Important : Pendant le préavis de démission le salarié reçoit toujours son salaire brut habituel (avec primes et avantages) et les charges social pris en charge. Un mauvais calcul ou une absence de justification sur la durée du préavis peut désorganiser votre équipe ou encore nuire à votre conformité sociale.
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