28/06/2026
La canicule est bien terminée en Normandie et sur la majeure partie de la France. ENFIN !
Mais d'ores et déjà, les météorologues ont les yeux rivés sur la suite : un anticyclone indéboulonnable, qui se régénère en permanence.
A l'horizon de la mi-juillet, pas une once de dépression, mais un anticyclone bien ancré, et la crainte, désormais réelle, d'une troisième vague de chaleur (il est beaucoup trop tôt pour évoquer une canicule) autour du 06-08 juillet.
Mais plus inquiétant encore, la sécheresse de surface qui s'installe : depuis mi-mai, il ne pleut quasiment pas, et la chaleur extrême a permis une évapotranspiration massive. Résultat, la végétation est déjà en souffrance, fin juin, au début de l'été. Il faut rajouter que l'évapotranspiration agit comme une climatisation naturelle : elle fait baisser la température de l'air. Avec une sécheresse de surface intense, cette climatisation naturelle risque d'être moins importante à la mi-juillet, augmentant le risque de forte chaleur.
La fiabilité globale semble relativement bonne : il fera beau, et sec, sur les 10 prochains jours à n'en pas douter, les ensemblistes s'accordent aujourd'hui sur cela. Le scénario vague de chaleur/canicule lui reste théorique, et devra encore être largement confirmé (il dépend de la position exacte des centres d'actions qui ne peut être établi à une telle échéance), même si ce matin, il semble évident que la France sera concernée tôt ou t**d d'ici au 15 juillet par un épisode de chaleur que ce soit au Sud ou au Nord de la France.
Comme l'explique l'excellent Fabien Delacour, la configuration atmosphérique (activités d'ondes) n'évolue pas, laissant place à une nouvelle configuration en oméga, et donc de nouvelles chaleurs.
Ici la modélisation d'AIFS, modèle ECMWF boosté à l'IA, considéré aujourd'hui comme le modèle le plus fiable du marché.