23/09/2026
[IA: mes nouveaux amis Claude et consorts]
J'observe, je m'intéresse, je m'informe, j'apprends, j'utilise l'IA. J'ai l'impression que ce que j'en sais évolue plus vite que ce que j'en acquiers! 😄.
Alors je me demande :
ça change quoi pour la génération qui grandit avec ça comme un réflexe natif ?
On pense souvent à de la tricherie ou de la paresse. Je n'ai pas envie d'y croire. C'est juste une adaptation logique aux outils de l'époque.
Et à les cotoyer, les étudiants développent déjà des compétences ultra-précieuses:
• L'agilité pour jongler entre trois outils en même temps.
• L'instinct de douter et de vérifier (parce que l'IA hallucine ou se trompe souvent).
• L'art du prompt, c'est-à-dire savoir reformuler jusqu'à obtenir le bon résultat.
La vraie question, ce n'est pas "pourquoi ils utilisent l'IA ?".
C'est : "pourquoi nos modalités d'évaluation sont encore conçues pour un monde sans elle ?"
Soyons lucides : si une étude de cas peut être pliée en trois clics, c'est le devoir (ou le formateur) qui est obsolète, pas l'étudiant.
Notre rôle de formateur ou de manager est en train de basculer. On ne transmet plus seulement du contenu, on doit apprendre à penser avec la machine, sans lui déléguer son propre jugement.
Concrètement, ça veut dire :
🔸Évaluer le cheminement et la logique plutôt que le résultat ou rendu final.
🔸Enseigner la frontière entre gagner du temps et s'empêcher de réfléchir (je dis souvent que j'attends du "jus de cerveau"!)
🔸Cultiver ce que l'IA n'aura jamais : le doute, l'arbitrage, l'esprit critique voire l'humour et les émotions.
Ce n'est pas aux jeunes de s'adapter à nos vieilles méthodes. C'est à nous de repenser ce que "apprendre" et progresser veulent dire en 2026.
Vous le vivez comment, vous, dans vos équipes ou vos salles de formation?
(Est ce que j'utilise l'IA pour générer une photo qui illustre mon propos?🤷♀️😁 )