19/10/2023
L’officiel de l’administration distinct de la nationale pratiquée.
Parler pour s’exprimer, communiquer pour se faire comprendre, profèrera pour se donner de la voix. Ces trois usages par le biais du langage sont des essentiels de la communication et du véhicule de messages.
Nous avons acquis naturellement la possibilité de pouvoir échangé entre citoyens d’un même pays par l’utilisation d’une langue nationale qui malheureusement n’a pas pour le moment les moyens de constituer l’outil de travail au niveau de l’administration du Sénégal. Oú, la loi stipule que la langue officielle est le français et le Wolof en constitution la langue nationale. En globalité, la population sénégalaise compte plus de 70% d’analphabètes dont la quasi-totalité s’exprime en Wolof. Une difficulté constatée au niveau de l’administration parlée autrement, de pouvoir se faire percevoir, d’être dans l’efficacité quand à la compréhension automatique des messages, consignes, directives et au respect même des lois et règlements. Il est d’usage pour la partie administrative pour apporter un correctif à cet écart de langage, d’utiliser en second lieu la langue nationale pour une traduction des discours officiels qui en soit est une forme quelque fois politique d’enrôler des militants en vue des échéances électorales à venir. La problématique que je soulever est celle justement de son rendement du point de vue son utilisation comme véhicule à portée nationale alors qu’elle n’est aucunement formalisée sur le plan administratif. C’est dire que le pays se dote de budget et des finances pour le travail à effectuer sur le plan économique avec un relent et un engagement national sans inclure le premier point d’expression de notre culture qui est la langue nationale. Au delà, de sa définition, de sa provenance, elle constitue un véritable Hub culturel et linguistique. Elle a su se développer par des alliances de mots, des adages qui constituent encore les bases de l’éducation de nos enfants et le point de repère du point de vue langue de nos parents et aînés. Elle se pratique au delà de nos frontières et est appréciée en parlé les pays limitrophes.
Administrer c’est orienter. L’a grande part de l’actif sénégalais réside dans l’échange effectué par son biais. Mais malgré ma question reste entière : quelle part gagne la langue nationale dans le fait de devenir une substance essentielle pour l’administration ?
Boubacar Ndiaye
Communication Conseils Commerce