17/06/2026
J'arrive au Louvre-Lens Vallée ce matin, café à la main, m'attendant à un colloque de plus. Je me trompe…
C'est la restitution publique de l'enquête mobilité du Labo de la participation de l' Agglo Lens-Liévin, mon agglo. Pendant de longs mois, des étudiants de l' AFERTES ( école de travail social du Pas-de-Calais ) ont interrogé plus de 1300 habitants. Sur scène ce matin, ils restituent leur travail. À côté d'eux, deux sociologues partenaires. En salle, élus, techniciens, associations et des habitants qui écoutent leur propre territoire se faire raconter à voix haute.
J'en repars avec une intuition : cette agglomération est en train de faire de la prospective territoriale , sans toujours la nommer.
Trois marqueurs m'ont arrêtée :
→ Une agglo qui, à travers ce Lab, assume d'explorer une compétence (la mobilité) qui n'est pas légalement la sienne.
→ Une agglo qui choisit l'équité plutôt que l'égalitarisme tarifaire, pour concentrer les moyens là où ils transforment des trajectoires.
→ Une agglo qui soutient des projets proposant d'outiller la désirabilité avant l'offre.
Et un concept de géographe qui éclaire tout : anachorisme ! Il explicite le principe d'importer dans un territoire les recettes d'un autre : un désajustement au lieu, comme l'anachronisme est un désajustement au temps.
Récit à chaud, écrit le soir même
Et si nommer ces démarches était précisément ce qui pouvait les rendre lisibles, exemplaires, partageables, et créer du modèle, pas seulement du précédent ?
Ville de Lens Le Pas-de-Calais Région Hauts-de-France
Restitution publique d'une enquête mobilité dans le Bassin Minier. Sur scène : des étudiants en travail social, deux sociologues, des chiffres qui dérangent. En salle : une agglo en train de faire, sans toujours le dire, de la prospective territoriale.