16/10/2026
[RÉFLEXION] Aujourd'hui, on parle de "courage managérial" à développer en permanence. Mais parle-t-on suffisamment de la fatigue managériale ?
Manager, c’est devoir à la fois accompagner le changement, maintenir l’engagement, réguler les tensions, donner du sens, atteindre les objectifs, préserver la santé des équipes, décider, écouter, rassurer, ajuster…
Le tout dans des organisations et avec des profils qui évoluent vite, avec des attentes parfois contradictoires et des marges de manœuvre qui ne grandissent pas forcément.
Alors oui, il faut du courage managérial et ce, quelle que soit notre niveau dans les lignes manageriales.
Mais à force de demander aux managers d’être plus agiles, solides, empathiques, communicants et courageux, attention à ne pas traiter comme une question de compétences individuelles ce qui relève aussi d’une question organisationnelle et collective.
Car la fatigue managériale ne vient pas seulement du « trop de travail » ou de la désorganisation individuelle.
Elle peut aussi venir de la solitude face aux décisions, des injonctions contradictoires, du manque de soutien, de collectifs fragilisés ou encore du sentiment de devoir absorber une grande partie des tensions de l’organisation.
La question que nous travaillons avec vous en intervention est : " Avons-nous créé les conditions pour qu’ils puissent réellement manager ? Qu'est ce qui permet à nos managers d'exercer leurs fonctions ? "
Souvent les réponses qui viennent sont : des rôles clairs, des marges de manœuvre réalistes, des espaces pour penser, des pairs avec qui échanger, une hiérarchie qui soutient et des difficultés qui peuvent être portées collectivement.
Somme toute, les mêmes besoins que l’on repère dans leurs équipes et leur direction !
Un manager n’est pas censé devenir le point de compression des tensions d’une organisation. Personne, d’ailleurs.
Des conditions de travail favorables au management efficace et respectueux de l'humain, ça existe. Parlons-en.
Espace Kairos. Là où le changement devient possible.