16/06/2026
Avant le haut niveau, il y a souvent un petit club.
Avant les grands stades, il y a souvent un petit terrain, un éducateur bénévole, un club de quartier ou de village et un premier maillot.
Cette photo des joueurs de l’équipe de France, portant les maillots de leurs clubs formateurs ou de leurs clubs d’enfance, publiée par la FFF - Fédération Française de Football, le rappelle : derrière chaque parcours de joueur professionnel, il y a d’abord un club de proximité. Souvent une structure de l'ESS. Souvent porté par des bénévoles. Souvent modeste en moyens, mais essentiel dans ce qu’il transmet.
Ces clubs ne sont pas seulement des lieux où l’on détecte de futurs champions.
Ils sont des lieux où l’on apprend à pratiquer un sport, à respecter des règles, à faire équipe, à accepter l’effort, à gérer la frustration, à vivre une victoire ou une défaite avec les autres.
Ils sont aussi des espaces de sociabilité, d’éducation populaire, de santé, de mixité sociale et générationnelle.
À l’heure où le sport professionnel est de plus en plus financiarisé, où les droits TV, les transferts, les contrats commerciaux et les logiques de marché occupent une place considérable, il semble indispensable de ne pas oublier la base : les clubs amateurs, les associations sportives locales, les éducateurs, les dirigeants bénévoles, les familles, les collectivités.
La redistribution de l’argent du sport professionnel vers les clubs de proximité ne devrait pas être pensée uniquement comme une aide à la formation des futurs talents ou à la préparation des champions de demain.
Elle devrait aussi être pensée comme un investissement social, éducatif et de santé publique, permettant à des enfants, des adolescents, mais aussi des adultes et des seniors de pratiquer une activité physique dans de bonnes conditions, près de chez eux, avec un encadrement humain, régulier et accessible.
Les grandes compétitions font rêver. Mais le sport commence et se pratique aussi ailleurs : dans les gymnases municipaux, sur les terrains communaux, dans les clubs associatifs, les centres sociaux, les fédérations locales...
Encore faut-il donner à ces structures, qui font naître ces premières expériences sportives, les moyens de continuer à exister.