17/09/2026
FORÊT DOMANIALE DE MORMAL
UN PATRIMOINE COMMUN
Une forêt de production, oui.
Mais jamais au prix de la vie sauvage.
De Justine Mahieu, l’une de nos fidèles adhérentes !
Un texte plein de bon sens, de sincérité et de lucidité, qui mérite vraiment d’être lu et mis en lumière.
Merci Justine pour ces mots qui font écho à une réalité que nous sommes nombreux à constater sur le terrain.
Ce qui se passe aujourd’hui en forêt de Mormal ne peut plus être traité comme un simple débat entre chasseurs, forestiers, naturalistes ou amoureux de la nature.
C’est une question de responsabilité publique !
Le constat dressé par Mormal Préservation et d'autres associations de la forêt est alarmant : un brame devenu fantomatique, des places autrefois occupées désormais silencieuses, des animaux de plus en plus difficiles à observer et une population de cerfs qui est profondément fragilisée, stressée et en déclin.
Pendant ce temps, on continue de nous expliquer qu’il faudrait encore « réguler » pour préserver l'équilibre forestier ...
Mais réguler quoi exactement ? et jusqu’où ?
Combien de cerfs reste-t-il réellement dans le massif ?
Sur quels comptages repose la politique actuelle ?
Quels sont les objectifs précis de prélèvement ?
Quels résultats ont produit les plans de chasse successifs ?
Et surtout : qui assume aujourd’hui les conséquences de ces choix ?
Il est temps d’arrêter les discours généraux et de mettre les chiffres sur la table.
Les élus locaux doivent demander des comptes.
L’ONF doit rendre publiques et compréhensibles les données qui justifient ses orientations.
Les décisions prises autour de la chasse et de la gestion du massif doivent pouvoir être discutées au grand jour.
La forêt de Mormal n’appartient ni à une administration, ni à quelques intérêts particuliers, ni à ceux qui voudraient réduire sa richesse à des objectifs de rendement.
C’est notre patrimoine commun !
Oui, Mormal est une forêt de production, mais « forêt de production » ne doit jamais devenir le prétexte à la destruction des habitats, à l’appauvrissement du vivant ou à l’effacement progressif d’une espèce emblématique.
LE CERF N’EST PAS UN CHIFFRE GÊNANT DANS UN TABLEAU DE GESTION ! IL FAIT PARTIE DE L’IDENTITÉ DE MORMAL.
Et si le plan de chasse 2026-2027 risque d’aggraver encore une situation déjà critique, alors la question d’un moratoire immédiat ou du action en justice doit être posée et pas dans quelques années, maintenant !
Et si les décisions prises jusqu’ici ont conduit à une dégradation grave et durable de la population des cervidés, alors toutes les voies doivent pouvoir être envisagées : mobilisation citoyenne, interpellation des élus, accès aux données publiques, expertise indépendante et, si les faits le justifient, recours devant la justice.
Car cette situation ne date pas d’hier, depuis des années, des habitants, des photographes, des naturalistes et des usagers de la forêt alertent...même certaines personnalités politiques.
COMBIEN DE TEMPS FAUDRA-T-IL ENCORE POUR LES ENTENDRE ?
Le grand public de l’Avesnois doit savoir ce qui se joue au pied de chez lui.
Je refuses qu’un jour on nous explique qu’il est trop t**d, de trouver une forêt, que le cerf de Mormal disparaisse à force d’avoir été considéré comme un problème à éliminer plutôt que comme un patrimoine à préserver.
Soutien total à Mormal Préservation pour cette alerte.
Il est désormais temps de sortir de l’opacité.
- Des chiffres.
- Des responsabilités.
- Des réponses.
Et surtout, des actes !