16/09/2026
✨Et si, derrière ce voile jaune, se cachait une toute autre peinture ?…
Voici Henriette-Anne Stuart, fille de Charles Ier d’Angleterre, devenue en 1661 Madame, duchesse d’Orléans, après son mariage avec Philippe d’Orléans, le frère de Louis XIV.
Une princesse anglaise devenue figure incontournable de la cour de France…
Une femme dont les portraits nous ont transmis l’image d’une élégante aristocrate du XVIIᵉ siècle, parée de perles, de soieries et de rubans.
Mais lorsque cette œuvre est arrivée à l’atelier, son histoire était presque prisonnière d’un vernis ancien extrêmement jauni.
Année après année, couche après couche, ce vernis avait profondément modifié la perception des couleurs.
Le damassé de soie argentée de la robe avait perdu sa fraîcheur.
Les carnations étaient devenues orangées.
Les gris, les roses et les nuances délicates des étoffes étaient comme enfermés sous une épaisse lumière ambrée.
Et puis commence le nettoyage… 🖌️
Millimètre après millimètre, Henriette réapparaît.
Le visage retrouve sa lumière.
Les perles reprennent leur éclat.
Les étoffes retrouvent leurs nuances.
Et surtout, la profondeur et les contrastes de la composition réapparaissent progressivement.
C’est toujours l’un des moments les plus fascinants de notre métier : retirer ce qui empêche au tableau d’être vu!
Car parfois, une restauration spectaculaire ne consiste pas à ajouter…
mais simplement à rendre à l’œuvre ce qu’elle avait perdu. ✨
🎨 Une nouvelle renaissance pour Henriette-Anne Stuart.
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