10/09/2026
Toutes les semaines je reçois le même message : « je veux faire ma marque de parfum ». Et puis plus rien, aucune précision.
Le réflexe serait de répondre vite, d'envoyer un prix, de tout faire pour accrocher le client. C'est exactement ce qui plante le projet.
Il m'est arrivé de donner un tarif sec, avec une quantité minimum élevée, juste pour voir si la personne était sérieuse. Ça n'aide personne, et ça m'a sûrement fait passer à côté de bons projets.
Parce que les gens qui m'écrivent ça n'ont pas encore les réponses, et c'est normal. Personne ne leur a jamais posé les questions.
Alors je prends cinq minutes qui ne mèneront probablement nulle part. Ce sont les cinq minutes qui comptent le plus.
Je demande le projet, le budget, le positionnement, la première production. En général la personne n'est pas prête. Elle espérait qu'on lui réponde « c'est comme si c'était fait, ça coûte tant ».
Soit elle réalise que ce sera plus long que prévu et elle renonce. Tout le monde y gagne.
Soit elle comprend ce que ça demande, elle y met le budget, et on avance. Tout le monde y gagne.
La prochaine fois qu'un artisan vous pose dix questions avant de vous donner un prix, ce n'est pas pour vous embêter. C'est le seul moment où il peut encore vous éviter une erreur.