17/06/2026
La phrase la plus chère de sa vie d'entrepreneur n'a jamais été écrite.
Un jeune en train d’exploser sur le net.
Un mail de la DGCCRF.
6 mois sans chiffre d’affaires pour rien.
Mon client était pourtant en règle : DIP réalisés, CPNP enregistrée, étiquettes ordonnées.
Le courrier réclame des documents complémentaires.
Jusqu’ici rien d’anormal, mais au téléphone : une réserve sur ses DIP, et le mot verbalisation.
Rien par écrit.
Un doute lâché à l'oral ne coûte rien à celui qui l'émet. Il coûte tout à celui qui le reçoit.
Puis l’attente.
Pas d’injonction, pas de PV.
Mais la crainte d’aggraver son cas a poussé mon client à tout suspendre.
Les semaines deviennent des mois.
Jusqu’à ce qu’il nous sollicite.
On analyse, on fouille, pas de problème du côté des dossiers, tout tient.
Le seul problème : aucune trace écrite.
Alors on reprend la main.
On arrête d’attendre, on exige une réponse écrite :
« Peut-on continuer à commercialiser ou pas ? »
Tous les documents possibles sur la table : FDS, IFRA, CMR, déclarations d’allergènes et de photosensibilisants.
Résultat : pas de sanction, pas de retrait, pas de rappel. DIP conformes.
Il pouvait vendre depuis le premier jour.
Être en règle ne suffit pas, encore faut-il le prouver, pièce par pièce, le jour où on vous le demande.
Et au 31/07/2026, avec +56 allergènes à déclarer, la surface de doute s'élargit pour chaque référence.
Si ce mail tombait chez vous demain, votre dossier répondrait-il à votre place ?