10/10/2026
𝐎𝐧 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐂𝐡𝐚𝐭𝐆𝐏𝐓 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐞𝐭 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐜𝐨𝐫𝐫𝐞𝐜𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥’𝐈𝐀.
C’est ce que je constate dans mes formations : beaucoup de participants savent déjà poser des questions à un assistant.
En revanche, ils hésitent davantage lorsqu’il faut évaluer une réponse, choisir le bon outil ou décider quelles informations ils peuvent lui confier.
C’est précisément là que commence l’𝑨𝑰 𝑳𝒊𝒕𝒆𝒓𝒂𝒄𝒚, autrement dit la maîtrise de l’IA dans un contexte professionnel.
Elle ne consiste pas à connaître tous les modèles ni à mémoriser les nouveautés de chaque plateforme. Elle suppose de comprendre les possibilités et les limites des systèmes, de vérifier les résultats, de protéger les données, d’identifier les situations où une supervision humaine est indispensable et de savoir renoncer à l’IA lorsqu’elle n’apporte rien.
Prenons un exemple très simple : demander à une IA de préparer un premier plan de formation est une chose. Lui confier des informations nominatives sur les apprenants ou reprendre sans contrôle des références réglementaires en est une autre (𝘤𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘤𝘪 𝘫𝘦 𝘭𝘢 𝘷𝘰𝘪𝘴 𝘵𝘰𝘶𝘴 𝘭𝘦𝘴 𝘫𝘰𝘶𝘳𝘴...).
Le règlement européen sur l’IA prévoit d’ailleurs, à son article 4, que les fournisseurs et les organisations utilisatrices prennent des mesures pour assurer un niveau suffisant de maîtrise de l’IA chez les personnes concernées, en tenant compte de leurs connaissances, de leur expérience et du contexte d’utilisation.
Cela ne signifie pas qu’une certification identique est obligatoire pour tous. Je préfère donc former les équipes à se poser les bonnes questions plutôt qu’à reproduire des recettes de prompts qui seront vite dépassées.
La compétence durable, ce n’est pas de connaître le dernier bouton. C’est de savoir travailler avec ces outils sans perdre son jugement professionnel.
Aujourd'hui, celles et ceux qui utilisent encore l'IA en attendant la réponse dans une fenêtre de discussion sont loin d'exploiter le pouvoir de l'IA en entreprise...