25/04/2020
Bonjour à tous
voilà un petit article des écho....
Non seulement je vais fournir des masques ré-utilisables... mais une prime est envisagée fin mai pour récompenser les agents qui auront su faire preuve de disponibilité, d'implication et ayant travaillé sur des sites à risque... tel que les urgences.
Les sociétés de sécurité prennent feu...
Coronavirus : la grogne monte chez les agents de sécurité
La sécurité privée paie aussi un lourd tribut au coronavirus . « Nous estimons enregistrer une baisse d'activité de 60 à 75 %, avec des situations très variables. L'événementiel, le sport, la culture, ont été frappés les premiers par les interdictions de rassemblement, ce qui a paralysé les sociétés de sécurité spécialisées autour des concerts, matchs ou réceptions », constate Cédric Paulin, le secrétaire général de GES - le Groupement des entreprises de sécurité. Stand'Up, axé sur les foires et salons, ou Gest'n Sport, qui a pour clients le Stade de France, le PSG ou France Galop, ont souffert dès le début.
« Puis une seconde vague de restriction est arrivée, aboutissant à la fermeture des bars, restaurants, grands magasins et commerces non alimentaires, usines et entreprises. Seuls ont alors été maintenus quelques agents de sécurité ici ou là pour parer aux risques d'incendie, d'intrusion et de dégradation », poursuit le secrétaire général de GES.
Sécuriser les hôpitaux
Et là où l'économie fonctionne au ralenti - logistique, transport, infrastructures telles que les gares ou aéroports, transport de fonds…-, la réduction de voilure reste sévère pour les vigiles.
Seules niches où, à l'inverse, la demande d'agents de surveillance s'est intensifiée : celles où l'activité est encore plus soutenue qu'à l'ordinaire, dans la grande distribution pour réguler les files d'attente et faire respecter les distances, devant les pharmacies, les hôpitaux… ou encore dans la télésurveillance pour venir au secours de personnes âgées et vulnérables.
Des supermarchés aux sites désaffectés
L'incitation par Bruno Le Maire aux entreprises assurant la continuité économique à verser une prime de 1.000 euros à leurs salariés en activité a eu, par ailleurs, un effet pervers. « Notre secteur, très touché par la pandémie, a déjà des marges nettes de 0,10 % à 0,5 % en temps ordinaire. Il n'est pas en capacité de verser une telle somme. Pour la grande distribution, c'est différent, car tous les consommateurs sont quasiment contraints de s'y approvisionner en ce moment, et en plus, elle a pour habitude de négocier très durement les contrats avec ses prestataires comme nous », poursuit le dirigeant de l'organisation professionnelle.
Du coup, la grogne monte chez les agents de sécurité, déjà furieux de ne pas avoir de masques. Certains se livrent au chantage à l'arrêt de travail, avec pour slogan « soit la prime, soit les masques ». En crise, la profession se sent mal-aimée . « Là où les autorités d'autres pays (Québec, Italie, Espagne) ont publiquement reconnu la nécessaire et utile participation de la sécurité privée à la continuité de l'activité pour les lieux encore ouverts ou ceux fermés et restreints à sécuriser, rien de tel en France », regrette le GES.