16/09/2022
Il restera pour toujours mon idole, il a accompagné ma carrière de joueur et d’entraîneur de tennis 🎾 20 ans aussi … Au moment où je venais de revenir de New York en 2006 pour les derniers matchs d‘André Agassi ma première idole qui lui arrêtait sa carrière.
FEDERER Roger, est apparu comme un enchantement en 1999 année du sacre d’André a Roland Garros son unique comme FEDERER, j’avais la chance d’être à côté de lui, de lui demander un autographe ✍️ et de me dire que pendant ma formation à mon métier passion ❤️🔥 qu’il suffisait de nous montrer la perfection pour essayer de la transmettre…. Au premier Challenger de Grenoble 1999 … je l’ai revu ensuite sur le central à New York en 2006 juste derrière lui en première loge, à Wimbledon ensuite en 2008, en 2012 au master de Londres et l’apothéose en 2019 toujours au masters pour le chef d’œuvre en match de poule qualificatif pour les 1/2 finale contre DJOKOVIC Novak. (Merci du fond du ♥️ Fabrice Martin)
Et merci Jennifer Urbani avec Raphaël pour ces merveilleux souvenirs à Londres dans votre home sweet home
Et merci Roger Federer pour tous ses moments inoubliables de féerie tennistiques 🎉🎊❤️🔥♥️🙏🎾
La vie est un cadeau 💝, j’ai un cadeau 💝 de la vie avec zachary et j’ai la chance d’être conscient que j’ai déjà eu beaucoup des bonheurs qu’un homme puisse souhaiter de une courte vie, je suis déjà béni 🙏
Ça y est. Roger Federer a mis un genou à terre. À 41 ans, il a décidé de déposer ses armes devant l’inexorabilité du temps. On s’y attendait, on le pressentait, on le redoutait mais on continuait à espérer. Ces «monstres» du sport donnent souvent cette impression de traverser les décennies comme s’ils avaient découvert le secret de l’éternité.
Sa renaissance en 2017 n’avait d’ailleurs fait qu’alimenter cette croyance. Déjà le genou, une absence de 6 mois et son retour jusqu’à cette finale f***e contre Rafa Nadal et le titre à l’open d’Australie, puis le titre à Wimbledon, son 8ème sur son Center Court, puis le retour à la place de n°1 mondial à 36 ans et demi. Immortel.
Mais ce n’est qu’une impression. On ne vole pas impunément au-dessus des éléments sans que la gravité vous rattrape. Car Federer volait sur un court, léger, aérien, porté par un travail des pieds sublime. Voir Federer jouer, c’était comme admirer un danseur, un danseur étoile touché par la grâce, une sorte de Rudolf Noureev du tennis alliant technicité unique et perfection gestuelle, doté du regard du fauve, puissant et concentré sur sa proie, et de l’agilité du chat, bondissant, malin et joueur avant tout.
Pendant plus de 20 ans, le divin suisse a dansé sur toutes les scènes du monde, éblouissant de facilité, sans laisser perler une goutte de transpiration, accumulant les triomphes comme par exemple entre Wimbledon 2005 et l'Open d'Australie 2010 où il a atteint la finale de 18 des 19 tournois du Grand Chelem, créant des arabesques tennistiques jamais vues comme son fameux «Sabr», sorte de retour éclair instantané à la Matrix seulement possible si vous figez les secondes.
Bien sûr, il a chuté, parfois, 275 fois pour 1251 victoires, souvent des revers de revers, des échecs inscrits dans le marbre car inattendus, sa défaite contre Juan Martín del Potro en 2009 en finale de l’US Open où il régnait sans partage depuis 5 ans, celle contre Andy Murray aux Jeux Olympiques de 2012 pour enfin se parer d’or en simple sur ce Center Court béni où 1 mois auparavant il avait dominé l’impudent écossais, et que dire de ses 2 balles de match ratées en 2019, toujours à Wimbledon, contre un Novak Djokovic inébranlable.
Si Borg fut le détonateur du tennis, Federer en est l’explosion. Une explosion digne des plus grands feux d’artifice qui a fait éclore l’amour du tennis dans le cœur de millions de gens, qui a fait germer la passion du tennis chez tellement de gens, d’enfants, comme un certain Carlos Alcaraz devenu dimanche dernier à 19 ans le plus jeune n°1 mondial de l’histoire.
En fait, Federer nous a emmenés dans un monde magique, celui de tous les possibles, faisant toujours tourner sa raquette dans ses mains avant de relancer comme pour nous prévenir qu’il allait nous offrir un autre tour de manège. Encore un. Et on en redemandait, ravis, impatients.
Il n’y en aura plus.
Je ne suis pas triste parce que j’ai eu la chance de le voir jouer mais je suis dévasté à l’idée de ne plus m’envoler avec lui.
Federer a mis un genou à terre s’inclinant devant l’inexorabilité du temps. Nous aussi pour célébrer sa légende. Merci pour toutes ces émotions, champion