François Sureau

François Sureau Haut fonctionnaire
François Sureau, né le 19 septembre 1957 à Paris, est un haut fonctionnaire, a

Avocat, Écrivain
30/08/2024

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HugueninMaillotSuivreÀ l'instant aux François   signe "Pour la liberté". En librairie le 20 juillet.
20/08/2024

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François signe "Pour la liberté". En librairie le 20 juillet.

François Sureau : « C’est le citoyen qu’on intimide, et pas le délinquant »L’avocat et écrivain, proche de Macron, lance...
19/08/2024

François Sureau : « C’est le citoyen qu’on intimide, et pas le délinquant »

L’avocat et écrivain, proche de Macron, lance un réquisitoire contre le texte, qui sera voté mardi.

François Sureau est avocat aux conseils, écrivain, auteur de notamment Le Chemin des morts (Gallimard, 2013) et de L’Obéissance (Gallimard, 2007). Ses plaidoiries devant le Conseil constitutionnel contre l’état d’urgence ont été publiées sous le titre de Pour la liberté. Proche du président de la République, Emmanuel Macron, il lance ici un réquisitoire contre la loi « anticasseurs » du gouvernement.



Que vous inspire la loi « visant à prévenir les violences lors des manifestations » qui doit être votée mardi 5 février par les députés ?

Ce texte n’a pas pour objet de mieux réprimer les auteurs d’actes violents après qu’ils les ont commis. Il établit en revanche un véritable contrôle administratif du droit de manifester. Si l’on est attaché aux libertés, on ne peut pas l’admettre.

Cette « loi de la peur », comme il y a eu une loi du « sacrilège » sous la Restauration, vise à prévenir en réalité le retour du sacrilège commis contre les institutions. Mais la démocratie ne tient pas à des objets matériels, une statue sous l’Arc de triomphe, une porte de ministère. Elle tient à des choses plus invisibles, et c’est à celles-là que le gouvernement s’attaque.

Il est porté dans cette entreprise par un fort courant hostile aux libertés, qui s’appuie sur chaque débordement particulier pour demander la suppression d’une liberté en général. Ce courant est ancien, Chateaubriand en parlait devant Napoléon lui-même, disant en 1811 : « La mode est aujourd’hui d’accueillir la liberté d’un rire sardonique, de la regarder comme une vieillerie tombée en désuétude. »

François Sureau, né le 19 septembre 1957 à Paris, est un haut fonctionnaire, avocat et écrivain français, membre de l'Ac...
19/08/2024

François Sureau, né le 19 septembre 1957 à Paris, est un haut fonctionnaire, avocat et écrivain français, membre de l'Académie française.

François Sureau
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonctions
Fauteuil 24 de l'Académie française
depuis le 15 octobre 2020
Max Gallo
Avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation
21 mai 2014 - 5 février 2021
Biographie
Naissance
19 septembre 1957 (66 ans)
Paris (Seine, France)
Nationalité
française
Formation
Institut d'études politiques de Paris (jusqu'en 1977)
École nationale d'administration (1979-1981)
Lycée Saint-Louis-de-Gonzague (d)
Activités
Officier de réserve (5 novembre 2004 - 14 octobre 2020), écrivain, avocat, haut fonctionnaire
Père
Claude Sureau
Fratrie
Véronique Sales
Conjoint
Ayyam Sureau
Autres informations
Membre de
Académie française (2020)
Armes
Armée de terre française (depuis 2004), Légion étrangère (2011-2019)
Grade militaire
Colonel (depuis 2004

23/07/2024

François Sureau
Avocat et écrivain français
⚖️📚

S’en aller, de François Sureau: derrière l’homme établi, le nomadeQuel est le «je» qui tient la plume? L’avocat fameux, ...
20/05/2024

S’en aller, de François Sureau: derrière l’homme établi, le nomade

Quel est le «je» qui tient la plume? L’avocat fameux, membre de l’Académie française, le vieux lecteur de Lupin, le familier des arcanes du monde, le retraitant des abbayes bénédictines? Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro
LA CHRONIQUE D’ÉTIENNE DE MONTETY - Superbe méditation où l’intelligence est tempérée par l’ironie, pour ne pas assécher le récit et ménager un lecteur ébloui par ce tour du monde et du temps mené cœur et tambour battants.

Depuis plusieurs livres, François Sureau poursuit son chemin littéraire avec des œuvres aux formes singulières. L’Or du temps, Un an dans la forêt, et aujourd’hui S’en aller, autant de récits écrits en apparence au fil de la plume, en réalité savantes compositions de lectures, d’observations, d’anecdotes. Il a vécu, voyagé, et surtout beaucoup lu, beaucoup réfléchi, sans jamais s’interdire de rêver.

Derrière l’homme établi, le nomade bout. Une insatisfaction existentielle le tenaille. S’en aller ? Pourquoi ? Et où ? La complexité du monde, qui est celle de la vie, l’inspire: faut-il suivre l’exemple de «Paddy» Leigh Fermor, voyageur impénitent et libre, ou celui de Henry J.- M. Levet, qui fut, lui, un voyageur autour de sa chambre? L’exil d’un homme doit-il être effectif (comme celui d’Hugo) ou intérieur, voire insoupçonné (comme fut la vie de Somerset Maugham)? C’est ce déchirement incessant, partir, rester, ce que Flaubert nomma «la mélancolie des paquebots», qui guide et…

20h30 le dimanche". Avec Omar Sy, François Sureau et DJ SnakeDes personnalités se confient en direct à Laurent Delahouss...
06/05/2024

20h30 le dimanche". Avec Omar Sy, François Sureau et DJ Snake

Des personnalités se confient en direct à Laurent Delahousse après le journal de 20 heures sur France 2 : entretien, rencontre(s)...
> Face à l’écran : Omar Sy est l'une des personnalités préférées des Français. Il s'est fait connaître du grand public grâce au duo qu'il a formé avec Fred Testot dans la série humoristique "Le SAV des émissions" (sept saisons sur Canal +, de 2005 à 2012). Mais c'est en 2011, aux côtés de François Cluzet, qu'il explose dans le film Intouchables. A la suite de ce succès, il s'envolera à Los Angeles pour vivre son rêve américain. Dans son livre Viens on se parle (éd. Albin Michel), paru le 25 avril, et coécrit avec Elsa Vigoureux, il se livre avec honnêteté et pudeur sur sa vie, sa carrière et son incroyable ascension.

Mais aussi, un académicien et une star de l'électro
> L'interview : François Sureau, l'inclassable académicien aux 1 001 vies, à la fois écrivain, avocat et haut fonctionnaire, est sur le plateau de "20h30 le dimanche" (X, ). Dans son dernier ouvrage, S'en aller (éd. Gallimard), paru le 14 mars, il met en lumière les grands hommes qui l'ont inspiré.

> Le live avec DJ Snake : Alors qu'il électrisait les foules le 16 avril au festival Coachella, en Californie, en invitant la légende du rap 50 Cent à partager la scène, l'artiste électro en a profité pour dévoiler son nouveau titre, Teka. Une collaboration avec le chanteur mexicain Peso Pluma dont le clip a atteint près d'un million de vues en deux jours après sa mise en ligne sur YouTube. Le 10 mai 2025, l'artiste français le plus écouté au monde donnera aussi deux concerts le même soir à Paris, d'abord au Stade de France puis à l'Accor Arena.

> Les replays des magazines d'info de France Télévisions sont disponibles sur le site de Franceinfo et son application mobile (iOS & Android), rubrique "Magazines"

Communication de François Sureau du 8 janvier 2024 Quelques mots sur la justiceCommunication de François Sureau du 8 jan...
16/02/2024

Communication de François Sureau du 8 janvier 2024 Quelques mots sur la justice
Communication de François Sureau du 8 janvier 2024
Quelques mots sur la justice
8 janvier 2024ASMP 23
Communication du lundi 8 janvier de François Sureau, avocat et membre de l’Académie française

Thème de la communication : Quelques mots sur la justice

Synthèse de la séance
La justice est une vertu ; juger est un péché. C’est ce que nous enseigne toute notre tradition, du livre de Samuel aux Evangiles, même si l’on peut aussi trouver dans la Bible et la confrontation des témoignages d’Adam et Ève, l’origine de la procédure contradictoire. Il faut toutefois distinguer les institutions de la justice de la faculté de juger. En France, le propre de la juridiction administrative est peut-être davantage d’éduquer l’État à respecter les droits du citoyen que de les garantir à proprement parler, ce qui a fait dire à Robert Badinter que nous sommes non le pays des droits mais celui de leur Déclaration. L’idée, répandue dans le personnel politique français de toutes les époques, est que la garantie des droits est un obstacle à une répression efficace. Par ailleurs, un certain état d’esprit nous fait préférer l’incessante modification des normes à la réflexion sur les pratiques. Il en résulte une confusion qui a eu pour effet de dégrader les grands principes sans obtenir aucun progrès dans le domaine de la sécurité publique ni dans le sentiment que l’opinion peut en avoir. Cette évolution peut se mesurer à l’aune d’un idéal fondé sur deux principes simples : la justice doit être digne du citoyen libre. La justice doit garantir l’existence du citoyen libre. La question est alors de savoir si nous maintenons ou si nous dégradons cet idéal.

Selon Agamben, nous changeons de monde lorsque les droits ne sont plus le centre de notre état de droit, le point de fuite par rapport auquel toutes les perspectives s’ordonnent, mais apparaissent comme une simple concession du pouvoir, et que le rôle du juge ne peut plus être séparé de celui du législateur. L’exercice du pouvoir de juger, conduit conformément à l’idéal de la Déclaration, suppose des lois simples, claires, peu nombreuses et la reconnaissance d’un large pouvoir d’appréciation au juge. Or, il n’en est plus rien. En dix ans, le Code pénal a été modifié 133 fois. Le code de 1810 recensait 500 infractions, le code actuel en établit plus de 15 000. Par ailleurs, il n’y a pas de justice rendue au bénéfice des citoyens sans une définition claire des fonctions de chacun des acteurs. Or, au sein de l’institution judiciaire, comme plus généralement en France, chacun fait le travail d’un autre. Cette confusion est particulièrement accentuée par la concurrence entre les juges administratif et judiciaire dans la défense des libertés publiques. Cette confusion a été accrue encore par le recours fréquent à l’état d’urgence. Depuis 2015, la France a vécu la moitié de cette période sous le régime dérogatoire de l’état d’urgence, antiterroriste ou sanitaire. Ce que l’on peut y lire est une perte de confiance dans la vertu et les possibilités qu’offrent nos institutions de droit commun. L’état d’urgence terroriste consiste, à grands traits, à retirer des pouvoirs au juge judiciaire pour les remettre à l’administration. Cette évolution rend-elle plus efficace une répression nécessaire ou place-t-elle le citoyen dans un état d’incertitude préjudiciable à l’exercice de sa souveraineté ? Le citoyen doit savoir à quoi s’attendre, il ne doit pas pouvoir être intimidé par l’État, il doit comprendre ce qui lui arrive. C’est du climat d’une société tout entière qu’il s’agit.
Notre justice garantit-elle l’existence politique du citoyen libre ? Concernant la justice constitutionnelle, si l’on peut faire bien des éloges du Conseil constitutionnel qui a su depuis 1971, 1977 et la création des questions prioritaires de constitutionnalité, faire respecter ce patrimoine immatériel des droits, trois critiques peuvent toutefois lui être opposées : la première tient à sa composition, la deuxième à une certaine forme de modération pratique, la troisième tient au système de motivation, qui pêche par son vague si on le compare aux motivations de cours comparables.
En ce qui concerne la justice pénale, il est tout d’abord bon de rappeler qu’elle n’engage pas seulement l’ordre social, mais aussi l’existence même d’une société politique digne de ce nom. La démocratie suppose l’existence d’un citoyen libre, c’est-à-dire disposant de la possibilité de concourir à la société politique. L’exercice de ces libertés politiques (d’écrire, de s’associer, de manifester, de publier, de voter…), comme l’ont montré les auteurs du XVIIIème siècle, suppose que le citoyen ne puisse en aucune manière être intimidé par l’État, d’où la séparation des pouvoirs. Pour que le citoyen reste libre de ses choix, outre le maintien de la séparation des pouvoirs – mise à mal par la fréquence des états d’urgence et le transfert de compétences induit – trois autres conditions sont nécessaires : le citoyen doit être réputé innocent jusqu’au moment du crime ou du délit ; une fois sa peine purgée, il doit être, a priori et par principe, jugé capable de reprendre sa place dans la société ; il doit avoir le sentiment d’avoir été bien jugé, dans le cadre d’une procédure claire, par un juge et non par une machine.
Or aujourd’hui l’homme tend à disparaître sous les procédures, autant l’homme qui juge que celui qui est jugé. Les acteurs de ce jeu que le citoyen peine à comprendre ne paraissent plus concourir à une œuvre commune. Le juge doit reprendre toute sa place. Il n’y a pas de respect du droit sans assomption du juge.

Dans des circonstances troublées, nous avons le devoir collectif de défendre les institutions judiciaires et la tradition de civilisation qu’elles portent. Encore faut-il que ces institutions soient pleinement défendables, ce qui ne nécessite pas nécessairement de grandes réformes. Sachant que des institutions qui susciteraient l’entière approbation de tous seraient in fine suspectes.

À l’issue de sa communication, François Sureau a répondu aux observations et aux questions que lui ont adressées Th. de Montbrial, P. Delvolvé, H. Korsia, Y. Gaudemet, J.C. Casanova, G. Guillaume.

Nous connaître
L’Académie des sciences morales et politiques a été fondée en 1832 au sein de l’Institut de France afin de proposer une information fiable et un avis raisonné sur les débats et les enjeux qui intéressent l’avenir de la société. Son champ de compétence couvre tout ce qui se rapporte à l’humain, que celui-ci soit considéré dans sa dimension individuelle ou collective. La philosophie, la psychologie, la sociologie, le droit, l’économie, les sciences politiques, l’histoire et la géographie sont les principales disciplines représentées en son sein. Composée de cinquante membres élus, parmi lesquels se mêlent universitaires et acteurs de la vie politique, économique, judiciaire, sociale ou culturelle, elle offre un espace de discussion où peuvent se croiser librement les points de vue, dans une commune exigence de rigueur intellectuelle.

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