13/01/2026
Affaire Anne OULOTO c. JFK
L’existence d’une diffamation ne suffit pas à incriminer . Il faut tenir compte du contexte , de la personne mise en cause et des responsabilités de la supposée victime , pour établir la bonne foi exclusive de la commission de l’infraction.
La fraude aux concours en en Côte d’ivoire , n’est certes pas du fait de la ministre , mais ayant la responsabilité administrative et morale de son département ministériel , toute accusation ne signifie pas qu’elle a personnellement commis les faits incriminés , c’est peut être un cri d’alarme d’une personnalité politique .
Jean BONIN qui prétend être juriste et qui s’érige en défenseur du Gouvernement et du RHDP , ne maîtrise p as les écueils de la science juridique pour une appréciation objective des faits incriminés .
Pourquoi défendre Anne OULOTO ? Est-il son avocat ? Ou c’est le rôle de sa soi-disant association FIER ?
La liberté d’expression est fondamentale et est inhérente à une prétendue démocratie.
Ci-dessous , l’affaire Alassane OUATTARA c. la lettre du continent à Paris .
Le président ivoirien perd un procès en diffamation contre un journaliste en France.
Le tribunal de Paris a relaxé jeudi un journaliste et le directeur de publication de «La lettre du continent», poursuivis en diffamation par le président ivoirien Alassane Ouattara pour un article de 2017 sur les fonds souverains de ce pays.
Le président avait porté plainte en France après la publication d'une brève intitulé Côte d'Ivoire - Ouattara fait exploser les fonds souverains , publiée le 30 août 2017 dans le bimensuel, aujourd'hui devenu un quotidien sous le nom d'Africa Intelligence. Dans cet article très court, le journal écrivait que M. Ouattara bénéficiait d'un fonds souverain de 342,6 milliards de francs CFA soit 521 millions d'euros, «en hausse de 20 milliards par rapport à 2015», une «enveloppe budgétaire» dans laquelle il pouvait «d'autant mieux puiser à sa guise» qu'elle était «directement gérée par son frère, le ministre des affaires présidentielles Birahima Téné Ouattara».
Dans son jugement rendu jeudi, le tribunal a estimé que les propos étaient bien diffamatoires mais que les prévenus devaient être relaxés au bénéfice de la bonne foi. Le tribunal a souligné que l'article s'inscrivait dans un «débat d'intérêt général» et que le journaliste disposait d'une «base factuelle suffisante» pour publier les propos. Il a aussi relevé le «ton modéré» utilisé «à l'exception de quelques termes critiques», qui «demeurent adaptés à la ligne éditoriale» de la publication.