12/08/2024
Violences policières : "Il y a une absence de volonté d'enquêter" selon l'avocat Arié Alimi
Une conférence sur le maintien de l'ordre est organisée ce vendredi soir à Besançon. Arié Alimi, défenseur des gilets jaunes et avocat de la Ligue des droits de l'Homme, animera la rencontre.
Connait-on un glissement vers une démocratie autoritaire ? C'est l'une des questions qui seront posées ce vendredi soir lors d'une conférence débat sur le maintien de l'ordre à Besançon_._ Le collectif "Libertés Publiques" organise cette soirée. Arié Alimi, avocat, membre de la Ligue des droits de l'Homme et défenseur des gilets jaunes, sera en charge de l'animation de ce débat. Il défend notamment Geneviève Legay, la militante d'Attac blessée lors d'une manifestation à Nice en mars 2019.
Cette conférence sera l'occasion de s'interroger sur les doctrines de maintien de l'ordre. Un an après le début de la mobilisation des gilets jaunes**, Me Arié Alimi** dénonce les arrestations préventives des manifestants et l'absence de poursuites des policiers. Si deux policiers seront tout de même poursuivis avant la fin de l'année pour violences après des enquêtes de l'IGPN, sur France Info, l'avocat affirme que "72% des procédures sont encore en cours d'analyse. On peut s'inquiéter du travail de blanchisseuse de l'IGPN".
L'IGPN fait tout pour dédouaner les policiers (Me Arié Alimi)
"L'IGPN affirme que les policiers ne font que répondre à des provocations. Certains syndicats récusent le terme de violences policières . J'ai entendu aussi les chiffres des violences subies par les policiers, mais je n'ai vu aucun policier véritablement poursuivi jusqu'à maintenant. Il y a une absence de volonté d'enquêter", regrette Me Arié Halimi sur France Info.