Le projet Khepri, kezako ?
25 000 personnes meurent de faim et de pauvreté chaque jour dans le monde, et plus de 2 milliards souffrent de carences en oligo-éléments. Il importe donc de développer des solutions innovantes dans le respect d’un partenariat réciproquement bénéficiaire comme l’échange le permet, et créatrices de valeur ajoutée. La comparaison en termes d’apports nutritionnels entre in
sectes et viande « conventionnelle » ou considérée comme telle sous nos contrées penche largement en faveur des premiers alors même que cette piste n’a encore été que très peu explorée, en grande partie à cause de notre culture : si consommer des crustacés ou des escargots est communément admis, manger des insectes est plutôt mal perçu. Un projet visant à développer l’entomophagie dans les pays en voie de développement en partenariats avec les acteurs locaux ne peut être que réciproquement profitable. Il s’agit en effet d’un côté, de profiter de l’expérience des populations chez qui cette pratique est ancrée dans la culture, et de l’autre, de la faire découvrir et adopter afin d’en tirer pour chacune des parties un bénéfice substantiel en termes de partage, d’ouverture, mais aussi du point de vue du développement des producteurs. A terme, il est envisageable de promouvoir la consommation d’insectes dans les pays développés, même si la barrière psychologique peut être difficile à surmonter.