Bureau Misumi

Bureau Misumi Bureau Misumi est une société de conseil et d'expertise en ingénierie culturelle.

🧠𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝘀’𝗶𝗻𝘁é𝗿𝗲𝘀𝘀𝗲𝗿 à 𝗹𝗮 𝘀𝗼𝘂𝗳𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗽𝘀𝘆𝗰𝗵𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗶𝗿𝗶𝗴𝗲𝗮𝗻𝘁·𝗲𝘀 ?C’est le sujet que j’ai choisi d explorer avec Ekhosc...
11/10/2025

🧠𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝘀’𝗶𝗻𝘁é𝗿𝗲𝘀𝘀𝗲𝗿 à 𝗹𝗮 𝘀𝗼𝘂𝗳𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗽𝘀𝘆𝗰𝗵𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗶𝗿𝗶𝗴𝗲𝗮𝗻𝘁·𝗲𝘀 ?
C’est le sujet que j’ai choisi d explorer avec Ekhoscènes lors d’un atelier sur la charge mentale des dirigeant·es du spectacle vivant il y a quelques jours. Parce que derrière les projets, il y a aussi celles et ceux qui les portent — avec leurs responsabilités, leurs doutes, et parfois un isolement qu’on nomme peu.
Hier, au Festival Pop & Psy, une table ronde sur la souffrance psychique au travail rappelait des chiffres essentiels :
👉🏻𝟭 𝗱𝗶𝗿𝗶𝗴𝗲𝗮𝗻𝘁 𝘀𝘂𝗿 𝟯 𝗲𝘀𝘁 𝗲𝗻 𝘀𝗼𝘂𝗳𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗽𝘀𝘆𝗰𝗵𝗶𝗾𝘂𝗲,𝗲𝘁
👉🏻𝟴𝟱 % 𝗱𝗲𝘀 𝘀𝗮𝗹𝗮𝗿𝗶é·𝗲𝘀 𝗮𝗶𝗺𝗲𝗿𝗮𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗼𝘂𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗽𝗮𝗿𝗹𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝘂𝗿 𝘀𝗮𝗻𝘁é 𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗹𝗲 𝗮𝘂 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹.
La santé mentale des dirigeant·es impacte directement celle des équipes, et réciproquement. Elle conditionne la qualité du lien, la confiance, la créativité collective, et donc la productivité et l’investissement de chacun·e. On confond encore trop souvent endurance et solidité.
☕️ 𝗣𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝘀𝗼𝗶𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗶𝗿𝗶𝗴𝗲𝗮𝗻𝘁·𝗲𝘀, 𝗰𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗯𝗶𝗲𝗻𝘃𝗲𝗶𝗹𝗹𝗮𝗻𝗰𝗲 — 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗶𝗻𝘁𝗲𝗹𝗹𝗶𝗴𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗲𝗰𝘁𝗶𝘃𝗲.

🎙️𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐣𝐞 𝐧𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐚𝐢 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐫𝐨𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝟏𝟎 𝐚𝐧𝐬 𝐝𝐮 𝟏𝟑 𝐧𝐨𝐯𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞. À l’approche des 10 ans du 13 novembre, plusieur...
07/10/2025

🎙️𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐣𝐞 𝐧𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐚𝐢 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐫𝐨𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝟏𝟎 𝐚𝐧𝐬 𝐝𝐮 𝟏𝟑 𝐧𝐨𝐯𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞.
À l’approche des 10 ans du 13 novembre, plusieurs médias me sollicitent à nouveau pour témoigner.
Je choisis de ne pas le faire.
Non par désengagement, mais par attention à la complexité du vécu. Par conscience aussi que certains récits ne gagnent en rien à être rejoués — et que la répétition peut, parfois, les vider de leur vérité.
Parler, ce n’est pas toujours commémorer. Le silence, parfois, permet d’habiter autrement la mémoire — sans la médiatiser, sans la figer dans une forme attendue.
🫴🏼 Mon engagement aujourd’hui se poursuit ailleurs : dans les espaces où l’on pense et où l’on prend soin. Dans les projets qui placent la santé mentale, la dignité au travail et le lien humain au cœur du spectacle et de la culture.
C’est là que je choisis d’agir, d’écrire, et de transmettre.
🧠 Alors, si vous souhaitez parler de santé mentale, vous êtes les bienvenu·es.

🎙️ J’interviendrai jeudi 16 octobre à 10h au  sur la conférence « Concerts immersifs et handicap »L’accessibilité pour t...
26/09/2025

🎙️ J’interviendrai jeudi 16 octobre à 10h au sur la conférence « Concerts immersifs et handicap »

L’accessibilité pour tou·tes est une question que j’incarne et que je souhaite faire avancer à travers Bureau Misumi : repenser les modèles de production culturelle, élargir l’expérience du spectacle vivant, et ouvrir la voie à des pratiques réellement inclusives – de l’architecture des lieux à la conception des formats immersifs.

📍 Rendez-vous au pour réfléchir ensemble à ce que pourrait être une culture où chacun·e a sa place. ✨

✨ « Non » est une phrase complète ✨La rentrée nous pousse souvent à plonger tête baissée dans la reprise, quitte à courb...
19/09/2025

✨ « Non » est une phrase complète ✨

La rentrée nous pousse souvent à plonger tête baissée dans la reprise, quitte à courber l’échine.
Entre précipitation et soumission, où reste-t-il de la place pour respirer ?

Dire non n’est pas rompre.
C’est ce qui rend le lien possible.
Une limite posée protège autant l’individu que le collectif.

Et si la charge mentale des dirigeant·es venait aussi de là : de cette difficulté à poser des frontières claires entre soi et l’organisation ?

📩 J’en parle dans la newsletter de septembre, à l’occasion de l’atelier que j’animerai pour Ekhoscènes : « La charge mentale du dirigeant : de l’individu aux dynamiques collectives ».

👉 Pour recevoir la NL complète, le lien est en bio.

🚇 réflexion de la ligne 9 Bien sûr que le sujet des femmes me touche.Bien sûr qu’il y a encore du travail, qu’on avance ...
19/06/2025

🚇 réflexion de la ligne 9
Bien sûr que le sujet des femmes me touche.
Bien sûr qu’il y a encore du travail, qu’on avance à reculons, parfois à tâtons.
Mais pourquoi je ne sais jamais quoi répondre quand on me parle de “la cause des femmes” ?
Comme si je devais me découper pour entrer dans le mot.

Dans mon corps, dans mes trajets, dans mes silences,
je sais que les discriminations ne s’additionnent pas. Elles se tissent.
C’est ça, l’intersectionnalité : ce n’est pas un cumul, c’est un maillage.
Un emboîtement de réalités, de regards, d’empêchements parfois invisibles pour celles et ceux qui n’y sont pas pris.

Je n’ai pas envie de choisir un combat.
Je ne peux pas travailler sur un et oublier l’autre.
C’est d’un même sujet qu’il s’agit, vraiment. Celui de la place. De l’écoute. Du corps dans la pièce.
Celui de l’accès à l’espace, à la scène, au récit, à la légitimité.

Alors oui, on s’est rassemblé·es.
Et oui, ça fait du bien.
Mais ce qui me ferait encore plus de bien,
c’est qu’on arrête de penser que l’égalité a une forme unique.
Que la diversité, l’inclusion, l’égalité sont des mêmes sujets.
Que l’on parle de singularité et d’humanisme.

Parce qu’un combat qui oublie certains corps n’a jamais été un vrai combat pour l’égalité.

𝙴𝚍𝚒𝚝𝚘 𝚓𝚞𝚒𝚗 𝟸𝟶𝟸𝟻 • 𝗘𝘁 𝗺𝗼𝗶 𝗮𝗹𝗼𝗿𝘀 ? 𝐿’𝑎𝑟𝑡 𝑑’𝑎𝑡𝑡𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑠𝑎𝑛𝑠 ê𝑡𝑟𝑒 𝑎𝑡𝑡𝑒𝑛𝑑𝑢.Il y a des jours où ce n’est pas ce qu’on vit qui fa...
16/06/2025

𝙴𝚍𝚒𝚝𝚘 𝚓𝚞𝚒𝚗 𝟸𝟶𝟸𝟻 • 𝗘𝘁 𝗺𝗼𝗶 𝗮𝗹𝗼𝗿𝘀 ?
𝐿’𝑎𝑟𝑡 𝑑’𝑎𝑡𝑡𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑠𝑎𝑛𝑠 ê𝑡𝑟𝑒 𝑎𝑡𝑡𝑒𝑛𝑑𝑢.

Il y a des jours où ce n’est pas ce qu’on vit qui fatigue.
C’est ce qu’on ne vit pas.
L’absence d’invitation.
Le mail sans copie.
La chaise qu’on n’a pas pensée.
Le badge introuvable à votre nom.

Ce n’est pas qu’on vous empêche d’être là.
C’est plus subtil : on ne vous a pas prévu·e.
Et ça, ça use.

Dans notre secteur, cela ressemble souvent à un vertige discret :
Un projet qu’on n’a pas eu.
Une réunion sans nous.
Un silence à la place d’une réponse.

Alors on s’ajuste. On encaisse.
Et parfois, on se demande :
Et moi alors ?

📩 Pour lire la version complète : abonnez-vous à la newsletter — lien en bio.

Entrer dans une institution, c’est souvent plus que pousser une porte.C’est prêter attention aux rythmes, aux usages, au...
04/06/2025

Entrer dans une institution, c’est souvent plus que pousser une porte.
C’est prêter attention aux rythmes, aux usages, aux habitudes invisibles.
C’est observer comment les espaces sont traversés, ce qui circule — et ce qui ne se dit pas.
Dans une mission de conseil, cette posture d’écoute est la première forme d’engagement.

À Radio France, la Maison Ronde n’a pas de coins. Elle enveloppe.
Elle donne à entendre autant qu’à voir : un écosystème vivant, tissé de voix, de métiers, de mémoires.

Le badge, discret, devient trace de cette traversée.
Il ne dit pas ce qu’on vient faire, mais qu’on accepte de se laisser transformer par ce qu’on va rencontrer.
Porter un badge, ce n’est pas seulement accéder à un lieu.
C’est endosser un rôle transitoire : ni tout à fait dedans, ni tout à fait dehors.
C’est accepter d’être visible, repérable, assignée — tout en gardant la souplesse de celle qui observe sans juger.
C’est dire : je suis là, à ma place, dans l’interstice.

Foucault parlait des hétérotopies comme de ces “contre-espaces” réels mais différents, où les règles du dehors sont suspendues.
Le conseil, parfoi𝗯𝘂𝗿𝗲𝗮𝘂 𝗺𝗶𝘀𝘂𝗺𝗶: habiter un lieu sans y être tout à fait, pour mieux en révéler les possibles.
S’ajuster sans s’effacer. Observer sans s’imposer. Entrer en dialogue, avec tact.

.misumi

Édito mai 2025 𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗻𝗲 𝗺’𝗮𝘃𝗲𝘇 𝗽𝗮𝘀 𝘃𝘂𝗲 à 𝗕𝗼𝘂𝗿𝗴𝗲𝘀 ?𝗢𝘂 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗵𝗼𝗶𝘀𝗶𝗿 𝘃𝗲𝘂𝘁 𝘃𝗿𝗮𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗶𝗿𝗲Vous m’avez connue présent...
05/05/2025

Édito mai 2025
𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗻𝗲 𝗺’𝗮𝘃𝗲𝘇 𝗽𝗮𝘀 𝘃𝘂𝗲 à 𝗕𝗼𝘂𝗿𝗴𝗲𝘀 ?
𝗢𝘂 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗵𝗼𝗶𝘀𝗶𝗿 𝘃𝗲𝘂𝘁 𝘃𝗿𝗮𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗶𝗿𝗲

Vous m’avez connue présente partout : festivals, rendez-vous pros, concerts.
Et puis, ces derniers mois, j’ai semblé disparaître du radar.
En réalité, je suis toujours là. Mais autrement.
Je fais des choix.

Pas dictés uniquement par l’envie, mais par une gestion fine de mes ressources : mon énergie, mes douleurs chroniques invisibles.
C’est ce que Christine Miserandino a illustré par la théorie des cuillères.
🥄 Un outil simple pour comprendre ce que vivent les personnes atteintes de maladies chroniques ou de handicaps invisibles — mais en réalité, elle parle de nous tou·tes.

On commence la journée avec 12 cuillères.
Une réunion ? Une.
Un mail relou ? Deux.
Un événement pro de 5 jours, avec files d’attente, bruit constant, horaires flottants et aucun endroit où se poser ? 👉 Je n’ai pas assez de cuillères.

Choisir, ce n’est pas juste décider où aller.
C’est apprendre à répartir son souffle. Reconnaître ses limites sans s’y réduire. Faire le deuil d’être partout, pour mieux être là où cela a du sens.

🛠️ Cette conscience irrigue désormais mes engagements.
Je privilégie les lieux qui prennent soin.
Les formats qui respectent les rythmes.
Je conçois des interventions attentives à ce qui se joue dans les interstices.

Nos organisations aiment afficher inclusion et diversité 🌈, mais perpétuent encore des formes discrètes de pouvoir.
On continue de valoriser ce qui se voit, ce qui se mesure.
Mais ce sont souvent les gestes invisibles qui transforment.
Et ceux-là, les indicateurs ne les captent pas.

La délicatesse agit là : elle déplace, relie, transforme. 💠
Pas un supplément d’âme. Une autre manière de faire.

🌟 Je ne serai plus partout. Mais là où je suis, je suis pleinement.

Et parce que la délicatesse appelle aussi des gestes concrets 👇
À quand un pass pro pour les professionnel·les en situation de handicap, avec un vrai accueil, un hébergement à proximité et une vraie place assise ?

𝗣𝗮𝗿𝗹𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗵𝗮𝗻𝗱𝗶𝗰𝗮𝗽, 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝗿𝗹𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀. 𝗣𝗮𝘀 𝗱’𝗲𝘂𝘅.𝑅𝑒𝑡𝑜𝑢𝑟 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑠𝑠𝑖𝑠𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙’é𝑔𝑎𝑙𝑖𝑡é 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙’𝑖𝑛𝑐𝑙𝑢𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝐶𝑁𝑀 à  🌱Par...
11/04/2025

𝗣𝗮𝗿𝗹𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗵𝗮𝗻𝗱𝗶𝗰𝗮𝗽, 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝗿𝗹𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀. 𝗣𝗮𝘀 𝗱’𝗲𝘂𝘅.
𝑅𝑒𝑡𝑜𝑢𝑟 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑠𝑠𝑖𝑠𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙’é𝑔𝑎𝑙𝑖𝑡é 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙’𝑖𝑛𝑐𝑙𝑢𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝐶𝑁𝑀 à

🌱Parler d’inclusion, ce n’est pas seulement ajouter un mot à un intitulé ou cocher une case dans un plan d’action.
C’est s’asseoir dans une salle, face à d’autres, et regarder ensemble ce qui fait système :
ce qui exclut sans faire de bruit,
ce qui fatigue à force d’être contourné,
ce qui rend invisible par excès de normalité.

Parler de handicap dans le secteur musical, ce n’est pas parler d’un sujet à part.
C’est interroger nos manières de recruter, de produire, de programmer, de travailler ensemble.
C’est déplacer le regard du corps vers l’environnement, du symptôme vers le cadre, du soin individuel vers la responsabilité collective.

Ce fut une journée douce.
Non pas parce que le sujet l’était, mais parce que le cadre, lui, l’a été : accueillant, précis, attentif. Et ça change tout.
☕️

Merci au pour l’invitation et pour l’espace offert.
Ce que l’on autorise à dire, ce que l’on accepte d’entendre, change la texture même du travail à venir.





En avril, on parle de météo, de couches à superposer ou à retirer. Et si l’on faisait pareil avec nos postures professio...
01/04/2025

En avril, on parle de météo, de couches à superposer ou à retirer. Et si l’on faisait pareil avec nos postures professionnelles ?

Dans un secteur où les repères vacillent et où tenir la place peut user, il devient essentiel de revaloriser ce qu’on appelle trop vite “incertitude”.
Pas comme un manque. Mais comme un mouvement d’ajustement.
Pas comme un aveu. Mais comme un espace d’intelligence.

Ce mois-ci, j’écris sur ce que l’on ne sait pas — encore.
Sur ces zones floues qui nous forcent à ralentir, à écouter, à reconfigurer nos façons de faire autorité.
Sur la justesse, la demande d’aide, et cette force tranquille qu’est le doute, quand il devient un appui plutôt qu’un frein.

🧠 Dans les accompagnements récents, une question revient : comment tenir la place sans s’épuiser ?
Certain·es parlent de la peur de flancher, d’autres de la pression d’être l’exemple. Parfois, ce sont les silences qui parlent à leur place.

🌬️ Le mythe du manager tout-puissant ne tient plus.
On n’avance plus à coup de certitudes, mais à coups d’ajustements.
La supervision n’est pas un luxe : c’est une respiration stratégique.

🪞Travailler avec l’humain demande des espaces pour déposer, interroger, affiner.
Là où le doute devient matériau, la vulnérabilité, ressource.

📉 Et si la légitimité ne résidait pas dans le savoir, mais dans la capacité à dire : « Je ne sais pas » ?

🧩 Le management du lien, cette capacité à faire place plutôt qu’à prendre toute la place, s’impose comme une compétence — pas un supplément d’âme.

🤝 Et si, en 2025, demander de l’aide devenait un acte de responsabilité collective ?

🌱 Le printemps n’arrive jamais d’un seul coup.
Il s’installe dans les interstices.
Comme nos transformations.

· ⌛ Edito février 2025 ·✨ Et si l’avenir appartenait à ceux qui prennent le temps ?Chaque début d’année, nous avons tend...
22/02/2025

· ⌛ Edito février 2025 ·

✨ Et si l’avenir appartenait à ceux qui prennent le temps ?

Chaque début d’année, nous avons tendance à regarder vers l’avant, à projeter, à planifier. Mais avant de foncer tête baissée dans de nouveaux objectifs, peut-être est-il utile de prendre un instant pour regarder autour de nous.

Dans un monde où tout s’accélère, où l’urgence devient la norme ⚡, il est parfois nécessaire de reprendre la main sur notre propre tempo. Non pas en ralentissant pour ralentir, mais en choisissant comment et pourquoi avancer.

Ces dernières années, la vitesse s’est imposée comme une évidence : être réactif, flexible, performant, toujours dans l’instant. Pourtant, rien n’est acquis ⏳. Il fut un temps où le repos dominical était une hérésie, où le télétravail était un passe-droit, où la santé passait après la productivité. Ces idées ont mis du temps à s’imposer… et elles restent fragiles.

C’est ici que la fenêtre d’Overton entre en jeu : elle définit ce qui est considéré comme acceptable dans le débat public. Et si nous élargissions cette fenêtre pour réinterroger notre rapport au temps ?

Prendre le temps de penser, d’expérimenter, de construire… Autrefois, ces notions étaient au cœur du progrès. Aujourd’hui, elles sont perçues comme un luxe. Pourtant, ce qui est jugé utopique aujourd’hui peut devenir la norme de demain, à condition de le défendre.

Alors, plutôt que de faire des résolutions 📆, je préfère me poser cette question : quelles relations ai-je envie de cultiver ? Parce qu’au fond, ce n’est pas tant la vitesse qui compte, mais la direction.

Et si cette année, nous choisissions ensemble un temps qui nous permette de construire durablement ? 🚀

Florence Jeux

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