08/11/2012
Emmanuel Pierrot reçoit son premier appareil photo, un petit Kodak 110, à l’occasion de ses 8 ans. C’est à l’adolescence qu’il débute réellement en intégrant pendant ses temps libres le service photo du quotidien La Liberté de l’Est (devenu Vosges Matin). Il traite de nombreux sujets allant du fait divers, comme l’affaire Grégory, aux accidents de voitures et autres Noces d’Or en passant par le Tour de France, les derbys de football, la vie politique… il y aiguise sa sensibilité dans le traitement et l’acuité de son regard. Il abandonne cependant rapidement l’idée du reportage, préférant nourrir son imaginaire plutôt que de s’attacher à la réalité et élabore des principes de construction à l’échelle de la miniature. A 20 ans il obtient son brevet de compagnon photographe dans le cadre de la Chambre des Métiers de la Moselle. Un de ses professeurs, Jean-Luc Tartarin, l’incite à assister à de nombreuses interventions de photographes et d’intervenants spécialisés dans la photographie plasticienne (Patrick Tosani,Craigie Horsfield ,Hannah Colins, Boyd Webb..) .
Ces rencontres, déterminantes, influenceront ses partis pris à venir.
Ses études terminées, il prend la direction de New-York où il continue à faire des rencontres décisives pour son parcours : William Laxton, Ralph Gibson , Mark Arbeit, et finalement James Wojicik ,avec lequel il perfectionne son apprentissage du studio, de la construction, de la lumière et de la chambre photographique.
De retour à Paris en 1992, il installe son premier atelier dans la bien nommée rue Daguerre. Commencent alors de nombreuses collaborations qui continuent à ce jour. En 2000, il aménage son atelier à Saint Ouen véritable boîte à outils au service de ses ambitions.
Dans le cadre d’un projet appelé « Ex-ordi-tra-naire » réalisé avec Sundries en 2012, Emmanuel Pierrot a rassemblé un ensemble de photos réalisées ces dix dernières années et en totale rupture avec ses travaux en atelier. A travers des images du quotidien il aborde l’idée du cliché et des stéréotypes de la photographie. On y retrouve toutefois l’ironie et la sensibilité qui caractérise l’ensemble de son travail.
Emmanuel Pierrot est surtout connu pour son travail de natures mortes. Ses idées se matérialisent sous la forme de constructions plasticiennes. Pourtant ses photographies ne sont pas de simples natures mortes. Il y raconte des histoires, cherchant à y refléter l’âme des choses, toujours avec une pointe de légèreté et d’humour.
En France, ses photographies se retrouvent régulièrement en couverture de quotidiens et de magazines et illustrent des sujets pour : Libération (culture, société, rubrique « Tu mitonnes » de Jacky Durand { Le Monde, Courrier International, Le Monde diplomatique, Télérama, La r***e des deux mondes Technikart, Le Parisien, Psychologie Magazine, Le Nouvel Observateur, Stilleto, Marie-Claire… Mais aussi à l’étranger: The Sunday Times, The New Scientist, Newsweek, The Telegraph, Der Spiegel…
Les photos d’Emmanuel Pierrot sont aussi choisies par des maisons d’édition. On les retrouve en couverture de nombreux livres. ( Raconteur d’Histoire et faux semblants de Didier Daeninckx, Le Planétarium de Nathalie Sarraute, Les Vitamines du bonheur de Raymond Carver, Mon cœur à l’étroit de Marie Ndiaye ) .Plus récemment, Un anglais sous les Tropiques de William Boyd pour la collection Point2 chez Seuil
Emmanuel Pierrot signe également des images pour Harvey Nichols, Galeries Lafayette, la Fnac, Schweppes, Martini, Shu Uemura,… (Agences DDB, BBDP, Young and Rubicam, Saatchi & Saatchi, Publicis,Mc Cann Ericson).