10/12/2024
Chute de Bachar Al Assad en : quelles répercussions sur le continent africain?
Ultime soubresaut des printemps arabes entamés en 2011, la chute du régime du dictateur syrien Bachar Al Assad marque le terme de treize années de guerre civile. Les forces loyalistes n’ont pas pu résister à l’offensive éclair menée par le groupe islamiste HTC et ses alliés de circonstances.
C’est à présent une véritable période d’incertitude qui s’ouvre pour l’ensemble de la région et bien au-delà. Quelles pourraient être les répercussions d’un tel bouleversement géopolitique pour le continent africain?
L’allié russe : fiable jusqu’à quel point?
Englués dans le conflit ukrainien, les Russes n’ont pas pu (voulu?) défendre le régime de Bachar Al Assad face à l’avancée des rebelles. Moscou, au côté des Iraniens, était devenu un allié jusqu’alors indéfectible du régime baasiste.
Le soutien à la Syrie avait permis aux Russes de renforcer considérablement leur présence en Méditerranée, grâce à la base navale de Tartous ainsi que la base aérienne de Hmeiminn, situé à Lattaquié.
Ces bases ont servi de point d’appui logistique pour projeter des forces militaires et paramilitaires au et en Centrafrique. La perte éventuelle des ces installations devrait limiter significativement la capacité opérationnelle des Russes sur le continent africain, au moins temporairement.
Sur le plan symbolique, nul doute que la chute d’Al Assad devrait questionner les chancelleries africaines tentées de faire de la Russie un allié stratégique, tout comme celles ayant déjà rejoint la sphère d’influence russe à l’instar des pays de l’AES. En situation de crise, que vaut réellement l’aide de Moscou?