03/02/2026
Je fais semblant d’aller bien pour ne pas déranger
Je fais semblant d’aller bien.
Pas parce que je mens.
Parce que c’est plus simple comme ça.
Je réponds « ça va » automatiquement.
Je souris au bon moment.
Je rassure les autres avant même qu’ils ne s’inquiètent.
J’ai appris que mes émotions prenaient trop de place.
Qu’elles mettaient mal à l’aise.
Qu’elles arrivaient toujours au mauvais moment.
Alors je me retiens.
Je minimise.
Je fais avec.
Je fais semblant d’aller bien parce que je ne veux pas être un poids.
Je ne veux pas expliquer.
Je ne veux pas qu’on me dise que « ça va passer ».
À l’intérieur, quelque chose est lourd.
Silencieux.
Installé.
Mon corps, lui, encaisse.
Il se tend.
Il fatigue.
Il parle quand je n’ose plus.
Beaucoup vivent ainsi une fatigue émotionnelle invisible, un mal-être intérieur que personne ne voit.
Pourquoi je réagis comme ça ?
Faire semblant d’aller bien m’a protégé(e).
J’ai appris à m’adapter.
À lisser ce que je ressens.
À faire passer les autres avant moi.
Ce n’est pas un défaut.
C’est une stratégie de protection.
Mais à force de tenir,
je ne sais plus toujours ce que je ressens.
Je sais juste que je suis fatigué(e).
Tendu(e).
À bout sans savoir pourquoi.
Cette anxiété silencieuse s’installe sans bruit.
Ce que je dois comprendre :
Je comprends que je n’ai pas à mériter l’écoute.
Je n’ai pas à aller bien pour être accueilli(e).
Ce que je ressens n’est pas trop.
Ce n’est pas un problème à corriger.
C’est une information.
Alors j’essaie autre chose.
Dire « ça ne va pas ».
Respirer.
Déposer.
Peut-être que la vraie force,
ce n’est pas de tenir encore,
mais de s’autoriser, enfin, à être vrai(e).
Quand on n’a plus envie de faire semblant,
il existe des accompagnements pensés pour accueillir ce qui est là,
sans forcer, sans juger.
Marjorie Pascual – Psychopraticienne
📍 Perpignan
📞 06 24 79 43 39