15/07/2024
Je voudrais ce matin vous raconter l’histoire d’une femme qui n’en peut plus. Elle n’est même plus stressée, même plus vraiment angoissée. A la limite, si elle était angoissée, ce serait mieux : l’angoisse indique encore un possible, même très difficile à atteindre. C’est comme si elle n’avait plus la force d’être stressée, plus assez de désir pour être angoissée. Sa maladie est peut-être le mal de notre temps : le découragement. L’impossibilité de retrouver le courage, de de mettre du cœur dans ce qu’elle fait. Dans courage, il y a cœur, et dans le découragement une coupure avec le cœur du monde, le cœur de cet élan de vie qui traverse le monde. [...] Il y a surement une autre voie pour sortir du découragement. Une voie plus sage et plus curieuse. Moins volontariste et plus patiente. Une voie qui se dessine déjà dans la sagesse du Bouddha, dans le grand oui à la Vie du Zarathoustra de Nietzsche, dans l’invitation à la résonnance du philosophe allemande Hartmut Rosa, et jusque dans les travaux récents des neuroscientifiques. Quelle est cette voie ? Comme retrouver le courage, la confiance et l’allant ?
Pour en parler ce matin, j’ai reçu quelqu’un qui est à la fois philosophe, directeur de la plus grande école française de méditation et écrivain, auteur de best-sellers comme "Foutez vous la paix" ou "Suis-je hyper sensible" ? mais aussi de livres plus pointus comme "Auschwitz, l’impossible regard" ou "Pourquoi la poésie" ? Fabrice Midal était avec nous ce matin sous le soleil de Platon et avec lui, à partir de son dernier livre, "La théorie du bourgeon : Une Philosophie anti-découragement", paru chez Flammarion, nous allons nous demander comment on fait pour sortir du découragement, pour retrouver, et faire croître à nouveau, le bourgeon de la vie ?
Émission disponible en podcast
Fabrice Midal France Inter Flammarion