14/10/2026
Petit point d'étape. Il n'y a pas d'utilisation de l'IA pour concevoir les posts sur cette page. Que ce soit clair : nous priorisons la pensée humaine.
L'IA est incapable de transmettre des émotions et d'en ressentir. Elle exprime une pensée toujours structurée, normée, très formaliste, dénuée d'humour et de sens critique.
Elle réalise certes de brillantes synthèses et analyses à partir d'un nombre toujours plus important de données, mais elle a ses limites. Ce n'est pas pour rien que le géant Amazon alimente l'IA de livres rares scannés puis détruits, pour alimenter cette IA qui doit, pour sa survie, s'alimenter toujours de nouveaux contenus, car si elle travaille sur des contenus qu'elle a déjà produits elle-même, il y a un risque pour elle de tourner en rond et de s'appauvrir.
L'IA fait des erreurs mais il faut être spécialisé dans le domaine traité pour s'en rendre compte. N'importe quel ignare prendra pour argent comptant ce que lui dira l'IA et c'est là qu'est le danger actuel : l'absence de recul, de sens critique, de curiosité pour vérifier ce qui semble bizarre. Le danger de notre époque est la production de faux contenus que l'IA combinera dans son moteur avec les vrais, sans discernement.
L'IA donne à tous ceux qui l'utilisent un sentiment de puissance.
Les neurotypiques dont le QI est inférieur à la moyenne (100) auront clairement le sentiment d'avoir accédé à l'intelligence sans avoir à se forcer, comme si une nouvelle vie commençait pour eux, mais ce sera juste une illusion, car sans cet outil performant, ils auront toujours des difficultés à formuler des idées.
Ceux situés entre 100 et 130 ont le sentiment d'avoir autant de facilités que les HPI situés au-delà de 130 et cela peut enfin leur faire comprendre les facilités que ces HPI avaient/ont naturellement : cette capacité à analyser, synthétiser, structurer, mémoriser des quantités importantes d'informations.
Nous sommes donc entrés dans une société qui peut devenir super intelligente grâce à l'intelligence collective née d'un usage raisonné de l'IA dans les domaines où elle peut accroître les performances, faire gagner du temps et donc de l'argent. Voilà pourquoi certainement Donald Trump insiste tant pour utiliser l'expression "Super Intelligence" plutôt que "IA".
Ce sera aux êtres humains qui ont compris les fantastiques performances de l'IA de bien les utiliser collectivement, mais tout montre pour l'instant que les dérives ont déjà commencé.
Un HPI utilisant l'IA devient une super intelligence puisqu'il a en lui une pensée arborescente comme l'a si bien décrite Mathieu Lassagne, coach spécialisé sur les HPI. Il/elle aura toujours une longueur d'avance pour optimiser l'emploi de l'IA mais ça se verra nettement moins qu'avant.
Donc laissons l'IA à ceux qui en ont besoin dans leur secteur d'activités pour y avoir perçu un champ d'économies dans leurs processus et leurs effectifs.
Ici, c'est un humain qui poste, et des humains qui répondent.
Des sentiments, des ressentis, des émotions nous traversent, et émanent des réponses de tout un chacun aux débats que nous proposons, sans ordre, de manière aléatoire, souvent connectés à l'actualité du moment. Chacun fait partie de son vécu, de ses expériences, de son quotidien professionnel dans son secteur d'activités et c'est ce qui fait la richesse de nos échanges.
Ici, l'humour est souvent utilisé pour adopter une position critique vis-à-vis des imperfections et des dysfonctionnements de l'Education nationale.
Nous utilisons l'humour caustique, le second degré, à outrance. Nous ne faisons aucun cadeau à l'Education nationale car pas soumis à un "devoir de réserve" puisque nous avons tous d'une part quitté ce système aux nombreuses imperfections, et d'autre part depuis 20 ans, notre personne morale ne s'est jamais soumise à "la bonne conscience collective" dictée par des autoritaristes soucieux de remettre chacun à sa place sans contestation possible.
Nous sommes opposés à tout ce qui ressemble de près ou de loin à une dictature de la pensée. L'Education nationale est une dictature pour ceux qui y travaillent car elle les prive de leur liberté de pensée et d'expression dans les médias et ne supporte pas qu'un de ses agents puisse émettre des critiques sur le fonctionnement de ses rouages, même si c'est pour tenter de les améliorer. Elle entrave aussi leur liberté de mobilité géographique. Elle les prive aussi de la liberté d'aménagement de leur temps de travail.
Les propositions d'amélioration ne peuvent dont venir que de la société civile extérieure et c'est ce que nous faisons. Aucun haut fonctionnaire si supérieur et compétent soit-il ne se risquera à ébranler le système qui le nourrit, le gratifie de beaux postes et de médailles, car il/elle sait que sa carrière en souffrirait et serait grillée définitivement.
Voilà pourquoi des voix comme la nôtre sont précieuses. Comme celles des syndicats par ailleurs qui entrent dans un champ de contestation collective avant tout axé sur l'amélioration des salaires et des conditions de travail.
Nôtre champ porte sur les voies de possibles après avoir enseigné. Ceux des qui lisent nos posts savent en général que Aide aux Profs ce n'est pas pour aider les professeurs à rester enseigner, c'est pour les aider à quitter ce métier quand ils en ont assez d'enseigner, quelle qu'en soit la raison.
Voilà pourquoi nous n'utilisons pas d'IA dans nos posts.
Tout ce qui est posté ici provient de témoignages réels de professeurs qui nous ont contactés pour quitter leur métier, et d'idées portant sur tous les aspects du système soulevés par les uns et les autres sur ce qu'il faudrait améliorer.
On peut dire que notre page incite, invite, à l'intelligence collective en suscitant la réflexion. L'objectif n'est pas d'être tous d'accord sur tous les sujets. Chacun a une sensibilité différente. Nous ne sommes pas des IEN, des IA-IPR ou des Dasen imposant leur vision parce-qu'ils ont des titres qui leur permettent cette facilité, et qui se permettront de hausser le ton voire de gueuler sur ceux qui leur résistent.
Nous avons été juste professeurs, avons aimé notre métier mais avons fini par le quitter parce-que ces hauts fonctionnaires ne changent pas grand chose à leur manière de diriger les masses, et pratiquent trop souvent la critique négative et le moral de ceux dont la tête dépasse un peu trop à leur goût.
Un IEN, un IA-IPR, un Chef d'établissement, un Chef Service, un Chef de Division, un Dasen, un Recteur, un Inspecteur Général, ne sera pas heureux sur cette page car il y lira tout ce qu'il s'efforce de cacher, d'ignorer, dans l'exercice de ses missions.
Nous, notre objectif, c'est d'ouvrir la boîte de Pandore du système. Ça éclabousse. Ça offusque. Ça choque les artisans du "pas de vagues" habitués à exiger des agents qu'ils dirigent, de se taire, de ne rien entendre.
Ici, on dit tout, on se fout de savoir ce que cette sphère "du côté obscur de la Force" pense.
S'ils ne se sentent pas bien sur cette page, ils n'ont qu'à la quitter. Car ils sont trop habitués à imposer aux autres de se taire, de ne pas faire de vagues, serviteurs zélés pour obtenir les faveurs d'un puissant dans sa Cour.
Mais s'ils sentent qu'étant bridés professionnellement dans cet univers carcéral qu'est l'Education nationale, ils peuvent sous pseudo s'exprimer comme les autres dans un esprit positif et constructif, alors ils sont les bienvenus.
Voilà ce dont n'est pas capable l'IA. Et voilà pourquoi elle n'est pas la bienvenue ici.
L'IA détruit des emplois, des métiers, ferme des entreprises, est facteur de chômage et donc de pauvreté pour la masse, et d'enrichissement considérable pour une minorité.