AIDE AUX PROFS

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AIDE AUX PROFS Page Officielle d'AIDE AUX PROFS. Association de Conseil en Évolution Professionnelle pour professeurs du Public et du Privé, du 1er et du 2nd degrés.

Existe depuis juillet 2006.
>22.000 profs conseillés.
>2.200 accompagnés. AIDE AUX PROFS existe depuis le 18 juillet 2006 et fête ses 20 ans en 2026. AIDOPROFS (AIDE AUX PROFS) signifiait à l'origine "Accompagnement Individuel à Distance Ouvert Pour Remotiver Ou Former par un Suivi". Nous utilisons toujours cette marque dans notre groupe de marques. Notre association a été précurseur en France sur le web mondial et notamment francophone sur l'information, le conseil et l'accompagnement de professeurs dans leur reconversion hors enseignement.

14/10/2026

Si les collégiens sont désormais attentifs au comportement de l'un(e) d'entre-eux, c'est une évolution positive.

Une adolescente porteuse d'un couteau au collège ce 12 octobre.

Que se passe-t-il donc dans la tête des jeunes en 2026 ?

On aurait pu croire que la crise sanitaire aurait pu resserrer les liens d'empathie des êtres humains entre eux mais c'est tout l'inverse qui s'est passé dans le Monde :

- des guerres (attaque russe de l'Ukraine par une "opération spéciale" qui dure depuis 5 ans, conflit perpétuel entre Israël et Gaza dont la population a profondément souffert, attaquedes États-Unis contre l'Iran, attaque des Houtis contre l'Arabie Saoudite, etc).

- la montée de la haine entre les personnes en milieu urbain comme rural, la montée des colères sociales.

- la montée de la pauvreté qui exacerbe les tensions entre les personnes.

- l'usage quasi systématique de la force dans les rues pour réprimer les manifestations, la liberté d'expression de feu notre démocratie.

- la multiplication des arnaques en tous genres via les piratages de données personnelles, aucune entreprise, aucune administration de l'Etat n'assumant ses responsabilités, alors que tous ont mis sans l'accord des citoyens, leurs données sur le web.

- un gouvernement qui joue sur la recherche de boucs-émissaires pour réduire l'endettement de la France, un trou de 1.000 milliards sur 9 ans : taxer les retraités à partir de 2160,00 €/mois. Comment vit-on en 2026 avec ça ? Les politiciens veulent nous faire croire que les riches ce sont les classes moyennes pour ne pas toucher aux puissants ?

- une présidentielle qui oppose les gens les uns contre les autres. Avec les départs massifs en retraite sur 2026-2045, il faut concevoir une nouvelle politique d'immigration attractive basée sur le drainage des cerveaux, les diplômés de tous pays, et non basée sur le rejet des peuples et de leurs différences. Une société moderne et accueillante est préférable à une société du rejet de l'Autre.

- la montée des violences des jeunes, qui degainent un couteau pour n'importe quelle broutille comme s'il leur manquait la parole, les mots, le savoir argumenter. Des jeunes qui prennent une a**e dans leur sac, qui utilisent des a**es à feu contre ceux chargés de leur transmettre des valeurs éducatives, de les instruire

- l'accroissement du mal-être de toutes tranches d'âge de la population avec des psychiatres et psychologues débordés.

(Liste non exhaustive).

Lien vers l'article du 12 octobre.

14/10/2026

Petit point d'étape. Il n'y a pas d'utilisation de l'IA pour concevoir les posts sur cette page. Que ce soit clair : nous priorisons la pensée humaine.

L'IA est incapable de transmettre des émotions et d'en ressentir. Elle exprime une pensée toujours structurée, normée, très formaliste, dénuée d'humour et de sens critique.

Elle réalise certes de brillantes synthèses et analyses à partir d'un nombre toujours plus important de données, mais elle a ses limites. Ce n'est pas pour rien que le géant Amazon alimente l'IA de livres rares scannés puis détruits, pour alimenter cette IA qui doit, pour sa survie, s'alimenter toujours de nouveaux contenus, car si elle travaille sur des contenus qu'elle a déjà produits elle-même, il y a un risque pour elle de tourner en rond et de s'appauvrir.

L'IA fait des erreurs mais il faut être spécialisé dans le domaine traité pour s'en rendre compte. N'importe quel ignare prendra pour argent comptant ce que lui dira l'IA et c'est là qu'est le danger actuel : l'absence de recul, de sens critique, de curiosité pour vérifier ce qui semble bizarre. Le danger de notre époque est la production de faux contenus que l'IA combinera dans son moteur avec les vrais, sans discernement.

L'IA donne à tous ceux qui l'utilisent un sentiment de puissance.

Les neurotypiques dont le QI est inférieur à la moyenne (100) auront clairement le sentiment d'avoir accédé à l'intelligence sans avoir à se forcer, comme si une nouvelle vie commençait pour eux, mais ce sera juste une illusion, car sans cet outil performant, ils auront toujours des difficultés à formuler des idées.

Ceux situés entre 100 et 130 ont le sentiment d'avoir autant de facilités que les HPI situés au-delà de 130 et cela peut enfin leur faire comprendre les facilités que ces HPI avaient/ont naturellement : cette capacité à analyser, synthétiser, structurer, mémoriser des quantités importantes d'informations.

Nous sommes donc entrés dans une société qui peut devenir super intelligente grâce à l'intelligence collective née d'un usage raisonné de l'IA dans les domaines où elle peut accroître les performances, faire gagner du temps et donc de l'argent. Voilà pourquoi certainement Donald Trump insiste tant pour utiliser l'expression "Super Intelligence" plutôt que "IA".

Ce sera aux êtres humains qui ont compris les fantastiques performances de l'IA de bien les utiliser collectivement, mais tout montre pour l'instant que les dérives ont déjà commencé.

Un HPI utilisant l'IA devient une super intelligence puisqu'il a en lui une pensée arborescente comme l'a si bien décrite Mathieu Lassagne, coach spécialisé sur les HPI. Il/elle aura toujours une longueur d'avance pour optimiser l'emploi de l'IA mais ça se verra nettement moins qu'avant.

Donc laissons l'IA à ceux qui en ont besoin dans leur secteur d'activités pour y avoir perçu un champ d'économies dans leurs processus et leurs effectifs.

Ici, c'est un humain qui poste, et des humains qui répondent.

Des sentiments, des ressentis, des émotions nous traversent, et émanent des réponses de tout un chacun aux débats que nous proposons, sans ordre, de manière aléatoire, souvent connectés à l'actualité du moment. Chacun fait partie de son vécu, de ses expériences, de son quotidien professionnel dans son secteur d'activités et c'est ce qui fait la richesse de nos échanges.

Ici, l'humour est souvent utilisé pour adopter une position critique vis-à-vis des imperfections et des dysfonctionnements de l'Education nationale.

Nous utilisons l'humour caustique, le second degré, à outrance. Nous ne faisons aucun cadeau à l'Education nationale car pas soumis à un "devoir de réserve" puisque nous avons tous d'une part quitté ce système aux nombreuses imperfections, et d'autre part depuis 20 ans, notre personne morale ne s'est jamais soumise à "la bonne conscience collective" dictée par des autoritaristes soucieux de remettre chacun à sa place sans contestation possible.

Nous sommes opposés à tout ce qui ressemble de près ou de loin à une dictature de la pensée. L'Education nationale est une dictature pour ceux qui y travaillent car elle les prive de leur liberté de pensée et d'expression dans les médias et ne supporte pas qu'un de ses agents puisse émettre des critiques sur le fonctionnement de ses rouages, même si c'est pour tenter de les améliorer. Elle entrave aussi leur liberté de mobilité géographique. Elle les prive aussi de la liberté d'aménagement de leur temps de travail.

Les propositions d'amélioration ne peuvent dont venir que de la société civile extérieure et c'est ce que nous faisons. Aucun haut fonctionnaire si supérieur et compétent soit-il ne se risquera à ébranler le système qui le nourrit, le gratifie de beaux postes et de médailles, car il/elle sait que sa carrière en souffrirait et serait grillée définitivement.

Voilà pourquoi des voix comme la nôtre sont précieuses. Comme celles des syndicats par ailleurs qui entrent dans un champ de contestation collective avant tout axé sur l'amélioration des salaires et des conditions de travail.

Nôtre champ porte sur les voies de possibles après avoir enseigné. Ceux des qui lisent nos posts savent en général que Aide aux Profs ce n'est pas pour aider les professeurs à rester enseigner, c'est pour les aider à quitter ce métier quand ils en ont assez d'enseigner, quelle qu'en soit la raison.

Voilà pourquoi nous n'utilisons pas d'IA dans nos posts.

Tout ce qui est posté ici provient de témoignages réels de professeurs qui nous ont contactés pour quitter leur métier, et d'idées portant sur tous les aspects du système soulevés par les uns et les autres sur ce qu'il faudrait améliorer.

On peut dire que notre page incite, invite, à l'intelligence collective en suscitant la réflexion. L'objectif n'est pas d'être tous d'accord sur tous les sujets. Chacun a une sensibilité différente. Nous ne sommes pas des IEN, des IA-IPR ou des Dasen imposant leur vision parce-qu'ils ont des titres qui leur permettent cette facilité, et qui se permettront de hausser le ton voire de gueuler sur ceux qui leur résistent.

Nous avons été juste professeurs, avons aimé notre métier mais avons fini par le quitter parce-que ces hauts fonctionnaires ne changent pas grand chose à leur manière de diriger les masses, et pratiquent trop souvent la critique négative et le moral de ceux dont la tête dépasse un peu trop à leur goût.

Un IEN, un IA-IPR, un Chef d'établissement, un Chef Service, un Chef de Division, un Dasen, un Recteur, un Inspecteur Général, ne sera pas heureux sur cette page car il y lira tout ce qu'il s'efforce de cacher, d'ignorer, dans l'exercice de ses missions.

Nous, notre objectif, c'est d'ouvrir la boîte de Pandore du système. Ça éclabousse. Ça offusque. Ça choque les artisans du "pas de vagues" habitués à exiger des agents qu'ils dirigent, de se taire, de ne rien entendre.

Ici, on dit tout, on se fout de savoir ce que cette sphère "du côté obscur de la Force" pense.

S'ils ne se sentent pas bien sur cette page, ils n'ont qu'à la quitter. Car ils sont trop habitués à imposer aux autres de se taire, de ne pas faire de vagues, serviteurs zélés pour obtenir les faveurs d'un puissant dans sa Cour.

Mais s'ils sentent qu'étant bridés professionnellement dans cet univers carcéral qu'est l'Education nationale, ils peuvent sous pseudo s'exprimer comme les autres dans un esprit positif et constructif, alors ils sont les bienvenus.

Voilà ce dont n'est pas capable l'IA. Et voilà pourquoi elle n'est pas la bienvenue ici.

L'IA détruit des emplois, des métiers, ferme des entreprises, est facteur de chômage et donc de pauvreté pour la masse, et d'enrichissement considérable pour une minorité.

Le boulot d'un ministre c'est a minima de se souvenir des professeurs décédés dans l'exercice de leur métier. Samuel Ber...
13/10/2026

Le boulot d'un ministre c'est a minima de se souvenir des professeurs décédés dans l'exercice de leur métier.

Samuel Bernard et Dominique Paty, vraiment ???

En plus dans le contexte de la semaine de commémoration de ces deux assassinats.

Il a improvisé et n'a pas été briefé par ses conseillers ? Il sert à quoi celui qui est chargé des discours ? Et celui qui est chargé de la communication ?

Quel amateurisme et quel manque de respect en mémoire de ces deux professeurs.

Lien vers la boulette du ministre en 1er commentaire

13/10/2026

Une partie des de l'Education nationale ignore être concernée.

Ces personnes, hommes et femmes, ont réalisé de brillantes études et découvrent en entrant dans ce métier qu'elles s'y font rapidement des ennemis parmi leurs collègues qui les trouvent "arrogant(e)s", "trop direct(e)s", "dérangeant(e)s" car elles repèrent rapidement les dysfonctionnements et les injustices auxquels elles sont par nature, hypersensibles.

Mais leur hypersensibilité n'est pas un sujet dans un système rigide comme l'Education nationale où leur est juste demandé, intimé, "de fonctionner".

Ces adultes qui ignorent avoir été dès leur naissance ou THPI, avoir un ou un , ont été harcelés jeunes à l'école, au collège, au lycée, isolés à l'université par les autres étudiants et ne comprennent toujours pas à l'âge adulte pourquoi les autres les évitent, les critiquent, les harcèlent, les jalousent.

Car ces professeurs ont des facilités intellectuelles bien plus importantes que les autres professeurs, trouvent des stratégies qui leur permettent de réaliser une quantité de travail nettement plus importante que certains de leurs collègues, qui pensent alors juste qu'ils veulent leur faire de l'ombre en attirant l'attention du chef d'établissement et de l'inspecteur.

Alors que ces HPI avec TSA ou TDAH sont juste des hyper créatifs qui veulent insuffler autour d'eux cette créativité qui déborde en eux et ne leur laisse aucun répit mentalement.

Leur esprit produit en permanence des idées, ça les conduit parfois au s'ils sont trop consciencieux et trop perfectionnistes.

Et c'est justement ces profils que les chefs d'établissement, les inspecteurs, les cadres administratifs, harcèlent et font souffrir, car ces personnes les surpassent en compétences et en idéation. Elles leur font craindre l'humiliation personnelle d'avoir de meilleures idées que leurs supérieurs hiérarchiques.
Cf Helpen Education nationale

Certains vont néanmoins les manipuler juste le temps de s'approprier leurs idées et leur travail pour les frustrer ensuite. Des IEN, des IA-IPR, des chefs d'établissement, des chefs de service en administration n'hésitent pas à pourrir le quotidien de ces HPI trop brillants, après les avoir utilisés à leur profit.

Une fois que ces "managers" ont obtenu ce qu'ils voulaient, la description des idées formulées, traduites en outils pédagogiques, en projets, en montages de nouvelles sections, ils n'hésitent pas à les jeter comme de vieux kleenex.

Voilà pourquoi il est devenu très utile à notre époque qui a beaucoup progressé sur ces sujets par rapport à l'époque des années 1950-2010, de chercher soi-même, pour son bon développement personnel, si l'on est concerné, par un bilan de personnalité dans un premier temps, notamment s'il y a suffisamment d'indices qui tendent à prouver qu'on est victime d'un harcèlement professionnel individuel ou collectif.

Dans les témoignages qui parviennent à notre association au fil des ans, nous repérons régulièrement des adultes HPI avec TSA ou TDAH qui ignoraient complètement cette facette de leur personnalité.

Et lorsque le "diagnostic" se vérifie, c'est une nouvelle vie qui s'offre à ces professeurs qui ne comprenaient pas les codes sociaux naturellement compris par 98,5% des neurotypiques depuis leur plus jeune âge.

Ces HPI avec TSA ou TDAH ont le sentiment de "revivre" enfin et de savoir qu'elles ne sont pas seules à se sentir "extra-terrestres" en décalage profond avec la majorité de ceux qu'elles côtoient au travail.

En 2026-2027 notre association communiquera beaucoup sur ce sujet. Et nous invitons ceux qui se sentent harcelés au travail, que ce soit par un collègue, leur chef d'établissement, leur inspecteur, ou en administration par un collègue ou leur chef de service, à chercher à approfondir cette connaissance d'eux-mêmes pour sortir de l'enfer de l'emprise psychologique et de l'humiliation progressive que crée le harcèlement.

Nous avons la chance de vivre à une époque où les groupes d'adultes diagnostiqués tardivement à l'âge adulte sont nombreux sur les réseaux sociaux, où ils peuvent enfin discuter et se rencontrer.

Un adulte HPI dont le QI théorique selon le test de Waeschler dit "WAIS IV" est supérieur à 130, a en fait 2,5% de chances seulement de croiser dans sa vie une personne avec laquelle il s'entendra bien. Ce qui lui occasionnera en fait une sensation d'isolement, et beaucoup de critiques du collectif "différent" dans son attitude.

Un non HPI dans la moyenne du QI d'une population, situé à 100, a plus de 50% de nouer amitié avec une autre personne. Ceux situés entre un QI de 80 et un QI de 120 ont plus de 80% de chances de bien s'entendre avec les gens rencontrés. Tous ont compris naturellement les "codes sociaux" en vigueur dans nos sociétés.

Ceux qui ignorent depuis leur enfance être HPI avec TSA ou TDAH sont juste des adultes en souffrance au travail qui ont compensé, quand leur parcours scolaire et professionnel le leur a permis, par de brillantes carrières, ou de brillants projets.

Au sein de notre association nous nous sommes ouverts à tous ces profils que nous savons maintenant aider.

Le Président Fondateur de notre association a découvert lui-même, à 59 ans, être THPI (QI > à 145) avec un TSA de type même si cette appellation a été délaissée au profit du simple sigle "TSA".

Il a longtemps porté ce fardeau pour n'en être pas conscient, constamment en décalage avec les autres dans tout contexte de travail, mais sa forte capacité d'idéation a toujours compensé. Depuis qu'il a découvert cet atypisme, et avoir finalement fait partie des "enfants à particularités non détectés à son époque", il a réappris et compris enfin le sens des codes sociaux utilisés en milieu professionnel et dans le quotidien. Il a découvert "un autre monde".

A notre époque d'Ecole inclusive, un PAP ou PAI lui aurait été fort utile pour prendre en compte "sa différence". Mais voilà, il n'est pas né à une époque aussi ouverte que la nôtre sur la prise en compte de la neurodiversité.

Aussi un parent qui apprend que son enfant est HPI, avec TSA ou TDAH, a tout intérêt à trouver hors de l'Ecole un professionnel pour l'aider à comprendre ses particularités et en tirer avantage. Notre Education nationale ne dispose pas de professionnels en nombre suffisant pour aider leurs enfants.

Car le système scolaire est basé sur le profil des neurotypiques, pas sur celui des neuroatypiques, HPI avec TSA ou TDAH.

Cette citation faussement attribuée à Einstein traduit la différence qui s'établit rapidement à l'Ecole dans les apprentissages entre enfants neurotypiques et neuroatypiques immergés dans les mêmes classes et où les neuroatypiques ignorent leurs particularités :

"Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera toute sa vie à croire qu'il est stupide."

13/10/2026

Témoignage, encore: une professeure du 2nd degré de 50 ans et 25 ans d'ancienneté.





"La situation est devenue invivable pour moi : hétérogénéité qui n’est plus gérable, montée de la violence, absence de soutien de la direction, répétition des arrêts, déclaration d’un accident de travail.

Mon chef d’établissement en a été informé suite à nos échanges, j’ai demandé du cadre, j'ai eu pas ou peu de soutien, j'ai envoyé une lettre à la Rectrice suite à une annulation de conseil de discipline, je n'ai pas eu d’aide proposée hormis médecine de prévention déjà consultée qui m’a dit ne pouvoir rien faire, peu d’aide des collègues à qui j’en ai parlé.

Je n'en peux plus de la violence, du manque de respect, du manque voir de l’absence de travail, de la solitude, de la perte de sens, de l’absence de formation et de la multiplication des problématiques.

Le métier devient trop dur nerveusement, les attaques des élèves et des parents trop fréquentes, trop d’élèves incapables de suivre le programme indiqué, en échec scolaire ne maîtrisant pas les fondamentaux.

J’ai envie de retrouver la joie de la transmission et du travail en équipe dans un autre contexte."

13/10/2026

Cette enseignante de 46 ans et plus de 20 ans d'ancienneté nous parle de ses difficultés qui la conduisent à se reconvertir.







J’ai obtenu une mutation vers Marseille l'an dernier mais cela ne se passe pas bien, je suis actuellement en arrêt maladie et ne m’imagine plus retourner dans mon établissement. Je crains que ma démission ne soit pas acceptée, je souhaiterais l’obtenir le plus vite possible.

J’ai déjà été confrontée à des difficultés mais jamais comme cette année : un élève de Maternelle extrêmement violent, qui frappe les enfants, qui me frappe, qui me crache dessus tous les jours.

Pas d’AESH, pas de soutien hiérarchique, je me sens en danger professionnel, moral et physique.

Sans soutien familial ni amical sur place, mon corps et mon moral sont sous tension et en souffrance (perte d’appétit, insomnies, angoisses). Je souhaite quitter la région au plus vite. Je ne souhaite pas compter sur une mutation dans un autre établissement de la région à la prochaine rentrée. Je veux partir.

L’inspectrice a déjà écarté la demande d’aide d’une collègue en concluant sa visite par : "ici je ne vois pas tellement un enfant qui pose problème mais plutôt des adultes maltraitants". Je ne vais pas faire appel à elle.

L’inclusion à tout prix, l’abandon politique, des responsabilités de plus en plus lourdes, ce que l’on me demande ce n’est plus humain. Je vais travailler dans la peur de l’élève intenable, de l’accident, du parent agressif. Le sentiment d’insécurité prend toute la place, il efface le plaisir d’enseigner, de la rencontre avec les enfants."

13/10/2026

Cette enseignante de 45 ans et 10 ans d'ancienneté avait eu une première carrière avant d'enseigner.

"Depuis 3 ans et après un changement d’école, mon bien-être au travail se dégrade, accusée d’être à l’origine du comportement difficile d’une élève la première année d'enseignement.

J’ai fait un burn-out , diagnostiquée TDAH à l'âge adulte. J’ai galéré pour regagner un peu de confiance de mon équipe.

L'an dernier, ma première inspection a été catastrophique si bien qu’on m’a donné "une seconde chance" qui s’est soldée par un bilan allant de « à consolider » jusqu’à « satisfaisant » . Je me suis sentie nulle et imbécile d’avoir pensé que je pouvais être une bonne enseignante et que c’était les autres qui avaient raison à propos de mon incompétence. Je suis découragée de travailler si dur pour de piètres résultats.

En ce moment, cela se passe un peu mieux car j’ai une nouvelle direction mais je n’arrive pas à me sentir à l’aise et le travail me cause des crises d’anxiété.

Je trouve aussi difficile de gérer les comportements des élèves avec les moyens et les (non-)formations que l’on nous donne.

Les élèves sont de plus en difficiles à gérer. J’ai peur de la fatigue attentionnelle et émotionnelle qui me rongent déjà. Et je ne partage pas la vision pédagogique de l’éducation nationale."

13/10/2026

Témoignage d'une professeure des écoles de 40 ans et 15 ans d'ancienneté.

"J'ai plusieurs fois rencontré des difficultés dans ma carrière, dont une fois qui m'a poussé à prendre une disponibilité, il y a 6 ans. La 1ère fois était lors de ma 1ère rentrée. Aujourd'hui, même si tout se passe bien, je ne me projette plus dans ce travail à court/moyen terme.
Les difficultés sont en lien avec les valeurs portées et ma place dans ce travail, qui ne font plus vraiment sens.

J'ai fait appel à la cellule RH de mon académie. La personne était à l'écoute, mais ayant déjà fait des recherches personnelles depuis longtemps, et engagé un autre projet, je connaissais déjà ce qu'elle me proposait. En revanche, rien ne m'a été proposé en termes d'accompagnement professionnel (rédaction CV, conseils pour la recherche...). Je n'ai pas parlé de ce projet à d'autres personnes, excepté quelques collègues, qui comprennent ma démarche et m'ont soutenu dans mes projets.

Mes difficultés sont multiples:
- Des enfants en difficultés (comportements, apprentissages) nombreux et face auxquels nous sommes parfois démunis.
- Une institution de plus en plus présente avec des demandes nombreuses et fastidieuses, au détriment des apprentissages (documents administratifs, documents de suivi des élèves, évaluation d'école)...
- Une institution absente en cas de difficultés.
- Un système qui nous demande d'adapter au cas par cas mais qui ne met pas en place ce qu'il faudrait.
- Des parents, parfois, trop peu ou trop présents dans l'école.
- Une inadéquation de plus en plus marquée avec mes valeurs."

13/10/2026

Cette enseignante de 44 ans et 20 ans d'ancienneté nous dit:

"Je ne peux plus exercer mon métier d enseignante pour des raisons de santé qui s accentuent d année en année.

J'ai rencontré plusieurs difficultés :
- difficultés de gestion du stress en m'exposant publiquement
- difficultés d'organisation et d'autodiscipline (gérer la préparation des cours, organiser les évaluations, corriger les copies, etc.)
- sentiment d'être régulièrement "submergée ".
-difficultés de gestion de classe (je suis en collège)
- difficultés d'adaptation (réformes, élèves à besoins particuliers, outils numériques)

Le métier d enseignant, par le stress qu'il génère chez moi, a accentué des problèmes de santé si bien que je suis maintenant bénéficiaire d une RQTH alors que tout allait bien avant d'entrer dans l'enseignement.

La porosité entre l'univers professionnel et personnel me paraît très complexe à gérer, créant ainsi une lourde charge mentale. La relation aux élèves nécessite de déployer une énergie que je n ai plus.

L'irrégularité des rythmes (travail intense, longues plages de vacances) est de plus en plus difficile à supporter pour moi sur un plan émotionnel. Ce travail est aussi très solitaire ce peut être un avantage en terme d'indépendance mais aussi de détresse en cas de mal-être ou difficultés.

A présent je me sens coincée car le reclassement et le détachement ne sont pas ouverts aux enseignants du privé sous contrat.
Je ne peux pas démissionner d un point de vue financier ni demander une disponibilité.

J'ai été inspectée il y a deux ans et le compte-rendu a été catastrophique. J'ai rencontré une RH de proximité qui m a conseillée de préparer un concours de catégorie B, mais ça me ferait rétrograder."

Témoignage d'une professeure des écoles de 50 ans, qui vient de réaliser cette reconversion après avoir travaillé dans l...
13/10/2026

Témoignage d'une professeure des écoles de 50 ans, qui vient de réaliser cette reconversion après avoir travaillé dans le privé.

"Je suis professeur des écoles depuis seulement septembre 2023 et cela ne correspond pas du tout au métier imaginé : tout mon temps libre est consacré a la préparation de ma classe, des relations avec les équipes pédagogiques très décevante, à la limite du harcèlement parfois, des classes difficiles, de nombreux élèves à besoins, des relations difficiles parfois avec les parents, bref un métier épuisant psychologiquement.

Et pourtant j'ai désormais 50 ans et il s'agit d'une reconversion. . J'ai obtenu le concours du CRPE au bout de 3 essais (donc 3 ans de tentatives) en juin 2023.

Les vœux exprimés au mouvement ne servent à rien : deux fois de suite on ma positionnée sur un poste de direction que j'ai refusé a deux reprises. Au final, je reste sur un poste a titre provisoire. Deux fois de suite aussi que j'ai une classe de ce2 cm1 avec l'impossibilité de répondre aux demandes de la hiérarchie. Les programmes sont impossibles à appliquer.

Je ne me sens absolument pas capable d'enseigner jusqu'à 67 ans . Le métier est difficile, exigeant et épuisant déjà à 50 ans. Les élèves sont difficiles, les familles aussi. Les attendus de l'IEN (inspecteur de l'Education nationale) sont de plus en plus inatteignables.

Je souhaite donc mettre.toutes les chances de mon côté pour trouver un autre poste : en mobilité interne, en détachement, en création d'entreprise et en dernier recours, en démissionnant."

Voilà ce que nous recevons régulièrement.

Bientôt un nouveau témoignage...

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