Stéphane Lebon-Services

Stéphane Lebon-Services Stephane Lebon, Audit, conseil et formation en Hôtellerie – Restauration

25/02/2026

Article issu du journal l’hôtellerie :

L’Umih Lille Métropole lance une Cellule d’entraide pour soutenir les restaurateurs en difficulté

Dans un contexte économique et humain tendu et face à la fragilisation croissante des entreprises du secteur de l’hôtellerie-restauration, l’Umih Lille Métropole a créé une Cellule d’entraide afin d’apporter un soutien aux restaurateurs en difficultés

Publié le 23 février 2026 à 11:27
Michaël Decherf et Laureen Monteil
Michaël Decherf et Laureen Monteil
Ce dispositif gratuit, confidentiel et pluridisciplinaire vise à apporter un soutien rapide, concret et humain aux professionnels confrontés à des situations critiques.

Un accompagnement sur mesure

La Cellule Entraide propose aux exploitants de la métropole lilloise :

Un espace d’écoute et de conseil avec des experts de la restauration et de l’accompagnement des entreprises ;

Une analyse personnalisée de la situation économique de l’établissement et des pistes d’amélioration de sa viabilité ;

Un soutien psychologique pour les dirigeants confrontés à des situations de stress ou d’isolement.

Une équipe de deux experts engagés aux côtés des dirigeants

L’équipe est composée de Laureen Monteil, ancienne restauratrice et désormais consultante en rentabilité des très petites entreprises (TPE), et de Michael Decherf, ancien traiteur restaurateur qui a aussi occupé les fonctions de juge au tribunal de commerce pendant 3 ans.

Fort de leurs expériences, les deux experts proposent de faire un point sur la situation du professionnel en effectuant un audit rapide afin de trouver des solutions. En cas de besoin d’accompagnement psychologique, le professionnel est orienté vers l’Apesa, dispositif national spécialisé dans l’accompagnement psychologique des dirigeants en souffrance.

Un accès simple, rapide et sans engagement

Les entrepreneurs intéressés peuvent contacter la cellule par email : [email protected] pour obtenir : un rendez-vous et un plan d’action personnalisé, sous 72 heures (après l’entretien).

Laureen Monteil tient à préciser que la cellule respecte un principe de confidentialité. Elle ne dévoile ni le nom des établissements qui contactent la cellule, ni le contenu des entretiens.

Un engagement fort pour l’économie locale

À travers cette initiative, l’Umih Lille Métropole affirme sa volonté de préserver l’activité économique locale et de protéger les emplois du secteur de la restauration. L’organisation patronale lilloise souhaite renforcer le tissu commercial de la métropole lilloise en soutenant les établissements fragilisés avant qu’il ne soit trop t**d.

« Demander de l’aide n’est pas un aveu de faiblesse, c’est souvent le premier pas pour sauver son entreprise », rappelle l’Umih Lille Métropole

30/05/2014

La technologie est-elle au service ou au détriment de la restauration ?
Mardi 27 mai 2014 à 18:15
Par Thierry Poupard

Récemment est paru un excellent article intitulé Les illusions de l’innovation inutile à lire absolument sur le site Mediaculture dans lequel Cyrille Frank, son auteur, fait le constat que les applications et autres innovations les plus connues sur internet connaissent un succès proportionnel à leur utilité pour le consommateur. Cela est-il transposable à la restauration ?

« IL ME FAUT UNE PAGE FACEBOOK »

Combien de restaurateurs ont déjà prononcé cette phrase volontariste ? L’expression même d’un besoin de technologie (« mes concurrents en ont une ») sans en avoir préalablement évalué l’usage et, surtout les bénéfices à en retirer pour eux-mêmes et pour le consommateur. Comme toujours, quand les moyens précèdent la réflexion et la stratégie c’est la quasi assurance d’aller à l’échec.

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Trop de restaurateurs voient en Facebook une cash machine. Gratuite ! Mais rares sont ceux qui savent que le taux d’engagement (J’aime, commentaires et partages) des pages Facebook comprenant entre 0 et 10 000 fans, ce qui est déjà énorme, est inférieur à 1% selon Emarketinglicious. Et ils ignorent sans doute que 96% des fans ne retournent jamais sur une page après l’avoir « likée » d’après l’étude du site canadien Grenier aux Chroniques ! Pour faire simple, les chances d’acquérir de nouveaux clients et d’en fidéliser via Facebook doivent être fortement relativisées.

AVANT TOUT, REPONDRE A UN BESOIN OU RENDRE SERVICE AU CLIENT

A quoi sert réellement Foursquare, en France, à part amuser quelques « amis » pour signaler où l’on se trouve ? Aucun restaurateur n’attribut de récompense à celles et ceux qui font des check-in réguliers dans son établissement. Qui flashe encore des QR Codes alors que l’on pensait que c’était la carte de visite incontournable du XXI siècle ? Deux exemples de générateurs de trafic très mal utilisés. Seuls les sites et les Apps qui correspondent à un besoin, répondent à une attente ou rendent un véritable service connaissent un nombre croissant d’utilisateurs. C’est le cas de TripAdvisor leader mondial des avis qui draine un nombre impressionnant d’internautes qui ne se fient plus aux sites internet des enseignes ni aux guides professionnels et de La Fourchette dont la part de marché est de 58% des réservations effectuées via les plateformes en ligne en France selon l’étude d’Addiction.travel.

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Une avancé technologique qui semble profiter autant au restaurateur qu’au client est l’affichage numérique et les prises de commandes digitales car elles procurent un gain de temps et tendent à accroitre sensiblement la dépense moyenne par rapport aux outils classiques d’après resofrance.eu : de 12,5% pour Wendy’s (la troisième chaîne de hamburger aux Etats Unis), de 4,5% pour les McCafé du Royaume-Uni.

LA TECHNOLOGIE COMME ATTRACTIVITE PRINCIPALE

La technologie a fait son entrée dans certains restaurants de sushis avec les tapis roulants en lieu et place des serveuses et serveurs. Ca amusait le client, au début… Il y a cinq ans le restaurant Rollercoaster S Baggers à Nuremberg en Allemagne a mis en place un système où les plats arrivent jusqu’à la table via des entrelacs de rails aériens, d’où son nom. Le restaurant Londonien Inamo a innové avec la projection de la carte du plafond sur les tables tactiles qu’il suffit de toucher pour commander. En Chine et au Japon ce sont des robots qui travaillent en cuisine. Enfin, la dernière innovation du genre est la livraison de pizza par des drones inaugurée par Francesco’s Pizzeria à Mumbai en Inde. A en croire l’Université d’Oxford il y aurait 92% de chances pour que la préparation et le service dans les fast-foods soient automatisés dans moins de 10 ans, selon resofrance.eu.

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Les points communs de ces avancés technologiques sont de trois ordres :

Une recherche de réduction des frais de personnel, plus que d’un réel bénéfice client, sauf dans le cas des drones qui évitent les embouteillages inextricables, mais gare aux collisions en vol
Un investissement très lourd et long à amortir
Une curiosité de la clientèle au départ, puis un risque d’érosion de sa fréquence de visite (déjà vu).
LA TECHNOLOGIE EST UN FACILITATEUR, PAS UN FACTEUR DE REUSSITE

Descendons de la sphère technologique pour constater qu’en France les enseignes qui sortent du lot en termes de création et de développement se situent sur le segment le plus porteur du marché actuellement, le gourmet burger, ou burger de qualité, ou encore gastro burger. Parmi les vingt enseignes ou plus qui se sont lancées à Paris il y a trois ans ou moins, citons les deux dont le réseau est le plus dense : le très français Big Fernand et ses « hamburgés » bien frenchy (4 ou 5 unités, des ouvertures prochaines et bientôt à Londres) et 231 East Street (déjà huit unités) au style très New Yorkais créé par le strasbourgeois Cédric Moulot. La réussite de tous ces restaurants tient, bien entendu à un produit main stream, le hamburger et à la qualité des composants, aux antipodes de la standardisation ou de l’automatisation : de bonnes viandes de race et de bons fromages français pour beaucoup d’entre eux. Comme quoi, la Hi Tech ne fait pas tout. Mais il leur reste à intégrer le paiement via smartphone, comme Starbucks l’a lancé aux Etats Unis il y a des années – outil de prépaiement, de fidélisation et d’accélération du service – pour que de la technologie utile intègre ces concepts.

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Remettons les choses en ordre : pour la restauration, comme dans la plupart des secteurs économiques, technologie ne doit pas être confondue avec gadget. Si elle est introduite pour distraire, elle fait office de paravent pour le produit, la qualité et le service, mais si elle propose un usage facile et une fonction utile comme simplifier la vie au client, améliorer son expérience et accroître sa satisfaction, elle l’incitera à en parler et à revenir fréquemment. La technologie ne vaut que si elle est au service du consommateur et du restaurateur. Et ne perdons jamais de vue l’humain.



Cet article a été mis en ligne sur snacking.fr le 27 mai 2014

Enfin !
13/04/2014

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La CPIH va faire cause commune avec deux autres organisations patronales, le SYNHORCAT et la FAGIHT L’heure est au...

27/03/2014

BILLET de Thierry Poupard

Le Snacking vole au secours des chaînes de restauration
Cela fait six ans déjà que la crise a commencé à frapper et que la restauration en subit les conséquences. Un article dans Metro News du 19 mars mentionnait une enquête dans laquelle 47% des Français affirment dépenser moins dans leurs sorties au restaurant. Presque un sur deux ! Puisque le consommateur ne sort plus, il faut aller le chercher là où il se trouve, dans les flux liés à d’autres besoins ou envies qu’un repas. Alors, après une longue période d’attentisme ou d’errance et de pauvreté en innovations ou en actions de marketing, la restauration de chaîne semble se réveiller.

Small is beautiful

En 2009, Quick Belgique innovait en ouvrant son Giant Bar dans la nouvelle extension de la gare de Bruxelles Midi qui ne pouvait accueillir un restaurant de taille réduite. En France l’enseigne parle aujourd'hui d’un projet comparable : le Burger Bar. En fait, des formats inspirés du Whopper Bar de Burger King. La logique est qu'il mieux vaut être présent en petit qu’absent. En 2011 le Groupe Flo lançait Red Hippo à La Défense, une sorte de modèle réduit du grand frère avec une gamme réduite, des hamburgers et l’ajout de la vente à emporter.

Plus récemment, Courtepaille vient de lancer son Comptoir, une sorte de kiosque aux prestations allégées pour s’adapter à un espace réduit. Puis, c’est au tour de Columbus Café, en partenariat avec l’industriel du sandwich Daunat, de créer un point de vente de 24 m2, Columbus & Daunature.

Moins de service, moins de choix, plus de rentabilité

Le succès probablement mitigé du premier Red Hippo à La Défense est dû au fait qu’il est sans doute encore trop gourmand en personnel. Ce qui n'est pas le cas de l'unité version kiosque installée au salon Franchise Expo qui excelle par la rapidité de son service : peu de personnel, prise de commande par hôtesse à l'accueil, self-service pour les boissons et desserts, paiement par une autre personne et dépose simultanée de la grillade par une troisième personne.

Trop de personnel en salle ? Qu’à cela ne tienne. Au Comptoir Courtepaille tous les produits sont en self-service sauf la grillade servie à table. Même principe au Columbus & Daunature où seul le café est servi ; pour le reste le client se débrouille lui-même, sans conseil, sans sourire, sans humain, comme au supermarché.

Pour celles et ceux qui connaissent ou ont eu l’occasion de découvrir le célèbre écailler-poissonnier Toinou à Marseille lors des Palmes de la Restauration du Leaders Club, la démarche fut similaire : la salle du restaurant traditionnel a été totalement déconstruite et transformée en un vaste espace self-service en flux linéaire, comme dans une vielle cafétéria pour les produits pré-emballés, les commandes étant réservées aux plateaux de fruits de mers. De quoi décontenancer et rebuter les clients habitués comme l’a reconnu son directeur.

Le service et le choix réduits contre la rentabilité augmentée, voilà une équation qui risque davantage l’actionnaire ou le franchisé que le consommateur.

Bye bye l'envie, retour au besoin

Cette tendance au développement des concepts de format réduit destinés à capter les consommateurs dans des flux où les chaînes n’étaient que peu présentes crée un sorte de pyramide de Maslow inversée : réduire le temps du repas, se servir soi-même, assouvir une faim pressante sur un lieu non destiné à se restaurer est un retour vers un besoin primaire où le plaisir s’estompe voire disparaît.

La restauration rapide, à format réduit, se rapproche toujours plus de la distribution, des pôles repas en libre-service dans les GMS. Que reste-t-il de l’envie et du plaisir ? Daunat n’est-elle pas une grande marque de sandwichs présente dans les supermarchés et superettes ?

Montée en gamme impossible, donc descente assurée

Il semble désormais probable que les chaînes s’acheminent vers une croissance et un développement via leur offre snacking concomitante au statut quo de leur offre classique, celle qui a fait leur succès d’avant 2008. Dans un autre secteur, l’automobile, on constate que le succès de Dacia fait le malheur de sa maison mère Renault. Les chaînes de restaurations assises avec service à table se rapprochent donc de celles de snacking avec service partiel ou absent, creusant ainsi un peu plus le clivage entre la haut de gamme et le low-cost et contribuant, par leur propre mutation, à l’affaissement du segment de milieu de gamme qui sera, on peut le supposer, défendu uniquement par les restaurateurs indépendant

Sans snacking, point de salut

Imaginons que les chaines ne soient pas à la recherche d’extension ou de diversification de leur concept ou qu’elles n’en trouvent pas. La conséquence sera une baisse récurrente de la fréquentation, un marketing toujours aussi faible, une diminution de la rentabilité, une moindre attractivité pour les investisseurs et candidats franchisés et un arrêt de l’expansion ? Cette situation de blocage aurait raison de l’enseigne à plus ou moins brève échéance.

Alors soyons positifs. Mieux vaut créer des points de vente employant une dizaine de salariés qu’en fermer un, puis deux, puis trois… comptant plus de 30 employés chacun. Et si ces ouvertures version snacking permettent de redresser la rentabilité de la chaîne, c’est une recette 100% gagnante : emplois préservés plus emplois créés, franchisés recrutés, investissements plus légers, et du cash-flow à réinvestir. Un beau cercle vertueux !

A quand un kiosque moules-frites sur un quai de gare ? Où donc un stand de brochettes à déguster sur le pouce ? Et un pack de gambas grillées à emporter ? Pourquoi pas des enseignes de coffee-shop ou de restauration rapide à bord des TGV plutôt que la pseudo nouvelle offre qui mixe une enseigne de grande distribution avec une marque totalement inconnue et chère. McDonald’s l’a réalisé dans des trains et même des avions.

Alors, si la préservation et le développement d’un segment de marché passe par sa mutation vers un autre segment, fut-il plus économique, il n’y a pas à hésiter. Mieux vaut évoluer tel un caméléon léger que se trainer et finir comme un lourd dinosaure. Et que le snacking vole au secours de la restauration avec service à table !


Accueil service, marketing ventes, communication point de vente et internet pour la restauration et le commerce spécialisé

Donnez votre avis !
22/03/2014

Donnez votre avis !

Dès cet été, la mention « fait maison » devra être inscrite sur les cartes des restaurants, à côté des plats entièrement cuisinés sur place à partir de produits bruts ou de produits traditionnels de cuisine. Dans ce cadre, Sylvia Pinel ouvre une grande consultation en ligne, du 4 mars au 4 avril 201...

11/02/2014

Rémunération : quelle alternative à l'augmentation de salaire ?
Publié le 21/01/2014 par Delphine Collet

Dans une conjoncture économique qui laisse peu de visibilité, augmenter les salaires représente un risque pour la pérennité de l'entreprise. Néanmoins, il existe un panel de leviers pour fidéliser vos collaborateurs sans passer par la case augmentation de la masse salariale. Exemples.

Rémunération : quelle alternative à l'augmentation de salaire ?
Comment maintenir l'implication de vos troupes sans pour autant plomber votre masse salariale ? La solution idéale dépend de chaque entité, selon Colin Bernier, avocat associé en charge de l'activité Human capital chez EY. " Que souhaite le dirigeant : garder ses meilleurs éléments ? Se développer à l'international ? Récompenser la performance collective ? Individuelle ? Que préfèrent les salariés : disposer de cash immédiatement ? Dans 10 ou 15 ans ? Bénéficier d'une meilleure mutuelle ? Améliorer leur retraite ? Même s'il est impossible de contenter tout le monde, il est important d'interviewer la population ciblée ou représentative pour détecter les attentes et affiner le système. "

Ce travail effectué, il s'agira de mettre en oeuvre un panel d'outils, des titres restaurant aux actions gratuites en passant par le Cesu préfinancé (Chèque emploi service universel), la voiture de fonction, un Perco, de l'intéressement, etc. Ou d'optimiser les dispositifs déjà en place : renégocier les cotisations avec votre prestataire mutuelle, augmenter l'abondement au P*E, adapter le bonus à la fonction, etc.

" Il est également important de bien communiquer auprès des bénéficiaires, rappelle Philippe Burger, associé Capital humain chez Deloitte. Ces éléments de rémunération globale doivent être valorisés pour mieux capitaliser dessus. "

A comme Actions gratuites
Les actions gratuites sont des actions de l'entreprise attribuées gratuitement à un collaborateur. Ce dernier est assuré de réaliser une plus-value au moment de leur revente, ce qui n'est pas le cas des stock-options de sociétés cotées, dont la valeur peut avoir baissé. La contribution patronale s'élève à 30 %.

Une pratique peu répandue en France " mais qui rend le message d'autant plus fort à ceux qui en bénéficient, fait remarquer Colin Bernier (EY), qui enfonce le clou : Vaut-il mieux avoir 100 % d'une entreprise qui vaut 100 ou 80 % d'une entité qui vaut 250 ? "

C comme Cesu préfinancé
Calqués sur le principe des titres restaurant, les Cesu sont préfinancés totalement ou partiellement par l'employeur. Nominatifs et affichant une valeur définie, ils permettent au salarié de régler certaines prestations de services à la personne (garde d'enfants à domicile, travaux ménagers, etc.). La part financée n'est pas soumise aux cotisations sociales dans la limite annuelle de 1 830 € par salarié, et bénéficie d'un crédit d'IS de 25 %, plafonné à 500 000 € par an.

I comme Intéressement
Facultatif, l'intéressement est un dispositif qui permet d'associer financièrement les salariés aux résultats ou aux performances de leur entreprise. La répartition peut être uniforme, proportionnelle au salaire et/ou au temps de présence. L'intéressement doit faire l'objet d'un accord d'entreprise d'une durée de trois ans.

Le montant global de la prime d'intéressement ne peut dépasser 20 % de la totalité des salaires bruts versés et son montant individuel, la moitié du plafond annuel de la Sécurité sociale (18 774 € pour 2014) pour être exonéré de cotisations sociales (hors CSG et CRDS).

Toutefois, la prime est soumise au forfait social (20 %), " ce qui reste toutefois plus avantageux que les 45 % de charges ", fait remarquer Colin Bernier (EY).

Enfin, l'intéressement est imposable sur le revenu sauf - et c'est ce qui fait son intérêt - en cas de versement sur un plan d'épargne d'entreprise (P*E) ou un plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco). Un dispositif avantageux qui plaît beaucoup selon les experts.

À noter qu'une prime d'intéressement ne peut se substituer à un élément de salaire existant : suppression ou réduction d'une prime annuelle par exemple.

P comme Participation
Obligatoire dans les entreprises de plus 50 salariés, la participation peut aussi être mise en place dans les PME en dessous de ce seuil. La formule légale de calcul de la réserve de participation est basée sur le bénéfice net de l'entreprise.

La participation est exonérée de cotisations sociales (hors CSG et CRDS) et d'impôt sur le revenu. Elle est obligatoirement reversée sur un compte (fonds commun de placement d'entreprise ou Sicav d'actionnariat salarié) pour cinq ans (dix cas de déblocage anticipé sont permis par la loi : mariage, surendettement, etc.) et ne peut excéder 75 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (28 161 € pour 2014).

P comme P*E
Le P*E (ou PEI, plan d'épargne interentreprises) est un dispositif collectif d'épargne salariale mis en place volontairement par l'entreprise. Il permet au salarié de se constituer un portefeuille de valeurs mobilières.

L'abondement de l'entreprise peut atteindre jusqu'à 300 % du versement annuel volontaire du salarié. Il est limité à 8 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (3 004 € en 2014) par an et par collaborateur. Les sommes versées y sont bloquées pendant cinq ans (sauf cas de déblocage anticipé), puis sont libérées sous forme de capital.

Le P*E peut être mis en place dans le but de recevoir les sommes issues de l'intéressement et de la participation.

P comme Perco
Le Perco est ouvert à l'initiative de l'entreprise (ou par accord collectif aux entreprises de moins de 250 salariés) ayant déjà mis en oeuvre un P*E (ou un PEI). Toute entreprise qui a mis en place un P*E depuis plus de trois ans doit ouvrir une négociation en vue de sa mise en place.

Le Perco permet au salarié de se constituer une épargne accessible au moment de la retraite. Les sommes versées par le salarié peuvent provenir notamment des versements volontaires et de l'intéressement (dans la limite de 25 % de la rémunération annuelle) et de la participation.

Les sommes déjà versées dans un P*E (ou un PEI), avant l'expiration du délai d'indisponibilité, peuvent être transférées sur un Perco. L'entreprise a la possibilité d'effectuer un versement initial, si le règlement le prévoit, même en l'absence de contribution du salarié, ainsi qu'un versement complémentaire issu de la participation, limité à 16 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (6 008 € en 2014) par an, et ne pouvant excéder le triple de la contribution du salarié.

Les sommes versées par l'employeur sont exonérées d'impôt sur le revenu, contrairement aux sommes versées par le salarié. " La retraite devient un sujet de plus en plus important, et le Perco apporte une vraie solution dans l'entreprise ", annonce Guillaume Pican, directeur de la division RH chez Michael Page.

V comme Voiture de fonction
" Même s'il est le moins innovant, c'est un avantage à ne pas sous-estimer, fait remarquer Guillaume Pican. Il peut, en outre, être assorti d'une carte essence. "

Y comme Y a qu'à être original
Soyez inventif. Il existe un panel quasi infini de solutions : chèques cadeaux pour fêter la fin d'année, places dans des crèches interentreprises, accès à une conciergerie, intervention d'un coach sportif, financement d'actions pour arrêter de fumer...

Faciliter la vie de vos collaborateurs est une voie qui permet de vous différencier et, qui plus est, fidélise. " Mieux concilier vie professionnelle et vie privée : un vrai sujet de société qui débouche sur des avantages très innovants et très appréciés ", conclut l'expert de Michael Page.

Mot clés : Motivation | Actionnariat salarié | Epargne salariale | Rémunération | Cesu

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