14/09/2016
"Un spaghetti, des spaghettis" diront certains. "Mais non, des spaghetti" diront d'autres. À qui les premiers pourront rétorquer "Mais alors, comment tu dis pour un ?"
Effectivement, ce genre de problème se pose souvent avec les mots d'origine étrangère intégrés à notre langage quotidien. Pour faire simple, la recommandation de l'Académie française est d'appliquer les règles d'usage du français ; leur intégration dans notre langage entraînant de fait leur francisation : un spaghetti, des spaghettis.
Mais... car il y a toujours un mais dans la langue française (mais c'est aussi ce qui fait son charme)... Mais donc, dans certains domaines, il y a une préférence à conserver les mots sous leur forme originale. On peut comprendre qu'un restaurateur italien souhaitera parler de spaghetti, plutôt que de spaghettis... mais, s'il devait en parler au singulier, il vous parlerai d'un spaghetto. Eh oui, leur forme originale doit alors être respectée au pluriel comme au singulier. De plus, il faudrait théoriquement, dans ce cas, les écrire en caractères italiques (code de la langue française usité pour les mots étrangers).
Quelques exemples :
un scénario, des scénarios (en italien : scenario, scenarii (autrefois)/scenari (actuel))
un média, des médias (en latin : medium, media)
un bagad, des bagads (en breton : bagad, bagadoù)
un boss, des boss (en anglais : boss, bosses)
un graffiti, des graffitis (en italien : graffito, graffiti)