19/12/2025
Opération portes ouvertes dans les Halles de Saint Nazaire : le Père Noël est passé… les portes étaient ouvertes !
Je suis né le 25 décembre.
Autrement dit, je connais bien le Père Noël.
Mais cette année, ce n’est pas lui qui est passé dans les Halles de Saint-Nazaire.
Dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 décembre, les portes des Halles municipales sont restées ouvertes.
Résultat : sept commerces ont été cambriolés.
Sans effraction. Sans violence. Sans bruit.
Comme on entre dans un lieu public — parce qu’il l’était encore.
Le préjudice, lui, est bien réel.
Pour mon seul commerce : 2 000 € de marchandises volées, à quelques jours des fêtes. Pour les autres commerçants, des pertes tout aussi concrètes, à un moment décisif de l’année.
Les assurances, appliquant strictement leurs contrats, ont refusé toute indemnisation en l’absence d’effraction.
On peut donc être volé collectivement, sans que personne ne soit juridiquement reconnu comme victime.
Nous nous sommes alors tournés vers la Ville de Saint-Nazaire, gestionnaire des Halles et responsable de leur sécurisation.
Dans sa réponse, la mairie indique regretter les vols, coopérer avec la police, mais précise surtout que sa responsabilité n’est ni établie, ni même recherchée à ce stade.
Aucune prise en charge financière ne sera accordée.
Il est également rappelé que le risque zéro n’existe pas et qu’il appartient à chaque commerçant de sécuriser ses biens, voire d’éviter de stocker les marchandises les plus onéreuses.
Autrement dit :
les portes peuvent rester ouvertes,
sept commerces peuvent être pillés,
mais la responsabilité publique, elle, reste soigneusement fermée.
Face à cette situation, je ressens surtout une tristesse profonde : celle de voir un dysfonctionnement collectif traité comme une somme de problèmes individuels.
Ce texte n’est ni une attaque, ni une polémique.
C’est une question simple, adressée calmement :
👉 Quand un bâtiment municipal reste ouvert toute une nuit et que sept commerces sont cambriolés, qui est responsable ?
À Saint-Nazaire, la réponse semble être : personne. Et tout d’un coup, je ne crois plus au Père Noël !