18/04/2022
Une étiquette ne résume pas un enfant
Si les critères permettant d’identifier le TDAH sont identiques pour tous (une série de symptômes, associée à des retentissements marqués dans différents milieux de vie, présents depuis suffisamment longtemps et avant un certain âge, et une analyse approfondie permettant d’exclure d’autres causes possibles aux difficultés observées) et si les patients qui en souffrent partagent des spécificités similaires et des altérations proches, il existe de très nombreuses façons dont ils peuvent différer les uns des autres (Marquand et al., 2016 ; Brown, 2017).
Ainsi, nous pouvons lister, notamment, des différences dans la gravité de l’altération (légère, moyenne ou sévère en fonction de l’intensité des symptômes et des problèmes engendrés dans le quotidien), dans l’âge d’apparition des symptômes (les manifestations pouvant apparaitre avant l’âge de 6 ans, pendant la période scolaire, durant l’adolescence, lors de l’entrée en supérieur ou seulement à l’âge adulte), dans la persistance ou la rémission des symptômes au fil du temps (les retentissements liés au TDAH pouvant diminuer significativement - voire disparaitre - au fil du temps ou, au contraire, persister et continuer d’entraver le fonctionnement d’un individu tout au long de sa vie), mais également au niveau des manifestations ou particularités observées (inattention prédominante, agitation ou impulsivité prédominante, problèmes de comportements en avant-plan, etc.). (Brown, 2017)
Par conséquent, plusieurs auteurs proposent de parler d’un spectre du TDAH pour pouvoir faire état de de la diversité des profils et de la multiplicité des manifestations, ainsi que de leur évolution au fil du temps (variabilité inter- et intra-personnelle). (Brown, 2017 ; Barkley, 2018).