19/08/2021
Tu n’es pas la passion, la joie, la tristesse, la colère, l’orgueil....
La passion, la joie, la tristesse, la colère, l’orgueil sont en toi.
Tu choisis ce qui rentre et ce qui sort et tu sens.
Rien de ce qui rentre n’est impur car ce sont les choses du monde. Mais ce qui sort peu te rendre impur.
Ce que tu es ? Une tête de lecture.
Ce que tu es ? La création puisque tu es, et sa conscience puisque tu sens. Tout le reste est ton choix.
Ce que tu sens ? Le vent dans tes cheveux, la pluie sur ton visage, le ba**er de ta femme, les caresses de tes enfants.
Et pourtant tu n’es rien. Rien de plus que tout ce qui t’entoure.
Et pourtant tu es tout, mais tu peux nous quitter à la fin de cette phrase. Est tu conscient ? Sait tu que tu n’es qu’au présent ? Tu n’es ni ton souvenir ni tes espoirs.
Tu es le pas qui s’allonge sur le chemin du travail, la paix quand tu t’endors.
Tu es le sourire que tu fais au passant qui s’écarte.
Tu te lèves et tu marches et tu sens que tu marches, avec la plante de tes pieds tu aimes le sable et les vagues. Tu souris ?
Ton corps te permet de réagir au monde. Sans ton corps tu n’es rien dans ce monde de matière.
Et pourtant ce corps cesse de vivre quand tu t’absentes.
Qui es-tu ?
Comme un escargot tu portes ton logis.
Et tu parts dans la vie, tu te promènes et vie.
Le miracle de la vie est la mise en matière de l’abstrait.
D’abstrait tu es fait, en doutais-tu encore ?
Et l’abstrait ne meurt jamais.
Le corps meurt ou plutôt se transforme, avec ses pensées, son intellect, son histoire.
Il ne reste que l’abstrait et la sensation du « tout ».
Alors tu ne penses plus, le temps n’existe pas ou tu t’éveilles.
Mais t’es-tu endormie ?
Non ! Tu t’éveilles de ta vie, dans cet état que tu ignorais.
Mais je t’ais dis tu ne penses plus. Tout est partie avec ton corps.
Il ne te reste que la plénitude. Tu es une sensation.
Tu ne penses pas mais tu sais tout. C’est inscrit dans l’abstrait.
C’est l’univers qui t’apparait