Les Poètes

Les Poètes Nous aimons l'ivresse et l'utopie, la télévision et Instagram, quand les choix des patrons chuchot

2025 ?!!!....Les Poètes vous la souhaitent bien joyeuse....
01/01/2025

2025 ?!!!....
Les Poètes vous la souhaitent bien joyeuse....

06/11/2024
AU BONHEUR D’ABATTRE.Ces élections plus ou moins bienvenues créent un bo**el sans précédent. Mais ce qui me préoccupe le...
20/06/2024

AU BONHEUR D’ABATTRE.

Ces élections plus ou moins bienvenues créent un bo**el sans précédent. Mais ce qui me préoccupe le plus – et que je vous invite à méditer – ce sont les mots utilisés.

Je n’entends pas – ou si peu – parler d’idées, de programmes, de philosophie ou de convictions. Ni même de partis. Ni même de droite, de centre ou de gauche.
Je n’entends pas de projets, je n’entends pas d’optimisme, je n’entends que des terreurs qui s’affrontent dans un sordide pessimisme.
En guise d’avenir, on n’aurait donc le choix qu’entre celle des trois qui nous ferait le moins peur : l’extrême droite, l’extrême gauche ou l’extrême lassitude.

Les mots, le langage, sont les supports de l’intelligence. Ils permettent de se comprendre, plutôt que s’affronter. Ils autorisent la nuance et façonnent la pensée.

Les mots utilisés dans cette période de « campagne » sont bestiaux et primaires. Ils se hurlent au lieu de s’expliquer. Ils sont d’une violence imbécile.
Mais manque de pot, ils signifient quand même quelque chose et, surtout, ils témoignent de leur époque.
Ils témoignent d’une tendance sûrement inéluctable qui m’interpelle et m’attriste.

On ne vote pas « pour », on vote « contre ».
On n’exprime pas ses choix, on hurle ses rejets.
On ne cherche pas ce qui est bon dans un bilan, on ne garde que ce qui est mauvais.
On n’aime pas aimer, on adore détester.
On ne croit pas, on condamne.

Les vieux cons disent que c’était mieux avant. Je ne sais pas.
Ce que j’observe quand même – et ça ne date pas d’aujourd’hui – c’est que
Valéry Giscard d’Estaing a quitté le pouvoir en faisant l’unanimité contre sa personne.
François Mitterrand : pareil.
Nicolas Sarkozy : pareil.
François Hollande : pareil.
Et Emmanuel Macron est entrain d’atteindre des sommets en matière de détestation.
Va savoir pourquoi, il n’y a que Chirac qui n’ait pas pris trop cher…

J’ai parfois l’impression que depuis Louis XVI, on n’a qu’un projet politique partagé par tous : brandir la tête du monarque au bout d’une pique. Ça fait mine de nous amuser, de dire qu’on retrouve bien ici cet esprit franchouillard réputé nous rassembler…

Mais je suis désolé, moi ça ne me rassemble pas.
Je suis fondamentalement déçu que les hommes politiques en général se laissent ba**er par le système qu’ils sont censés piloter. J’en veux (bêtement et impuissamment, je l’avoue) aux médias de réduire le débat à quelques mots-clés qu’on se balance comme des grenades incendiaires. J’en veux (bêtement et impuissamment, je l’avoue) à internet et aux réseaux de rétrécir encore plus le débat et de laisser les grenades à la portée de n’importe quel crétin. Je m’en veux de regarder ça les bras ballants et de n’y rien pouvoir faire.

Non, ça ne me rassemble pas, ça me disloque.
Ça me fait c***r de voir partout autour de moi des gens qui pensent avec des gants de boxe et qui ne semblent animés que par une libido toxique : le bonheur d’abattre.

16/04/2024

Y’a deux ou trois imbéciles qui ont décrété qu’il fallait poster sur les réseaux plusieurs fois par semaine pour être vu. Du coup, les influenceurs, les community managers et les benêts suiveurs rivalisent de banalités pour nous encombrer de contenus qui n’intéressent personne d’autre que les intéressés. Aucun ne semble avoir appris que pour intéresser, la moindre des politesses est d’être intéressant…
Mais non, ils s’en foutent. Pour remplir leur foutu agenda de publications, ils chopent le moindre ragot qui traine dans les couloirs de leur boite, une photo de quelques blaireaux qui inaugurent un nouveau hangar, une convention force de vente qui a picolé pendant deux jours de cohésion aux fins fonds de la Lozère, l’obtention de la soixante-quatrième certification RSE, le manuel d’utilisation de la nouvelle charte éditoriale… Tout est prétexte à blablater pour fourguer du contenu…
C’est épuisant. Surtout, au lieu de révéler ce que les marques ou les entreprises ont d’original, de distinctif, de concurrentiel, ça ne fait que les aplatir, ça les nivelle par le bas, ça ne permet plus de distinguer qui a dit quoi ni qui a fait quoi…
Pourtant, on aimerait savoir combien gagne le boss et ce qu’il fait de son pognon. On aimerait savoir si Monique est homosexuelle ou si elle couche avec Roger. On aimerait savoir si le nouveau brevet a été développé à l’interne ou si c’est Raymond qui l’a craqué à son ancienne boite…
C’est vrai, quoi, faute de lire des trucs intelligents qui témoigneraient de l’âme et des engagements des firmes, on aimerait au moins avoir de bons vieux ragots, du cul, de la baston, du scandale, de la méchanceté…
Même pas. On peut comprendre que les vieux patrons s’en foutent : ils n’ont toujours pas réussi à installer TikTok sur leur Nokia 1011. Mais les autres ?! Ils manquent de temps ou de courage ? Ils manquent de personnel ou de convictions ? Ils manquent d’idées ou d’ambitions ?
Dommage. Dans un vaste élan de démocratie participative – ou de démagogie démissionnaire – beaucoup ont laissé la parole aux crétins. Mais ce n’est pas grave. Ce qui est grave, c’est de ne pas la reprendre, au moins de temps en temps.

02/03/2022

Voilà voilà...

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