02/02/2026
𝐆𝐫𝐞𝐟𝐟𝐞 𝐝𝐞 𝐛𝐨𝐢𝐬 𝐞𝐭 𝐞𝐦𝐩𝐫𝐞𝐢𝐧𝐭𝐞 𝐧𝐮𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 : 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐩𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐚𝐛𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐞𝐧 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐚𝐮𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
Cela faisait un moment que l’atelier était discret sur les réseaux. Il faut dire que j'ai été beaucoup occupée par un chantier particulièrement prenant à Strasbourg, le temps a filé…
𝐂𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐭 𝐦𝐚𝐫𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐨𝐧𝐜 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟔.
Mercredi, j’ai accueilli à l’atelier un collègue pour un traitement un peu particulier, sur un ouvrage du début du XVIIᵉ siècle (1604). L’ouvrage a perdu sa couvrure en cuir et présente un 𝐚𝐢𝐬 𝐢𝐧𝐟𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐮𝐫 dont la moitié est 𝐥𝐚𝐜𝐮𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞.
Pour ce cas, j’ai fait appel à l’𝐞𝐱𝐩𝐞𝐫𝐭𝐢𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝑱𝒆𝒂𝒏-𝑴𝒂𝒓𝒊𝒆 𝑮𝒖𝒊𝒏𝒂𝒓𝒅, 𝐬𝐩𝐞́𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞́ 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐧𝐮𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐬𝐜𝐚𝐧 𝐝’𝐨𝐛𝐣𝐞𝐭𝐬 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐦𝐨𝐧𝐢𝐚𝐮𝐱.
L’objectif : 𝐬𝐜𝐚𝐧𝐧𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐩𝐥𝐚𝐭 existant afin de capter numériquement son empreinte, et permettre ensuite l’𝐮𝐬𝐢𝐧𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐞.
L’un des grands avantages de cette méthode est son caractère non invasif : aucun prélèvement, aucune intervention directe sur l’œuvre. Le scan permet de 𝐜𝐚𝐩𝐭𝐞𝐫 𝐥’𝐞𝐦𝐩𝐫𝐞𝐢𝐧𝐭𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐚𝐜𝐭, 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐞𝐧 𝐨𝐟𝐟𝐫𝐚𝐧𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐞𝐱𝐭𝐫𝐞̂𝐦𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧. Cette approche est particulièrement pertinente dans le cas de pertes complexes, avec des 𝐚𝐫𝐫𝐚𝐜𝐡𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐨𝐮 𝐝𝐞𝐬 𝐳𝐨𝐧𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐞̀𝐬 𝐢𝐫𝐫𝐞́𝐠𝐮𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬, car l’empreinte numérique permet une greffe au plus juste, avec un emboîtement fidèle du comblement sur l'original.
Cette intervention s’inscrit dans une démarche pleinement 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐚𝐛𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞, où les compétences se complètent :
– la numérisation et l’usinage du bois par mon collègue,
– puis, de mon côté, la reprise des coins, chanfreins et finitions, avant la mise en place de la greffe en bois.
Vous trouverez ici quelques images de cette première étape.
La suite viendra bientôt, avec des photos de la pièce usinée puis de son intégration à l’ouvrage.