15/06/2026
Les agresseurs choisissent leurs proies.
Dans un témoignage récent, une artiste raconte comment, en revisitant des photos de coulisses d’une tournée passée, elle a été frappée par une pensée glaçante : pendant qu’elle vivait ce qu’elle décrit comme un “rêve éveillé”, une autre femme, au même moment, pouvait être en train de vivre tout l’inverse, sans protection.
Et elle met le doigt sur quelque chose de surprenant : la violence n’est pas seulement une question d’individus isolés. Elle est aussi une question de contexte, de position sociale, de “qui est visible, qui est protégé et qui ne l’est pas”.
Mais il y a un niveau encore plus inconfortable.
Celui que beaucoup de cliniciens et chercheurs en trauma évoquent aujourd’hui : ce que certains agresseurs perçoivent chez leurs victimes n’est pas aléatoire.
Ils ne choisissent pas au hasard.
Ils repèrent souvent, consciemment ou non, des signaux de vulnérabilité :
une posture intérieure, une difficulté à poser une limite, un effacement de soi, une absence de sentiment de sécurité dans le corps.
Le docteur Gabor Maté parle souvent de cette réalité dérangeante : les expériences traumatiques ne disparaissent pas, elles s’inscrivent dans le système nerveux, dans la manière d’être au monde et peuvent être “lues” par l’environnement.
Je dois quand même souligner une chose importante :
👉 la responsabilité de la violence n’appartient jamais à la victime.
Mais cela ouvre une autre compréhension : notre état interne influence la façon dont nous sommes perçus, approchés, et parfois ciblés.
Et c’est là que le sujet devient profondément systémique.
Parce que la vraie question n’est pas : “comment ne pas être une cible ?”
La vraie question est : comment reconstruire, à l’intérieur du corps, une sensation de sécurité suffisamment stable pour que quelque chose change dans la façon dont on habite l’espace, les relations, les limites ?
C’est exactement là que le travail somatique devient central,pour retrouver une présence incarnée, claire, habitée.
Une présence où le système nerveux n’envoie plus malgré lui des signaux d’alerte ou de retrait permanent.
Je sais, ce type de réflexion est inconfortable.
Mais il remet aussi la responsabilité là où elle peut réellement agir : dans le pouvoir individuel que nous avons chacun, chacune de restaurer de la sécurité intérieure, progressivement, respectueusement.
Afin qu'on puisse y exister autrement.
J'attirais pendant des années les pervers narcissiques jusqu'au jour où suite à ma thérapie j'ai pu changer quelque chose à l'intérieur de moi. Et vous, qu'est-ce qui se répète dans votre vie?
Ventralement ☘️,
Carmen
💚 Carmen Scarlat | Régulation du système nerveux & réparation des traumas
Membre de l'International Institute for Complementary Therapists
📍 Neurosciences | Somatic Experiencing | Compassionate Inquiry | Théorie polyvagale
⚡ Vous avez tout essayé ? Et si la solution était dans votre corps ?
🧘 Pour un Apaisement profond & durabl