20/12/2025
Avons‑nous oublié l’essentiel : la solidarité et le mutualisme ?
En visitant au Maroc le grenier fortifié d’Agadir Inoumar, j’ai été frappé par l’ingéniosité d’une civilisation qui avait compris quelque chose de fondamental : la sécurité collective passe par l’épargne mutualisée.
Ce grenier n’était pas seulement un bâtiment.
C’était un fonds de garantie communautaire, un coffre‑fort partagé où chaque famille déposait une part de ses récoltes et de ses biens précieux.
En cas de coup dur, la communauté soutenait les plus fragiles.
C’était de la microfinance avant l’heure, fondée sur trois piliers simples :
la confiance
la solidarité
la gouvernance locale
Et je me demande : avons‑nous, aujourd’hui, oublié l’essentiel ?
Nous avons remplacé le mutualisme par l’individualisme, la proximité par la bureaucratie, la solidarité par la financiarisation.
Résultat : nos jeunes n’accèdent plus au logement, nos territoires se fragilisent, et chacun se retrouve seul face aux difficultés.
Pourtant, les solutions existent.
Nous pouvons — comme d’autres peuples avant nous — recréer des formes modernes de mutualisme, comme un Fonds de Garantie Citoyen, pour aider les jeunes à s’installer, entreprendre, vivre dignement sur leur territoire.
Les anciens nous montrent la voie :
👉 on ne construit rien de durable sans solidarité.
👉 on ne protège personne sans mutualisme.
👉 on ne transmet rien sans communauté.
Peut‑être est‑il temps de s’en souvenir.
Au Maroc, nous sommes partis explorer un vestige impressionnant de la civilisation amazighe : le grenier fortifié d’Agadir Inoumar, qui servait autrefois à stocker les récoltes et les biens précieux des habitants des villages alentours. Accompagnés de son guide, Abderrahmane, nous avons déco...