16/12/2025
Le nombre de gens torturés, puis exécutés, dans notre pays, par l'occupant n**i et ses complices est faramineux!
Gilles Jamain (1925-1943). Un adolescent connaissant le sens du devoir. Né à Saint-Nazaire-sur-Charente, Gilles Jamain, fait des études de plâtrier quand la guerre commence. À seulement seize ans, l’apprenti plâtrier (décembre 1941), qui est un grand gars rouquin, va rejoindre les Francs-Tireurs et Partisans. On lui confie la direction d’un petit groupe chargé notamment de la protection armée des saboteurs de la région de Rochefort. Il assure aussi, sous l’autorité d’un certain Sallé, la formation des jeunes résistants. C’est une affaire de famille car il effectue cette mission avec son beau-frère, Maurice Chupin. En mai 1943, après qu’un responsable FTP eut craqué sous la torture, son nom (et celui de son beau-frère) est découvert par les Allemands. Traqué, il tente de fuir. Tout d’abord, il se cache dans des villes comme La Tremblade, Marennes ou Royan. Puis il arrive dans les marais près de Rochefort. Il doit rencontrer un passeur (traverser la Charente) pour se rendre en Dordogne. Le 14 mai, il est dénoncé par un fermier et arrêté par la Gestapo.
Emprisonné à la prison Saint-Maurice de Rochefort puis transféré à celle de la Pierre-Levée de Poitiers, il subit plusieurs séances tortures sans jamais livrer ses camarades. Son courage marque profondément les codétenus, notamment le commandant Tassel, officier de marine, chef de réseau gaulliste. Condamné à mort le 26 août 1943 par le tribunal militaire allemand, il est fusillé le 3 septembre 1943 à la butte Biard, à seulement dix-huit ans, aux côtés de son beau-frère Maurice Chupin.
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