Terres et chevaux : Agro-écologie équine

Terres et chevaux : Agro-écologie équine Pionnière depuis 2014, TERRES ET CHEVAUX est la première entreprise se dédiant à l’agro-écologie équine.

Design d'écuries éco-gérées et agro-écologie équine depuis 2014 • Bureau d'études • Agroforesterie • Hydrologie régénérative • Organisme de formation • Conférences et ateliers Spécialisée dans la conception d’environnements de vie adaptés aux chevaux, nous allions bien-être animal et respect de l’écosystème. Nous concevons des structures innovantes et durables qui favorisent la santé des sols, tout en réduisant la charge de travail et les charges opérationnelles. Chaque projet que nous réalisons s’inscrit dans une démarche écoresponsable, visant à préserver l’équilibre entre l’humain, les chevaux et la nature. Depuis sa fondation TERRES ET CHEVAUX a su évoluer avec passion et expertise. Notre parcours est marqué par la volonté d’apporter des solutions adaptatives en matière de gestion des espaces équins et d’agro-écologie. Chaque étape de notre évolution témoigne de notre engagement envers l’environnement et le bien-être équin.

🌙 𝐐𝐮𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐥'𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐞 𝐞𝐧 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 🌙L'été qui vient de s'achever a été le plus chaud jamais mesuré en France depuis 1...
15/09/2026

🌙 𝐐𝐮𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐥'𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐞 𝐞𝐧 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 🌙

L'été qui vient de s'achever a été le plus chaud jamais mesuré en France depuis 1900, avec une moyenne de 24°C sur l’été, soit 3,6°C au-dessus de la normale, et un déficit de pluie de près de 40% qui en fait le 2e été le moins arrosé depuis 1959... bref :/

𝐕𝐨𝐮𝐬 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝𝐞𝐳 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐝𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐚̀ 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐣𝐞 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐚𝐢𝐫𝐢𝐞𝐬 ?
Hé bien non !
J’ai déjà beaucoup publié dessus ces derniers temps.
Alors cette fois, on va parler de sujets complémentaires, parce qu’il n’y a pas que l’herbe dans la vie :) (il y a arbres et les crottins aussi ^^)

Voici quelques points à avoir en tête ce mois-ci.

1️⃣ 𝐃𝐞́𝐜𝐢𝐝𝐞𝐳 𝐦𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭 𝐨𝐮̀ 𝐢𝐫𝐨𝐧𝐭 𝐯𝐨𝐬 𝐩𝐢𝐪𝐮𝐞𝐭𝐬, 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐬𝐢 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐧𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐞𝐳 𝐩𝐚𝐬 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐚𝐧𝐭𝐞𝐫

La sécheresse vient de vous offrir quelque chose : elle a dessiné, en négatif, la carte réelle de votre installation.

Allez la lire pendant qu'elle est encore visible :
- Les sentes pelées vous indiquent où vos chevaux circulent vraiment
- Les zones qu'ils ont désertées aux heures chaudes vous disent où il manque de l'ombre
- Les quelques taches restées vertes en août vous indiquent vos sols les plus profonds et vos expositions les plus fraîches, c'est-à-dire les parcelles sur lesquelles vous compterez l'été prochain.

Tout ça va disparaître sous la première repousse, et il ne vous en restera rien si vous ne le notez pas ce mois-ci.

Quant à planter des piquets, c'est une autre affaire..! Une terre durcie par 3 mois de canicules successives ne se laisse pas pénétrer facilement, et un piquet forcé dans un sol fendillé ne tiendra pas quand l'argile regonflera.

Autrement dit, c’est un bon moment pour préparer ses commandes. Les premières pluies sérieuses sonneront l’ouverture du chantier de clôtures neuves, et ce jour-là vous saurez déjà exactement où planter.
..Et puis si vous préférez ne pas décider seul·e, c'est précisément le travail que je fais avec les personnes qui me confient le design de leur hébergement équin 😉

2️⃣ 𝐈𝐝𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐞𝐳 𝐯𝐨𝐬 𝐞́𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐲𝐜𝐨𝐦𝐨𝐫𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭 𝐪𝐮'𝐢𝐥𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐟𝐞𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬

C'est de très loin le point le plus important du mois, et c'est aussi celui auquel on pense toujours trop t**d.

La myopathie atypique est provoquée par l'ingestion de samares, de plantules ou de fleurs d'érable sycomore (Acer pseudoplatanus) et d'érable negundo, dont les toxines empêchent les cellules musculaires d'utiliser les graisses comme source d'énergie. Le RESPE la décrit comme fatale dans environ 70 % des cas, avec une évolution possible en 48 à 72 heures, et il n'existe aucun antidote.

La fenêtre d'automne s'ouvre en octobre et court jusqu'en décembre, avec la chute des samares ; or le RESPE cite explicitement, parmi les circonstances de vigilance, la combinaison de vents violents après une sécheresse d'automne. Comme ces samares sont très légères et voyagent sur plusieurs centaines de mètres, ne pas avoir d'érable chez soi ne protège de rien, et c'est bien tant que les feuilles sont là que vous pouvez les repérer et les cartographier, y compris chez votre voisin. Retenez au passage que l'érable plane et l'érable champêtre ne sont pas toxiques pour les équidés, pas plus que le frêne ou le platane avec lesquels on les confond très souvent.

Les facteurs de risque documentés par (V͟o͟t͟i͟o͟n͟ ͟e͟t͟ ͟a͟l͟.͟,͟ ͟2͟0͟2͟0͟) sont contre-intuitifs ; les chevaux les plus touchés sont :
- les jeunes (surtout avant 5 ans),
- les inactifs,
- ceux dont le score corporel est normal à mince,
- ceux qui passent plus de six heures par jour au pré et ceux qui n'y reçoivent aucune alimentation complémentaire.

Attention également aux signes qui sont tout aussi trompeurs ; un cheval qui mange, qui n'a pas de fièvre, mais qui tremble, transpire, reste couché ou urine brun, c'est une urgence vétérinaire absolue.

3️⃣ 𝐂𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐳 𝐯𝐨𝐬 𝐛𝐨𝐭𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐟𝐨𝐢𝐧 𝐞𝐧 𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞

Vous savez déjà que le stock sera juste ; ce que vous ignorez, c'est de combien exactement. Alors mieux vaut découvrir ce chiffre en septembre, quand il reste des options, qu'en février quand il n'en restera plus nulle part :/

Comptez, pesez quelques bottes plutôt que de vous fier au poids annoncé, et faites analyser votre foin avant que les laboratoires ne soient saturés, car un fourrage récolté dans les conditions de cette année peut réserver de vraies surprises, dans un sens comme dans l'autre. Je consacrerai un post entier au déficit fourrager début octobre.

4️⃣ 𝐋𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐚𝐬𝐢𝐭𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐝'𝐚𝐮𝐭𝐨𝐦𝐧𝐞 𝐬𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐞 𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐥𝐮𝐢 𝐝𝐮 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬

Le parasite dont il faut s'occuper en ce moment a la particularité d'échapper à l'examen sur lequel on se repose le plus souvent :

Le ténia se contracte (selon l'ESCCAP) plutôt en fin d'été et en automne, par l'ingestion d'acariens oribates présents sur l'herbe (et par ailleurs indispensables aux prairies) ; et là, nous y sommes… Or ils ne pondent que par périodes, de sorte qu'une coproscopie négative ne permet de conclure à rien du tout parce que les excrétions ne sont pas régulières dans les crottins.

Le levier qui vous appartient en revanche, c'est la conduite du pâturage, puisque le surpâturage favorise l'ingestion de végétaux souillés ; et une année comme celle-ci, où l'herbe a été rase partout et où les chevaux ont mangé au ras du sol pendant longtemps demande une vigilance accrue.

Un mot sur les crottins, puisque je défends depuis toujours qu'ils restent sur la prairie pour nourrir le sol : ça vaut pour une prairie conduite en rotation, avec des temps de repos réels et sans pâturage ras. En revanche sur une aire de vie, un paddock d'hiver ou une parcelle sacrifiée, où la densité est forte et l'herbe absente, le ramassage régulier reste bien sûr la mesure la plus efficace dont vous disposez.

5️⃣ 𝐍𝐨𝐭𝐞𝐳 𝐥'𝐞́𝐭𝐚𝐭 𝐜𝐨𝐫𝐩𝐨𝐫𝐞𝐥 𝐝𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥 (𝐞𝐭 𝐩𝐡𝐨𝐭𝐨𝐠𝐫𝐚𝐩𝐡𝐢𝐞𝐳-𝐥𝐞𝐬 !)

Après un été pareil, tous vos chevaux ne sont pas tous dans le même état.

L'IFCE propose une grille d'évaluation de l'état corporel avec un score de 0 à 5, qui s'évalue à la main sur six zones (les côtes, l’arrière de l'épaule, le garrot, l'encolure, l'attache de queue et la croupe). L’état optimal se situe entre 2,5 et 3,5 selon l'âge, le sexe et l'activité de chacun.

Prenez ensuite trois photos de chaque cheval sous le même angle, et datez-les : en février, quand vous vous demanderez si Untel a vraiment maigri, vous mesurerez la valeur de ce quart d'heure passé à faire les photos en septembre ;)

6️⃣ 𝐋𝐞𝐬 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐫𝐚𝐜𝐜𝐨𝐮𝐫𝐜𝐢𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭, 𝐞𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐟𝐞𝐧𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐛𝐢𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐞 𝐫𝐞𝐟𝐞𝐫𝐦𝐞 𝐟𝐢𝐧 𝐨𝐜𝐭𝐨𝐛𝐫𝐞

La sécrétion hypophysaire des équidés suit un rythme saisonnier qui s'intensifie à mesure que la durée du jour diminue (M͟c͟F͟a͟r͟l͟a͟n͟e͟,͟ ͟2͟0͟1͟4͟), ce qui a une conséquence très concrète pour les chevaux âgés dont l'état vous inquiète (été mal supporté, poil moche, perte de poids….).

Les travaux de (C͟o͟p͟a͟s͟ ͟e͟t͟ ͟D͟u͟r͟h͟a͟m͟,͟ ͟2͟0͟1͟2͟) portant sur 156 chevaux sains et 941 cas de maladie de Cushing, ont établi que l'écart entre les valeurs de référence pour les chevaux sains et les chevaux atteints est le plus marqué se situe entre août et octobre.

𝐄𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐨𝐧,
Sachez simplement que les modèles saisonniers annoncent une seconde moitié de septembre encore sèche, un mois d'octobre peu perturbé, et une bascule vers un régime océanique plutôt à partir de novembre. Votre fenêtre de chantier est donc plus large que d'habitude, ce qui est une bonne nouvelle pour vos travaux… mais une mauvaise pour vos nappes phréatiques.

Septembre 2026 est un mois d’observation, parce que la plupart des erreurs coûteuses de cet automne seront commises par des gens pressés d'agir, sur un site qu'ils n'ont pas pris le temps de bien comprendre.

👉🏼 Offrez-vous un après-midi entier, avec un carnet, à ne rien faire d'autre que regarder vos chevaux, vos arbres, vos crottins (et ramassez-en pour les copros !).

À vous : lequel de ces sept points aviez-vous complètement oublié cette année ?

--
Je suis Marie-Laure Guénot, fondatrice de TERRES ET CHEVAUX
et du bureau d’études ÉQUI SYSTÈME. Depuis 12 ans, j'accompagne particulier·es et professionnel·les dans la conception d'écuries éco-gérées et la gestion agro-écologique des terres.
Actuellement, je porte également le projet de L’ÉQUICENTRE à Villefranche-de-Rouergue, un tiers-lieu équin à vocation sociale et éducative.

𝐋𝐞 𝐦𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐭𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞𝐫, 𝐜'𝐞𝐬𝐭 𝐦𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭 Parce qu'en novembre, vous saurez exactement où 𝑖𝑙 𝑎𝑢𝑟𝑎𝑖𝑡 𝑓𝑎𝑙𝑙𝑢 sta...
10/09/2026

𝐋𝐞 𝐦𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐭𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞𝐫, 𝐜'𝐞𝐬𝐭 𝐦𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭
Parce qu'en novembre, vous saurez exactement où 𝑖𝑙 𝑎𝑢𝑟𝑎𝑖𝑡 𝑓𝑎𝑙𝑙𝑢 stabiliser... ;)

ℹ️ Voici le troisième volet de ma série sur l'aménagement de l'espace de vie, après ceux sur les 𝐜𝐥𝐨̂𝐭𝐮𝐫𝐞𝐬 et sur les 𝐳𝐨𝐧𝐞𝐬 𝐝'𝐚𝐟𝐟𝐨𝐮𝐫𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭.
Cette fois, on regarde ce qu'il y a sous les pieds de nos chevaux !

Nous sommes le 10 septembre, et vos sols sont encore durs et secs. Le dernier bulletin du BRGM indique que 61 % des points de suivi affichent des nappes sous les normales de saison, 90 % des niveaux sont encore en baisse, et le déficit de pluies efficaces court depuis le mois de mai.

Pour l’instant le sol porte, une remorque passe sans creuser d'ornière, les chevaux ne laissent pas de trace.

𝐎𝐮𝐢, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐟𝐞𝐧𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐬𝐞 𝐫𝐞𝐟𝐞𝐫𝐦𝐞𝐫𝐚 𝐝𝐞̀𝐬 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐯𝐫𝐚𝐢𝐞 𝐬𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐢𝐞 🌧️

Pas à la première averse bien sûr, celle qui ne mouille que les premiers centimètres (et qu’on bénit parce qu’elle fait reverdir nos prairies 🌱)... Mais elle se refermera au moment où il va se remettre à 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑙𝑒𝑢𝑣𝑜𝑖𝑟 ; et à partir de là, chaque passage de cheval ou d’engin accentuera le problème.

Et puis il y a une seconde raison de s'y mettre maintenant, qui est beaucoup plus bassement prosaïque, c’est que quand la boue arrive, 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐜𝐨𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐫. La conséquence directe, c’est que les commandes de dalles et de granulats tombent par paquets en novembre, les carrières servent d'abord les chantiers publics, et vous passez décembre à guetter un camion en regardant vos chevaux s'enfoncer.
Alors que le même matériau, commandé en septembre, coûte le même prix et arrive bien plus tôt !

Bon. Reste à savoir quoi commander et sur ce point, deux questions passent avant toutes les autres :

1️⃣ 𝐸𝑠𝑡-𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙'𝑒𝑎𝑢 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑒𝑟𝑠𝑒𝑟 ?
𝐔𝐧𝐞 𝐬𝐭𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐨𝐢𝐭 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐏𝐄𝐑𝐌𝐄́𝐀𝐁𝐋𝐄.

Un revêtement étanche ne fait pas disparaître l'eau comme par magie : il l’envoie juste 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐥𝐨𝐢𝐧.

Elle va ruisseler jusqu'au bord de l'ouvrage, et vous obtiendrez une zone de boue plus profonde que celle d'avant, exactement là où les chevaux passent.

Et puis 𝐥'𝐞𝐧𝐣𝐞𝐮 𝐝𝐞́𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐨𝐫𝐭. Les aires de vie équines sont riches en nutriments : les travaux de (P͟a͟r͟v͟a͟g͟e͟ ͟e͟t͟ ͟a͟l͟.͟,͟ ͟2͟0͟1͟1͟,͟ ͟2͟0͟1͟7͟) mesurent dans les paddocks des apports annuels de phosphore par les crottins qui sont très supérieurs à ce qu'un épandage réglementé autorise sur une terre cultivée, et ils retrouvent ce phosphore dans les eaux de drainage.

Une eau qui s'infiltre dans un sol perméable est 𝐟𝐢𝐥𝐭𝐫𝐞́𝐞.
Celle qui ruisselle emporte ce qu'elle rencontre jusqu'au fossé, qui se remplit jusqu’à l’inondation...

2. 𝐸𝑠𝑡-𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑐̧𝑎 𝑑𝑒𝑣𝑟𝑎𝑖 𝑏𝑜𝑢𝑔𝑒𝑟 𝑢𝑛 𝑗𝑜𝑢𝑟 ?
𝐒𝐭𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐟𝐢𝐱𝐞𝐬 𝐯𝐬. 𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐞𝐬

Il vaut mieux se demander a͟v͟a͟n͟t͟ de stabiliser, si l’on est susceptible de déménager un jour prochain, et si dans ce cas on aimerait pouvoir emporter cette stabilisation pour laquelle on avait tant investi... 💸💸💸

Il est essentiel de se poser la question, parce que de la réponse, éliminera possiblement une bonne partie des options.

Sur un terrain loué, avec un projet de déménagement, dans une installation provisoire il vous faut du 𝐫𝐞́𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐛𝐥𝐞, donc p.ex. des dalles posées, et surtout pas du minéral compacté.

🟢 MINI-REVUE DE DIVERSES SOLUTIONS 🟢

👉🏼 La 𝐬𝐭𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐦𝐢𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥𝐞 (granulat) reste la plus répandue, et son prix varie du simple au triple selon la région et l'entreprise consultée.
Elle exige une préparation du sol, elle ravine dès qu'il y a de la pente, et sa couche de finition doit contenir des particules fines et être soigneusement damée ; sans “fine”, vous obtiendrez un couvert inconfortable et impossible à curer.

👉🏼 Les 𝐝𝐚𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐚𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞, elles, se sont beaucoup diversifiées ces dernières années :
- Celles qui se remplissent (type Ecoraster) demandent une vraie préparation dessous
- Celles qui ne se remplissent pas (type Sagustu) se posent en principe sur le sol en place, et sont régulièrement accusées d’être glissantes
- Les hybrides récentes (type Valisol) sont censées avoir les avantages des deux précédentes, sans leurs inconvénients
- Les dalles de curage (type HIT), classique des écuries actives, sont pensées pour la mécanisation de l’entretien

👉🏼 Les 𝐝𝐚𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐛𝐞́𝐭𝐨𝐧 𝐚𝐣𝐨𝐮𝐫𝐞́𝐞𝐬, ne glissent pas ni ne bougent, mais un cheval fragile des pieds ou des tendons finira par vous trouver cela inconfortable, tout comme sur les 𝐩𝐚𝐯𝐞́𝐬 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐛𝐥𝐨𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐬.

𝑈𝑛 𝑑𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑙 𝑟𝑒𝑙𝑒𝑣𝑒́ 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑢𝑛𝑒 𝑒́𝑡𝑢𝑑𝑒 𝑠𝑢𝑒́𝑑𝑜𝑖𝑠𝑒 𝑑𝑜𝑛𝑡 𝑗𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑙𝑎𝑖𝑠 𝑐𝑒𝑡 𝑒́𝑡𝑒́ (K͟j͟e͟l͟l͟b͟e͟r͟g͟ ͟e͟t͟ ͟c͟o͟l͟l͟.͟,͟ ͟2͟0͟2͟5͟) : 𝑙𝑒 𝑝𝑎𝑣𝑎𝑔𝑒 𝑏𝑒́𝑡𝑜𝑛 𝑛𝑒𝑢𝑓 𝑝𝑜𝑠𝑒́ 𝑎𝑢𝑡𝑜𝑢𝑟 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑'𝑎𝑓𝑓𝑜𝑢𝑟𝑎𝑔𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢 𝑔𝑙𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡 𝑎̀ 𝑙'𝑢𝑠𝑎𝑔𝑒, 𝑎𝑢 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒 𝑔𝑒́𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑎 𝑑𝑢̂ 𝑙𝑒 𝑔𝑟𝑎𝑣𝑖𝑙𝑙𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑑'𝑒́𝑡𝑢𝑑𝑒. 𝐴𝑢𝑐𝑢𝑛 𝑝𝑎𝑣𝑒́ 𝑛𝑒 𝑟𝑒𝑠𝑡𝑒 𝑎𝑛𝑡𝑖𝑑𝑒́𝑟𝑎𝑝𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑠𝑖 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑡𝑒𝑟𝑟𝑒 𝑣𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠𝑠𝑢𝑠.

👉🏼 Les 𝐩𝐥𝐚𝐪𝐮𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐛𝐨𝐢𝐬, elles, méritent mieux que leur réputation de "solution du pauvre". Dans l’étude citée en début de post, les plaquettes sur un sol de paddock chargé en crottin ont limité une dispersion problématique des minéraux.

En revanche deux conditions sont essentielles :
⚠️ Jamais sur une zone qui retient l'humidité (sous peine d'obtenir juste un sol plus profond),
⚠️ Jamais là où les chevaux les prendront pour une litière, parce que le bois s'imbibe d'urine et que les crottins s'y décomposent à vitesse grand V

👉🏼 Vous croiserez aussi, surtout du côté britannique, des sols couverts de 𝐥𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐨𝐮𝐭𝐨𝐧. C'est apparemment efficace, mais c'est également très (très !) odorant, c’est (très) long à sécher, et certains chevaux refusent d'y poser les pieds (supposément à cause de l’odeur).

Et surtout, 𝐜'𝐞𝐬𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐝𝐢𝐭 𝐞𝐧 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 : la laine brute est un sous-produit animal de catégorie 3 au sens des règlements (CE) 1069/2009 et (UE) 142/2011, et le ministère de l'Agriculture, interrogé en 2024 sur son usage au sol, a répondu que l'incorporation directe sans traitement préalable était interdite, au titre du risque de diffusion de maladies animales.

👉🏼 Quant au 𝐠𝐚𝐳𝐨𝐧 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡𝐞́𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 d'occasion, il coche beaucoup de cases sur le papier : pas cher, super facile à nettoyer, non glissant...
Sauf qu'on l'achète déjà usé, que le passage des chevaux et le curage accélèrent son abrasion, et que l'herbe finit par le recoloniser par en dessous : vous ne pourrez alors plus ni le retirer, ni empêcher qu'il se délite en microplastiques dans votre sol, pour très longtemps.

🔴 DES MATÉRIAUX À ÉVITER 🔴

⚠️ Le 𝐬𝐚𝐛𝐥𝐞 d'abord : parce qu’il est abrasif, trop profond pour qu'un cheval s'y déplace sereinement, et facteur de risque de colique de sable :
- D’après (H͟u͟s͟t͟e͟d͟ ͟e͟t͟ ͟a͟l͟.͟,͟ ͟2͟0͟0͟5͟), plus de 56 % des chevaux étudiés présentaient du sable dans les crottins, et nourrir à même le sol devenait un facteur de risque dès que l'herbe était courte ou absente ;
- Les quantités retirées chirurgicalement chez les chevaux opérés se comptent entre 8 et... 70 kilos 😰 (K͟e͟p͟p͟i͟e͟ ͟e͟t͟ ͟a͟l͟.͟,͟ ͟2͟0͟0͟8͟)

⚠️ Le 𝐦𝐚̂𝐜𝐡𝐞𝐟𝐞𝐫 ensuite, dont l'arrêté du 18/11/2011 réserve l'usage aux ouvrages routiers revêtus ou recouverts et l'interdit explicitement pour tout système drainant.

⚠️ Le 𝐠𝐫𝐚𝐭𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐨𝐮𝐭𝐞 enfin, dont les anciens liants au goudron sont chargés en HAP, et dont la réutilisation est interdite dès qu'il y a du goudron. (Et même les grattages classés comme peu polluants le sont beaucoup !)

QUELQUES REMARQUES GÉNÉRALES

💡 𝐋𝐞 𝐛𝐮𝐝𝐠𝐞𝐭 (𝐠𝐫𝐨𝐬 𝐬𝐮𝐣𝐞𝐭)

On stabilise très correctement avec des pavés autobloquants de seconde main, des caillebotis d'élevage déclassés, un lot de dalles récupéré sur un chantier : cherchez des matériaux d'occasion, ça se trouve facilement et ce n’est pas otujours une “solution au rabais” (c'est l'esprit de l'écurie Mac Gyver dont je vous parlais cet été 😉).

💡 𝐍𝐞 𝐬𝐭𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞𝐳 𝐩𝐚𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐨𝐮𝐭

Ciblez les passages obligés, les abords d'abri, les points d'affouragement, les passages étroits. Variez la nature des sols selon ce que chaque zone doit permettre.
Et laissez le reste respirer !

💡 𝐔𝐧 𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐭 𝐭𝐫𝐞̀𝐬 𝐢𝐦𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐦𝐨𝐧 𝐬𝐞𝐧𝐬

Un sol stabilisé n'est pas seulement un sol “propre” : c'est également un sol qui est protégé du tassement, donc un sol qui reprendra plus facilement que celui qui a été utilisé régulièrement sans stabilisation.

On peut toujours faire “mieux”.
Mais ce qui compte, dans le fond, c'est que vos chevaux et vous-même traversiez la saison des pluies dans des conditions décentes.

Si vous voulez y voir clair sur votre propre site, c'est un sujet que vous traitons en formation hébergement :
- les 𝟏𝟐-𝟏𝟑 𝐨𝐜𝐭𝐨𝐛𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐁𝐫𝐞𝐭𝐚𝐠𝐧𝐞,
- les 𝟐𝟑-𝟐𝟒 𝐧𝐨𝐯𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐎𝐜𝐜𝐢𝐭𝐚𝐧𝐢𝐞.
👉🏼 voir le post épinglé en haut de page !

👉🏼 Pour finir, la question du jour :
𝑄𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎 𝑧𝑜𝑛𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑏𝑜𝑢𝑒𝑢𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑖𝑛𝑠𝑡𝑎𝑙𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑒𝑡 𝑞𝑢'𝑎𝑣𝑒𝑧-𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑟𝑒́𝑣𝑢 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑐𝑒𝑡 ℎ𝑖𝑣𝑒𝑟 ?

[ La photo vient de la merveilleuse écurie active Equit'easy dans l'Ain 🥰 ]

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Je suis Marie-Laure Guénot,
fondatrice de TERRES ET CHEVAUX et du bureau d’études ÉQUI SYSTÈME. Depuis 12 ans, j'accompagne particulier·es et professionnel·les dans la conception d'écuries éco-gérées et la gestion agro-écologique des terres.
Actuellement, je porte également le projet de L’ÉQUICENTRE à Villefranche-de-Rouergue, un tiers-lieu équin à vocation sociale et éducative.

Il vit dehors, en groupe, sur plusieurs hectares, et pourtant... "𝐌𝐨𝐧 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥 𝐬'𝐞𝐧𝐧𝐮𝐢𝐞" La phrase a tout d'une contradict...
07/09/2026

Il vit dehors, en groupe, sur plusieurs hectares, et pourtant...
"𝐌𝐨𝐧 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥 𝐬'𝐞𝐧𝐧𝐮𝐢𝐞"

La phrase a tout d'une contradiction, et pourtant on a toutes et tous rencontré ce cheval qui passe ses journées collé au râtelier, qui s'arrondit de saison en saison sans qu'on sache vraiment pourquoi parce qu’il n’a pas de problème métabolique, et dont on finit par dire, avec beaucoup d'affection, qu'il est « du genre tranquille ».

🌾 𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐛𝐥𝐞̀𝐦𝐞 𝐞𝐧 𝐬𝐨𝐢 𝐧'𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐪𝐮'𝐢𝐥 𝐦𝐚𝐧𝐠𝐞

Un cheval en conditions semi-naturelles consacre entre 50 et 66 % de ses 25 heures quotidiennes à chercher et à ingérer sa nourriture (Kelemen et al., 2021), si bien que le temps passé à manger n'a rien d'anormal en soi.

Ce qui doit alerter, c'est
𝐋𝐞 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐨𝐮̀ 𝐦𝐚𝐧𝐠𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐬𝐞𝐮𝐥𝐞 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́ 𝐪𝐮𝐞 𝐥'𝐞𝐬𝐩𝐚𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐯𝐢𝐞 𝐚 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐨𝐬𝐞𝐫.

Le cheval fait alors ce que sa physiologie lui commande, il mange bien au-delà de ses besoins, et il paye en kilos la pauvreté de son lieu de vie 😑

Sauf que l'ennui n'est pas un trait de caractère, c'est une information sur l'aménagement.

🪵 𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞 𝐫𝐞́𝐞𝐥𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐞𝐬 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞́𝐞𝐬

Le levier le plus immédiat consiste à répartir et à éloigner les points d’alimentation plutôt qu'à tout concentrer sur une zone unique :

💡 3 filets suspendus à des endroits différents allongent de deux heures le temps d'ingestion quotidien (E͟l͟l͟i͟s͟ ͟e͟t͟ ͟a͟l͟.͟,͟ ͟2͟0͟1͟5͟)

💡 Plusieurs fourrages de nature différente proposés en même temps augmentent l'exploration alimentaire (G͟o͟o͟d͟w͟i͟n͟ ͟e͟t͟ ͟a͟l͟.͟,͟ ͟2͟0͟0͟2͟)

Viennent ensuite les 𝐞́𝐥𝐞́𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐧𝐨𝐧 𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬, ceux qu'on prend pour des “options” :

💡 Des grattoirs (solidement plantés !)

💡 Des souches et des troncs rugueux, ou encore des brosses pour se gratter : ces dispositifs suscitent des émotions positives et favorise les interactions sociales dans un groupe, cf. L͟a͟n͟s͟a͟d͟e͟ ͟e͟t͟ ͟a͟l͟.͟,͟ ͟2͟0͟2͟1͟)

💡 Une aire de roulage sèche et calme

💡 Des blocs de minéraux en libre service placés à distance du foin

💡 Des sols variés sous le pied

💡 Du relief et des passages étroits pour travailler la proprioception et réfléchir à son équilibre

💡 Des arbres et des haies dont l'écorce et les feuilles se broutent

🐴 𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐜𝐞𝐮𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐥'𝐨𝐧𝐭 𝐟𝐚𝐢𝐭

Une enquête conduite auprès de 132 structures dans seize pays (M͟i͟g͟g͟i͟t͟s͟c͟h͟ ͟e͟t͟ ͟a͟l͟.͟,͟ ͟2͟0͟2͟5͟) a recensé ce que les gestionnaires ont observé après avoir enrichi leurs espaces extérieurs :

✅ Davantage de déplacements pour 78,8 % d'entre eux

✅ Davantage de comportements alimentaires exploratoires pour 66,7 %

✅ Davantage de jeu pour 65,2 %

Et ceci, ce sont des observations de terrain plutôt que des mesures en protocole scientifique, ce qui les rend tout à fait précieuses également !

Un point mérite d'être souligné pour éviter des dépenses inutiles :
𝐋𝐚 𝐝𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭𝐞́ 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞 𝐝𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥'𝐨𝐛𝐣𝐞𝐭

Dans l’étude de B͟r͟a͟u͟n͟s͟ ͟e͟t͟ ͟a͟l͟.͟,͟ ͟2͟0͟2͟5͟, ce sont les dispositifs alimentaires, et non pas des ballons ou des miroirs, qui rapprochent le plus le budget-temps de celui des chevaux libres.

Les buttes, les zones de roulade, les grattoirs et la variété des sources de nourriture font le travail que les jouets ne font pas : ils apportent un réel enrichissement naturel et spontané, et non une occupation artificielle.

J'écrivais en juin que le cheval qui « préfère son box » raconte surtout ce qui lui manque dehors ; l'ennui dehors en est l’une des causes.

Alors demain, en arrivant, comptez :
𝐂𝐨𝐦𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐝'𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐢𝐟𝐟𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐧 𝐥𝐢𝐞𝐮 𝐝𝐞 𝐯𝐢𝐞 𝐥𝐮𝐢 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐨𝐬𝐞-𝐭-𝐢𝐥, 𝐞𝐧 𝐝𝐞𝐡𝐨𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐠𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐝'𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 ?
Si la réponse tient sur les doigts d'une main, vous savez par où commencer 😉

👉🏼 Et vous, qu'avez-vous ajouté chez vous qui a vraiment changé quelque chose dans les journées de vos chevaux ?

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Je suis 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞-𝐋𝐚𝐮𝐫𝐞 𝐆𝐮𝐞́𝐧𝐨𝐭, fondatrice de TERRES ET CHEVAUX et du bureau d’études ÉQUI SYSTÈME. Depuis 12 ans, j'accompagne particulier·es et professionnel·les dans la conception d'écuries éco-gérées et la gestion agro-écologique des terres.
Actuellement, je porte également le projet de L’ÉQUICENTRE à Villefranche-de-Rouergue, un tiers-lieu équin à vocation sociale et éducative.

☀️ 𝐋𝐞 𝐬𝐨𝐫𝐭 𝐝𝐞 𝐯𝐨𝐬 𝐩𝐫𝐚𝐢𝐫𝐢𝐞𝐬 𝐬𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐞 𝐦𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭 ☀️ Le 1er juin, 4% des sols français étaient en état de sécheresse. À la m...
04/09/2026

☀️ 𝐋𝐞 𝐬𝐨𝐫𝐭 𝐝𝐞 𝐯𝐨𝐬 𝐩𝐫𝐚𝐢𝐫𝐢𝐞𝐬 𝐬𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐞 𝐦𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭 ☀️

Le 1er juin, 4% des sols français étaient en état de sécheresse. À la mi-août, ils étaient 77%, et Météo-France annonçait le 18 août que nos sols n'avaient jamais été aussi secs depuis le début des mesures.

Dans vos prairies, vous avez vu ce que ça donnait en surface, mais c’est ce qui s’est passé en-dessous qui va décider du sort de votre herbe au printemps prochain.

Reprenons la saison telle qu'elle s'est déroulée :
👉🏼 Juin a battu son record de chaleur
👉🏼 Juillet est devenu le mois le plus chaud jamais mesuré en France toutes catégories confondues, avec près de 70% de pluie en moins que la normale
👉🏼 L'été 2026 dans son ensemble est passé devant 2003.
👉🏼 Fin août, 77 départements étaient encore placés en situation de crise sur l'eau.

𝐕𝐨𝐬 𝐩𝐫𝐚𝐢𝐫𝐢𝐞𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐢𝐭𝐭𝐞́𝐫𝐚𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬𝐞́ 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝟑 𝐦𝐨𝐢𝐬

Pendant ce temps, sous terre, trois choses se sont
produites en même temps :

1️⃣ 𝐋𝐚 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐫𝐧𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞𝐬

Une graminée stocke ses sucres à la base de ses talles (ou “pousses” pour les moldus), dans le plateau de tallage et le bas des gaines (ou “tiges”). C'est ce stock-là qu'elle consomme dès qu'elle ne peut plus faire de photosynthèse.

Or, passé 30°C et privée d'eau, elle ne produit plus rien.

Les travaux de (D͟o͟n͟a͟g͟h͟y͟ ͟e͟t͟ ͟F͟u͟l͟k͟e͟r͟s͟o͟n͟,͟ ͟1͟9͟9͟8͟) ont montré dans quel ordre la plante dépense ce qui lui reste : la feuille est servie en premier, puis la racine, et enfin la nouvelle talle.
Entre des plantes très bien pourvues en réserves et des plantes à sec, la production de feuilles ne variait que du simple au quadruple, alors que la vitesse d'allongement des racines était 59 fois supérieure chez les premières !

👉🏼 Autrement dit, une plante épuisée continue de fabriquer des feuilles à peu près normalement ; ce sont ses racines qui règlent l'addition, hors de notre vue.

2️⃣ 𝐋𝐚 𝐝𝐞𝐮𝐱𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐫𝐧𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐞𝐧𝐬𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐮 𝐜𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭

Quand le stress hydrique se prolonge, les réserves baissent et les jeunes talles dépérissent.

Une équipe australienne (T͟u͟r͟n͟e͟r͟ ͟e͟t͟ ͟a͟l͟.͟,͟ ͟2͟0͟1͟2͟) l'a documenté précisément sur le ray-grass anglais, nettement plus fragile sur ce point que la fétuque élevée ou le dactyle, qui eux arrivent mieux à encaisser, et repartent plus facilement après le retour de la pluie.

Chaque talle morte laisse un espace vide, et vous savez ce qui s'y installe ? 👉🏼 Les adventices.
J'y ai consacré plusieurs posts entiers cet été, et j’ai proposé des fiches sur les adventices.

3️⃣ 𝐋𝐚 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐫𝐧𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐬𝐨𝐥,

et c'est la plus sournoise parce qu'elle ne se répare pas en une saison.

Sur un sol durci et rasé, chaque passage compte double.

Une étude suisse (H͟i͟l͟t͟e͟b͟r͟a͟n͟d͟ ͟e͟t͟ ͟a͟l͟.͟,͟ ͟2͟0͟2͟5͟) a mesuré, sur 17 sites équins, une densité (tassement) significativement plus élevée dans les 10 premiers centimètres des zones fréquentées, avec une biomasse microbienne et un carbone organique en recul jusqu'à 20cm de profondeur.

👉🏼 Or un sol tassé infiltre mal, et la conséquence se voit dès les premières pluies sérieuses : soit l'eau ruisselle et creuse, soit elle stagne par-dessus le sol, dans les deux cas sans avoir rechargé quoi que ce soit.

Voilà pourquoi 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐢𝐬 𝐥𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐞́𝐥𝐢𝐜𝐚𝐭 𝐝𝐞 𝐥'𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐫𝐚𝐢𝐫𝐢𝐞, et d’autant plus cette année après l’été qu’on a passé ; non pas à cause du climat, mais à cause de nous-même :

C'est le moment où il se remet à pleuvoir, où le vert revient sur les parcelles, où notre envie d’en profiter est à son comble, et où presque tous les gestes spontanés aggravent la situation.

⚠️ 𝐍𝐞 𝐫𝐞𝐦𝐞𝐭𝐭𝐞𝐳 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐥’𝐡𝐞𝐫𝐛𝐞 𝐝𝐞̀𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐜̧𝐚 𝐫𝐞𝐯𝐞𝐫𝐝𝐢𝐭

Cette repousse s’est faite avec les toutes dernières réserves de la plante, et la seule façon de reconstituer le stock c'est de laisser les feuilles travailler.

L'étude de (T͟o͟z͟e͟r͟ ͟e͟t͟ ͟a͟l͟.͟,͟ ͟2͟0͟2͟4͟) est sans ambiguïté sur ce point. Plus la défoliation est fréquente, plus la masse racinaire chute
👉🏼 En d’autres termes, plus la plante a perdu de feuilles, plus la quantité de racines chute.

Alors pour aujourd’hui (comme pour tout le temps en fait, mais encre davantage en cette période fragile), la règle de terrain est la suivante : 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝𝐞𝐳 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐭𝐚𝐥𝐥𝐞 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐫𝐨𝐮𝐯𝐫𝐢𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞, et ne descendez jamais sous 7 cm d'herbe résiduelle.

Dans cette même étude, les surfaces mises au repos ont conservé un avantage de production pendant 18 mois : ça vaut carrément le coup d’attendre !

⚠️ 𝐍𝐞 𝐛𝐫𝐨𝐲𝐞𝐳 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐟𝐮𝐬 𝐚̀ 𝐫𝐚𝐬

Exactement pour la même raison.

𝐍𝐞 𝐦𝐞𝐭𝐭𝐞𝐳 𝐩𝐚𝐬 𝐝'𝐚𝐳𝐨𝐭𝐞 pour « relancer » la pousse, car vous pousserez les plantes à fabriquer de la feuille alors que les racines sont absentes (donc ça ne fonctionnera pas correctement), et en même temps vous offrirez un boulevard au rumex, qui lui résiste bien mieux à toutes ces difficultés et n’attend que ça.

𝐍𝐞 𝐫𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞𝐳 𝐩𝐚𝐬 𝐧𝐨𝐧 𝐩𝐥𝐮𝐬, et ne ressemez pas dans la panique, avant d'avoir regardé ce qui reste vivant dans la parcelle ; le labour réveille surtout le stock de graines d'adventices endormies.

Ce que vous pouvez faire, en revanche, tient en 3 actions :

✅ 𝐒𝐚𝐜𝐫𝐢𝐟𝐢𝐞𝐳 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐭𝐨̂𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐢𝐱,
en y installant le foin et l'eau, et laissez les autres au repos complet.

✅ 𝐂𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐳 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬
qui repoussent sur vos graminées, au lieu de juger à l'œil depuis la clôture, parce que le vert ment, alors que le nombre feuilles est un repère efficace.

✅ 𝐏𝐫𝐨𝐟𝐢𝐭𝐞𝐳 𝐝𝐮 𝐬𝐨𝐥 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐭𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞𝐫
vos passages délicats et vos zones d'affouragement, puisque cette fenêtre de chantier se refermera dès la première semaine de pluie durable, et après vous vous en mordrez les doigts de ne pas avoir anticipé 😉

La sécheresse a fortement abîmé vos prairies. Mais ce qui décidera si elles reprennent ou si elles continuent à dépérir, c'est ce que vous ferez dans les prochaines semaines.

𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐝𝐞𝐫𝐞𝐳 𝐞𝐧 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞, 𝐬𝐞 𝐥𝐢𝐫𝐚 𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐚𝐢𝐧.

👉🏼 Dites-moi en commentaire dans quel état sont vos parcelles, et surtout si vous y avez déjà remis vos chevaux !
Et si vous pensez à quelqu'un qui vient de rouvrir ses prairies parce que « ça a bien reverdi », envoyez-lui ce texte avant le week-end : il est encore temps.

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Je suis 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞-𝐋𝐚𝐮𝐫𝐞 𝐆𝐮𝐞́𝐧𝐨𝐭, fondatrice de TERRES ET CHEVAUX et du bureau d’études ÉQUI SYSTÈME.
Depuis 12 ans, j'accompagne particulier·es et professionnel·les dans la conception d'écuries éco-gérées et la gestion agro-écologique des terres.
Actuellement, je porte également le projet de L’ÉQUICENTRE à Villefranche-de-Rouergue, un tiers-lieu équin à vocation sociale et éducative.

31/08/2026
Formations automne 2026 : 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗰𝗼𝗶𝗻𝗰𝗲 𝗰𝗵𝗲𝘇 𝘃𝗼𝘂𝘀, 𝗲𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰̧𝗮 𝘀𝗲 𝗷𝗼𝘂𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹'𝗵𝗲𝗿𝗯𝗲, 𝗼𝘂 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹'𝗲𝘀𝗽𝗮𝗰𝗲 ? 🌱 𝗦𝗶 𝗰̧𝗮 𝘀𝗲 𝗷...
30/07/2026

Formations automne 2026 : 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗰𝗼𝗶𝗻𝗰𝗲 𝗰𝗵𝗲𝘇 𝘃𝗼𝘂𝘀, 𝗲𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰̧𝗮 𝘀𝗲 𝗷𝗼𝘂𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹'𝗵𝗲𝗿𝗯𝗲, 𝗼𝘂 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹'𝗲𝘀𝗽𝗮𝗰𝗲 ?

🌱 𝗦𝗶 𝗰̧𝗮 𝘀𝗲 𝗷𝗼𝘂𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹'𝗵𝗲𝗿𝗯𝗲

Les refus qui s'étendent, les adventices qui ont la part belle, des parcelles qui régressent d'année en année...
Pour cette année, au 20 juillet Agreste relevait une pousse cumulée des prairies permanentes inférieure de 26 % à la moyenne 1989-2018, avec des déficits atteignant 50 % à l'ouest du Massif Central 😰

La formation 𝗚𝗲́𝗿𝗲𝗿 𝘀𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗮𝗶𝗿𝗶𝗲𝘀 𝗲́𝗾𝘂𝗶𝗻𝗲𝘀 𝗲𝗻 𝗮𝗴𝗿𝗼-𝗲́𝗰𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝗲 s'attaque à ça sur 2 jours :
-- Comprendre l'écosystème prairial et la place qu'y tiennent les chevaux,
-- Poser un diagnostic sur vos parcelles (sol, flore, indicateurs de santé),
-- Dimensionner un pâturage tournant qui tienne compte de vos effectifs, de vos surfaces et de votre emploi du temps réel,
-- Anticiper les situations à risque, et gagner en autonomie fourragère en intégrant sol, couverts, arbres et gestion de l'eau.

🐴 𝗦𝗶 𝗰̧𝗮 𝘀𝗲 𝗷𝗼𝘂𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹'𝗲𝘀𝗽𝗮𝗰𝗲

Un site qui fonctionne à peu près mais des zones qui ne servent à rien, des trajets absurdes, de la boue aux mêmes endroits chaque hiver, et des chevaux qui bougent beaucoup moins que ce que vous imaginiez en concevant les lieux...

La formation 𝗗𝗲𝘀𝘀𝗶𝗻𝗲𝘇 𝗹'𝗲́𝗰𝘂𝗿𝗶𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲 𝘁𝗼𝘂𝘁 part des besoins fondamentaux des chevaux en matière d'hébergement, et de l'évaluation de votre structure au regard de la Charte pour le bien-être équin.
On y compare les systèmes extérieurs et en groupe (équi-piste, paddock paradise, écurie active, écurie dynamique, équicentral) pour déterminer lequel, ou quelle combinaison, correspond à votre contexte.
Puis on descend dans le concret :
-- Diagnostic de site (topographie, hydrologie, sol, climat),
-- Plan d'aménagement intégrant l'organisation spatiale, les ressources, la stabilisation, les clôtures, la gestion des effluents et l'ergonomie de travail.

𝗖𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗮𝗺𝗲𝗻𝗲𝘇 𝗰𝗵𝗲𝘇 𝘃𝗼𝘂𝘀

Dans les deux cas, vous repartez avec une feuille de route jalonnée à court, moyen et long termes, et un carnet d'exercices que vous remplissez au fil des deux jours sur votre propre situation.

Ce carnet n'est pas juste un support de cours : c'est un outil que vous continuerez d'alimenter des mois plus t**d, parce que ni vos prairies ni votre projet ne s'arrêtent après la formation.

𝗟𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗮𝘁𝗿𝗲 𝗿𝗲𝗻𝗱𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 !

📅 21 et 22 septembre 2026, 𝗗𝗲𝘀𝘀𝗶𝗻𝗲𝘇 𝗹'𝗲́𝗰𝘂𝗿𝗶𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲 𝘁𝗼𝘂𝘁, à La ferme du Pizay, Marboz (Ain)

📅 12 et 13 octobre 2026, 𝗗𝗲𝘀𝘀𝗶𝗻𝗲𝘇 𝗹'𝗲́𝗰𝘂𝗿𝗶𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲 𝘁𝗼𝘂𝘁, chez Sophie Daveau (Santé'Kin), Saint-Nicolas-du-Pélem (Côtes-d'Armor)

📅 26 et 27 octobre 2026, 𝗚𝗲́𝗿𝗲𝗿 𝘀𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗮𝗶𝗿𝗶𝗲𝘀 𝗲́𝗾𝘂𝗶𝗻𝗲𝘀 𝗲𝗻 𝗮𝗴𝗿𝗼-𝗲́𝗰𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝗲, à La Salvetat-Peyralès (Aveyron)

📅 23 et 24 novembre 2026, 𝗗𝗲𝘀𝘀𝗶𝗻𝗲𝘇 𝗹'𝗲́𝗰𝘂𝗿𝗶𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲 𝘁𝗼𝘂𝘁, toujours à La Salvetat-Peyralès (Aveyron)

💶 Toutes ces sessions sont prises en charge par VIVEA, OCAPIAT et les autres OPCO selon votre statut (sous réserve d'acceptation), que vous soyez salarié·e ou non, agricole ou non.
Et si vous n'entrez dans aucun de ces cadres, un tarif en auto-financement existe : ces formations sont autant faites pour les structures professionnelles que pour les personnes qui ont 2 chevaux sur quelques hectares.

👉 Programme détaillé et inscriptions : lien en commentaire.
Et si vous hésitez entre deux sessions ou que vous ne savez pas où vous situer, écrivez-moi en message privé, on regardera ensemble !

Une écurie ne se dessine pas la veille des travaux, et une prairie ne se répare pas au printemps suivant : prenez 2 jours cet automne pour ne pas improviser plus t**d :)

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Je suis Marie-Laure Guénot, fondatrice de TERRES ET CHEVAUX et du bureau d’études ÉQUI SYSTÈME. Depuis 12 ans, j'accompagne particulier·es et professionnel·les dans la conception d'écuries éco-gérées et la gestion agro-écologique des terres.
Actuellement, je porte également le projet de L’ÉQUICENTRE à Villefranche-de-Rouergue, un tiers-lieu équin à vocation sociale et éducative. Voir moins

Adresse

Villefranche-de-Rouergue
12200

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 18:00
Mardi 09:00 - 18:00
Mercredi 09:00 - 18:00
Jeudi 09:00 - 18:00
Vendredi 09:00 - 18:00

Téléphone

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