02/08/2017
Le côté désagréable des RH que vous devez absolument embrasser si vous voulez réussir dans cette profession.
Vous souhaitez embrasser la carrière de gestionnaire des ressources humaines, et vous avez raison. Gérer les recrutements, suivre le développement et les carrières des employés, s’extasier devant les dynamiques des rémunérations, tout ceci n’est-il pas passionnant ?
Sauf que, voilà, il y a un coté obscur et parfois désagréable à être un professionnel des ressources humaines. Alan Collins, auteur de «Winning Big in HR », l’a bien noté dans l’un de ses articles.
Si vous êtes un professionnel aguerri des RH, vous n’allez pas tarder à vous y reconnaitre.
Tout d’abord, peu importe ce que vous ferez en tant que gestionnaire des ressources humaines, vous serez toujours critiqué. Certains vous détesteront sans même vous connaitre vraiment. Pourquoi ? Parce que si vous faites bien votre travail, vos actions pourront d’une manière ou d’une autre impacter négativement sur la vie, les rêves ou les ambitions des employés de votre organisation. C’est un fait indéniable.
En effet, vous serez parfois perçu comme responsable d’avoir empêché un employé d’être promu ou d’obtenir le poste qu’il désire ardemment. Lorsqu’il y a réduction des effectifs, vous êtes la dernière personne qui notifie la perte des avantages que l’employé et sa famille ne pourront plus avoir. Vous serez considéré comme un traitre par vos amis parce que votre droit de réserve ne vous permet pas de leur révéler les plans de réduction du personnel, d’externalisation de service dont les conséquences vont affecter la vie des familles d’un bon nombre d’employés. Désormais on se méfie de vous.
Deuxièmement, votre rôle de RH vous oblige souvent à donner de mauvaises nouvelles. Par exemple, dire « non » à un responsable de service qui veut offrir une augmentation de salaire hors procédures parce que son meilleur collaborateur est tenté par une offre chez le concurrent. Dire « non » au manager qui veut immédiatement se séparer d’un collaborateur sans suivre le processus disciplinaire ou sans même lui donner une nouvelle chance d’améliorer sa performance. Dans ces conditions, vous serez traité par beaucoup comme un obstacle bureaucratique à la réussite de leur entreprise.
Troisièmement, sans vous en vouloir personnellement, certains employés vous détesteront parce qu’ils ont eu, par le passé, maille à partir avec quelqu'un aux ressources humaines qui, par erreur, ne leur a pas permis de bénéficier d’un avantage espéré. Une situation qui s’est passée bien longtemps avant que vous n’entriez en scène. Pourtant, vous en êtes toute de même tenu pour responsable par association parce que vous êtes RH.
Ce sont parfois des erreurs involontaires commises sans mauvaise foi comme on peut en observer dans d’autres départements. Lorsque des collègues des Finances font une erreur, ils reprennent la feuille de calcul. Lorsqu’au Marketing, ils font fausse route, ils réaménagent la campagne commerciale. Lorsque les vendeurs n’atteignent pas leurs quotas, ils se concentrent sur le prochain trimestre. Lorsque la Recherche & Développement ne parvient pas à découvrir ou à développer un nouveau produit, ils essaient de nouveau. Mais si les RH commettent une erreur, cela est mal perçu et très critiqué, parfois des années après.
Enfin, les mauvais managers qui gèrent mal leurs équipes jetteront la faute sur vous en disant que « c’est les RH qui ont dit… » ou alors « les RH ne nous laisse pas… ». En se comportant ainsi, ils jettent l’opprobre sur les ressources humaines et y transfère la responsabilité de leurs actes. Après tout, diront-ils, ce sont les RH qui font la paie, qui recrutent, qui font les descriptifs des postes, qui virent. Donc c’est la faute des ressources humaines.
Même si vous êtes respecté et apprécié par la Direction de votre organisation, vous serez toujours impopulaire parmi ceux qui vous rendent comptable de ce qui leur arrive au travail. Telle est la dure réalité de la profession de gestionnaire des ressources humaines. Vous devez en être conscient. Si cela vous effraie, vous pouvez encore changer de métier.