17/02/2026
SUSPENSION DES RÉSEAUX SOCIAUX PAR LA HAC : AVEU D'UN ÉCHEC DE L’ÉTAT OU STRATÉGIE DE MUSELAGE ?
💡17 février, la nuit est déjà tombée (et comme souvent) c’est à ce moment que...
👉🏾 La Haute Autorité de la Communication (HAC) annonce, après tenue d'une séance ordinaire, la suspension immédiate de l’accès aux réseaux sociaux et ce “jusqu’à nouvel ordre”😟
💡 Motifs avancés :
👉🏾 Contenus haineux, diffamatoires ou injurieux
👉🏾 Diffusion de fausses informations
👉🏾 Atteintes supposées à la cohésion sociale et à la sécurité nationale
💡Comment dans un État qui se veut de droit, dans une 5ème République nouvelle-née, les plus hautes instances peuvent-elles prendre une décision d'une gravité si exceptionnelle, alors que nous ne sommes ni en état d’urgence, ni en guerre ou quelque chose du genre ?
👉🏾Même pas en séance extraordinaire hein 🤔, carrément séance ordinaire pour une atteinte supposée à la sécurité nationale ? 🙂↔️
🔖 Article 14 Constitution du 19/12/2024 :
« L'État garantit aux citoyens l'égal accès à l'information.
Toute personne a droit à la liberté d'opinion, d'expression, de communication et de presse.
Elle exerce son droit à l'accès et à la diffusion de l'information quel qu'en soit le support. »
💡Autrement dit La Constitution reconnaît explicitement que le support importe peu, qu’il s’agisse de papier, radio, télévision, ou réseaux sociaux.
👉🏾Et en 2026, les réseaux sociaux sont bien plus qu'un outil de distraction, comme veut nous le faire croire la HAC.
💡Qu'on ne se trompe pas, cette décision est extrêmement grave car elle constitue une atteinte à une liberté fondamentale. Or, toute restriction à une liberté fondamentale doit être :
👉🏾 justifiée
👉🏾 nécessaire
👉🏾 et proportionnée
💡 Couper l’accès à tous les réseaux sociaux, pour toute la population, à cause de certains abus isolés n'est ni justifiée, ni nécessaire, et encore moins proportionné !
👉🏾Que les réseaux sociaux gabonais sont exceptionnellement plus violents ou haineux que ceux des autres pays de cette planète ?
👉🏾 Cette décision scandaleuse, qui ne se contente pas de sévir les abus en punissant les internautes trop bavards aura, si elle est maintenue en l'état, des conséquences inutilement dommageables et ce sur de nombreux plans notamment économique : entrepreneurs digitaux, arts et divertissement, etc. seront autant impacté que nos Administrations sans sites internet (ou aux sites en sommeil profond), et dont les pages des réseaux sociaux sont des outils de communication et d'information au service des citoyens.
💡La Constitution précise bien : "La loi encadre l'usage de l'informatique et des technologies de l'information et de la communication [...]", et non pas la loi bloque, suspend, prive.
🤔Couper l'accès aux réseaux sociaux résoudra donc la grève des enseignants ? Digitalisera l'administration ? Dynamisera notre économie ? Attirera les investisseurs ? Mettra un terme aux coupures de la SEEG ? Créera des emplois pour occuper les chomeurs qui justement s'ennuient sur les rozo socios de Ndong Mboula ?
☝️Conclusion : Une démocratie solide corrige les abus ! Elle ne suspend pas les libertés collectives pour sanctionner des dérives individuelles.
🧐Notre avis : Essayez un peu d'annoncer vos décisions là en pleine journée☀️. Pourquoi toujours dans le darkness, en pleine nuit🌃, que comme les 👻ngongongons ?😒
Sources :
- Ordonnance n°00000010/PR/2018 du 23 février 2018 portant création, organisation et fonctionnement de la Haute Autorité de la Communication
- Constitution du 19/12/2024