25/02/2026
Monsieur le Ministre,
Vous évoquez le rapatriement des ressortissants guinéens comme une opportunité pour le développement de notre pays. Toutefois, une réalité fondamentale mérite d’être soulignée : près de 90 % des jeunes guinéens sont aujourd’hui confrontés au chômage ou au sous-emploi.
Dans ce contexte, parler de retour massif sans avoir résolu au préalable la question cruciale de l’emploi des jeunes déjà présents sur le territoire soulève de sérieuses inquiétudes.
Avant toute politique de rapatriement, il serait essentiel de :
Mettre en place un véritable plan national d’insertion professionnelle ;
Garantir des emplois décents et durables ;
Créer un environnement favorable à l’entrepreneuriat des jeunes ;
Renforcer les secteurs stratégiques capables d’absorber une main-d’œuvre importante.
Sans ces mesures concrètes, le risque est d’accentuer la pression sociale, d’aggraver le chômage et de fragiliser davantage nos familles.
Le développement durable de la Guinée passe d’abord par la valorisation et l’intégration effective de sa jeunesse déjà sur place.