Legal Consulting Services

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LCS est un regroupement d'universitaires et de professionnels œuvrant dans le domaine des sciences sociales et humaines avec toutefois des compétences particulières et plus spécialisées dans plusieurs branches des sciences juridiques (Droit des affaires, Droit International, Droit Public...). Nos services très variés et offerts à des prix compétitifs s'adressent aux institutions publiques, aux en

treprises privées, aux organisations non gouvernementales (ONG), aux organisations internationales, aux centres universitaires et professionnels, aux groupes et organisations de la société civile organisée et à toutes entités ou particuliers à la recherche d'une assistance technique de haut niveau dans des domaines relevant de nos compétences.

26/10/2015

LCS offre a des tarifs adaptés et réalistes un large éventail de services aux acteurs étatiques et prives. Il s'agit principalement des services suivants:

07/06/2015

Vous avez dit... ENTREPRISE ?

Les formes juridiques de l'entreprise (Part Il)

B) La société commerciale (Titre III c.com / Loi No 24 c.civ)

A l'instar de la forme individuelle , une autre perspective s'offre à celui qui veut monter une entreprise: la société commerciale. Elle se décline en plusieurs formes sociales et revêt la personnalité morale. En général, les sociétés sont des groupements de droit privé ou de droit public qui ont pour but la réalisation d'une activité économique ou professionnelle dans le but d'en tirer un profit. Légalement, la société commerciale est définie "comme un contrat par lequel deux ou plusieurs personnes conviennent de mettre quelque chose en commun, dans la vue de partager le bénéfice qui pourra en résulter" (art.1601 c.civ). La loi haïtienne prévoit deux types de sociétés commerciales:

1- Les sociétés de personnes: sociétés en nom collectif et sociétés en commandite simple (art. 40 c.com).

2- Les sociétés de capitaux : sociétés anonymes et sociétés en commandite par actions (art. 41 c.com). Mais seules les sociétés anonymes ont une existence réelle selon l'article 20 du code de commerce. Les deux articles se contredisent, mais comme ils sont au même niveau dans la hiérarchie des normes, aucun ne peut abroger l'autre. Dans la pratique juridique et judiciaire, seul l'article 20 est pris en compte.

Les sociétés de personnes conviennent parfaitement aux entreprises où les rapports entre les différents partenaires sont très forts et aux entreprises à faibles capitaux. Elles exigent peu de formalités de constitution et de fonctionnement mais demeurent risquées. En effet, les partenaires sont solidairement responsables des pertes et dettes. Pour en être associé, il faut être majeur ou mineur émancipé jouissant de toutes ses capacités et commerçant . La mort d'un associé entraîne automatiquement leur dissolution puisque ces sociétés sont intuitu personae, i-e, liées à la personne des associés. Sur le plan fiscal, elles offrent de sérieux avantages et sont imposées à l'IRI (impôt sur le revenu individuel).

Les sociétés anonymes sont plus exigeantes en matière de procédures de constitution et de règles de fonctionnement. Elles sont à risque limité, les actionnaires ne supportant les pertes et dettes qu'à concurrence de leurs apports. Elles sont intuitu pecunie, i-e, liées à l'argent (aux apports) des associés, par conséquent la mort d'un associé n'a pas de conséquence sur leur continuité. Pour en être actionnaire...aucune condition légale: un nouveau né, un interdit, un aliéné le peuvent en se faisant représenter. Aucune exigence. Vous n'êtes pas obligé d'être majeur ou mineur émancipé et commerçant. Sur le plan fiscal, c'est une autre histoire. Elles sont imposées à l'IS (impôt sur les sociétés) au taux fixe de 30% quelque soit le montant du bénéfice réalisé. C'est la forme sociale la plus conseillée, mais la moins utilisée. Et c'est vraiment dommage, car elle est celle qui offre le plus d'alternatives.

Peu importe le type d'entreprise que vous comptez créer, la formule société commerciale sera toujours une alliée non négligeable. Elle sert non seulement à exercer en partenariat une activité économique et/ou professionnelle, mais aussi et surtout, elle peut servir à réaliser des placements financiers et à gérer un patrimoine. Elle permet de simplifier la transmission d'entreprise entre générations, de gérer des dettes et d'organiser la participation des salariés. Elle favorise la séparation des patrimoines de l'entrepreneur en patrimoine personnel et patrimoine professionnel pour ainsi le protéger de ses créanciers professionnels. Elle donne accès aux restructurations, regroupements et acquisitions, opérations qui garantissent le développement de l'entreprise par croissance externe.

Les sociétés commerciales, principalement les sociétés de capitaux, constituent le cadre juridique idéal pour sécuriser votre investissement. Elles facilitent le recours aux montages juridiques, aux lourds financements et aux véhicules d'investissement. Elles garantissent l'organisation du patrimoine, du partenariat et de l'entreprise et sont de véritables outils d'ingénierie financière.
Les atouts des sociétés commerciales sont trop nombreux et trop importants pour tenir en un billet. Tout ce que vous devez retenir, c'est que si vous voulez booster votre entreprise, créer des richesses, dépasser vos limites de financement et j***r d'une sécurité juridique certaine dans le cadre de vos affaires, il n'y a pas mieux que la société commerciale. C'est le plus merveilleux outil du monde moderne, l'armature même du système économique capitaliste. Repoussez vos frontières personnelles, créez une société commerciale !

Dans notre prochain billet, nous parlerons des pactes d'actionnaires et autres conventions entre associés, des outils qui vous permettront d'avoir le contrôle de votre entreprise.

Votre entreprise mérite mieux de vous, contactez-nous !
LCS !
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24/05/2015

Vous avez dit... Entreprise?

LES FORMES JURIDIQUES DE L'ENTREPRISE (PART I)

Une entreprise est une entité économique. Rien que cela. Vous connaissez assurément des entreprises prospères dans le monde informel et l'économie souterraine qui fonctionnent allègrement en marge ou contre la loi. Pourtant, structurer juridiquement une activité économique est un impératif d'ordre légal. Il est toujours préférable d'investir avec le droit comme allié plutôt que d'entreprendre de façon informelle ..sauf si c'est une entreprise illicite et/ou illégale. Selon la loi haïtienne, il y a deux moyens à la disposition de celui qui veut entreprendre : devenir commerçant ou créer une société commerciale.

A. LE COMMERÇANT , l'acteur individuel de la vie commerciale (art.1et svts du code du commerce)

Un commerçant est celui qui, ayant la capacité d' exercice nécessaire, fait en son nom et pour son compte, des actes de commerce à titre de profession habituelle. Quatre conditions ressortent de cette définition .

1- Faire des actes de commerce.- C'est la première obligation. Pour être commerçant, il faut faire des actes de commerce par nature. La liste des actes de commerce est donnée à l'article 2 du Code de commerce haïtien.

2- En faire sa profession habituelle.- Il ne suffit pas de faire des actes de commerce de manière isolée pour être qualifié de commerçant. D'ailleurs, il ne suffit même pas de les faire régulièrement. Il faut en faire sa profession habituelle, c'est-à-dire en faire une occupation sérieuse, continue, de manière à produire des bénéfices et à permettre de subvenir aux besoins de l'existence.

3- Faire les actes en son nom et pour son compte.- Même si le code de commerce ne le précise pas, il est bien évident que pour être qualifié de commerçant, il faut faire les actes de commerce en son nom et pour son compte. Par conséquent, ne sont pas commerçants le salarié d'un commerçant, le gérant d'un fond de commerce, le gérant succursaliste, le gérant-mandataire...ou toute autre personne à la solde d'un commerçant ou d'une structure commerciale.

4- Être capable.- Il est bien certain que seuls les individus capables peuvent avoir le statut de commerçant. Le professionnel du commerce doit faire face aux risques auxquels il est exposé régulièrement. Il faut donc avoir l'aptitude nécessaire pour en avoir la qualité. Les majeurs interdits ou protégés, les mineurs non émancipés et les défaillants mentaux ne peuvent pas exercer le commerce.

Si les 4 conditions sont réunies, une personne peut se qualifier de commerçant. Ces conditions vont de pair avec les démarches légales et fiscales. Elle se retrouvera dans l'une des 5 positions que la loi reconnait dans la profession de commerçant. Ces positions sont constituées par les agents de manufacture ou commissionnaires, les importateurs grossistes, les importateurs détaillants, les détaillants et les pacotilleurs. Vous noterez que le code de commerce ne reconnait pas les exportateurs comme des commerçants. Pour être reconnu comme professionnel de commerce, un exportateur grossiste ou détaillant doit se déclarer importateur ou faisant de l'import-export. Soit on fait de l'importation, soit on déclare faire de l'import-export, l'exportation faisant figure de parent pauvre. L'importation et l'exportation vont de pair dans la pratique commerciale, mais notre politique commerciale est plus axée sur l'importation. Vous pouvez en tirer les conclusions qui s'imposent.

Le commerçant gère son entreprise de manière individuelle. Il est le seul maitre à bord. Il supporte seul les risques et les pertes et se réjouit des bénéfices qu'il n'a pas à partager. L'avantage quand on gère une entreprise individuelle, c'est qu'il y a peu de contraintes dans les procédures d'enregistrement et dans le fonctionnement. L'inconvénient, c'est que s'il y a faillite ou si ça tourne mal, les biens personnels du commerçant peuvent être saisis pour rembourser ses créanciers professionnels. Autrement dit, il y a une (con) fusion juridique entre les biens personnels et professionnels du commerçant et ça le fragilise. Son patrimoine étant indivisible, lui et sa famille ne sont pas à l'abri en cas de banqueroute. Nous aborderons prochainement la société commerciale comme structure juridique de l'entreprise.

LCS !

18/05/2015

Mémo LCS!
"Nul ne possède d'autre droit que celui de toujours faire son devoir".
Auguste COMTE, Système politique positive.
Bonne fête du Drapeau et de l'Université.
LCS!

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