« CRI JEUNES HAITIENS »
En plein cœur du XXIe siècle, aucun peuple, aucun Etat, aucune société ne peut se voir évoluer sans un divorce effectif d’avec la mentalité d’exclure, sous quelque forme que ce soit, une quelconque classe sociale. Pour être au timon des affaires de l’Etat, il faut être du troisième âge. D’où l’exclusion quasi totale de la classe juvénile dans les administrations publiqu
es. Il n’est pas rare d’entendre dire que la jeunesse est le moteur, l’avenir, le pilier d’une société. Ainsi se demande-t-on : quelle classe politique, quel gouvernement qui soit à même de construire ou, si l’on veut, de reconstruire l’Etat- nation pouvant répondre aux problèmes auxquels notre pays est confronté sans l’appui et la participation de cette force vive qu’est « la jeunesse » ? Vu l’état actuel de la société, sous quelle base va-t-on envisager cette nouvelle Haïti ? Avec quelle équipe ? Et surtout, quelle place pour les jeunes citoyens et citoyennes d’Haïti ? Il faut, en effet, une politique nouvelle pour la nouvelle Haïti. Malheureusement, c’est ce à quoi nos dirigeants, tous nos gouvernements ne pensent guère. En aucun cas, ils ne veulent pas miser sur la jeunesse qui, à leurs yeux, ne semble présenter aucun intérêt identitaire, symbolique et culturel. Il est généralement admis que la citoyenneté se réalise dans une société démocratique, une communauté de droits et de devoirs consolidés par un sentiment d’appartenance et sans exclusion aucune. En effet, avec une population majoritairement jeune, Haïti dispose de l’énergie nécessaire pour produire et pour pouvoir faire le saut vers les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Mais, faute d’encadrement nous sommes entrain d’assister à une fuite considérable de nos jeunes vers l’étranger. Pour des raisons multiples, et nous citons entre autres :
Des jeunes, notamment ceux qui n’ont pas la possibilité de poursuivre leurs études et/ ou d’apprendre une profession manuelle ou libérale, se dirigent vers la République voisine, afin de travailler pour les Dominicains et ainsi, ils subissent toutes sortes de violences et d’agressions ;
D’autres prennent les « boat people » parfois sans aucune destination fixe en vue d’un mieux être ailleurs ;
Plusieurs milliers de nos jeunes se rendent chaque année en République Dominicaine en vue de poursuivre leurs études universitaires, car nos facultés, - les quelques-unes que nous avons, - ne disposent pas d’assez de moyens pour les accueillir. Ainsi, point n’est besoin de dire quelle perte financière que nous sommes obligés de consentir. Ceux qui, après leurs études classiques ou universitaires, obtiennent des bourses d’études leur permettant de poursuivre leurs études à l’étranger, ne reviennent presque pas en Haïti parce qu’ils savent qu’Haïti est faite :
o D’exclusion quasi totale des jeunes dans la chose publique,
o De problèmes de l’instabilité politique,
o D’absence totale de l’ordre public à savoir :
la sécurité, la salubrité, la tranquillité, avec pour corollaire : la corruption, la contrebande, l’exclusion sociale, le « moun payisme » etc. Cet ensemble de problèmes entraine une déperdition au niveau de la population juvénile vers les autres pays. En conséquence, CRI JEUNES HAITIENS, voulant assumer pleinement ses responsabilités dans la construction de l’Etat-Nation, s’engage solennellement à:
Permettre à la jeunesse de se préparer davantage pour assurer la relève dans la construction d’un Etat fort, prospère pour que l’intégrité intellectuelle et morale du peuple soit respectée partout. Puisque, tout pays qui opte pour le développement, notamment, le développement durable, doit, obligatoirement, passer par l’éducation. D’ailleurs, tel que cité un vieil adage ‘rien de bon ne s’est fait et ne s’est jamais fait sans l’éducation’. C’est la raison pour laquelle, la CRI JEUNES HAITIENS, se veut un instrument de base pour promouvoir le développement socio-économique, culturel et intellectuel d’Haïti. Pour ce faire, elle se contente de faire de l’éducation son cheval de bataille sous toutes les formes et à tous les niveaux. Par ;
o La promotion de l’éducation scolaire et universitaire pour toutes les filles et tous les fils du pays qui, faute de moyens financiers, n’en ont pas accès. o La promotion de l’éducation civique continue pour tous les Haïtiens sans se préoccuper de la question classe, d’âge et/ou de sexe. Afin de leur inculquer le sens du patriotisme et la fierté nationale. o La lutte pour la création et l’ouverture des Campus universitaires à travers le pays allant de la Licence au Doctorat afin de renforcer la gent intellectuelle haïtienne, tout en préconisant la recherche au sein des Universités. o La création des centres de loisirs, d’attraction et plaisance oủ l’on puisse aisément se regrouper. Cela permettra de renouer les liens sociaux, jadis disloqués. Favoriser l’émergence de la classe juvénile dans la gestion de la RES PUBLICA (la chose publique) ;
Défendre le droit et les intérêts de la jeunesse haïtienne à tous les niveaux sans exclusion et sans discrimination aucune ;
S’asseoir avec tous les secteurs de la vie nationale dans la résolution de toute crise qui peut compromettre l’avenir d’Haïti tout en cherchant la stabilité haïtienne dans le but d’encourager l’investissement et l’apaisement social ;
Faciliter l’intégration de la jeunesse dans la gestion des affaires de l’Etat, dans l’objectif d’attirer l’attention des jeunes professionnels haïtiens qui se trouvent ailleurs sur la nécessité de retourner et de se mettre au service du pays ;
Montrer que la jeunesse constitue la force motrice qui est capable de transformer, moderniser voire développer le pays dans la construction d’un Etat de droit ;
Lutter contre la corruption, le banditisme, la délinquance, le clientélisme sous toutes ses formes au niveau de la société haïtienne en introduisant le principe de l’égalité des chances avec lequel le pays peut être affranchi du sous développement ;
Ainsi, crient les jeunes haïtiens sur l’importance de changer le statu quo, car la masse haïtienne croupit si longtemps dans la misère chronique, aujourd’hui encore, en plein 21e siècle, aux yeux du monde, au regard de la constitution républicaine du 29 mars 1987 qui stipule: « Tout Haïtien a droit à la nourriture, à la santé, à l’éducation, aux loisirs... »
De là, découlent les idées philosophiques de CRI JEUNES HAITIENS qui envisage le soulagement tant attendu par et pour la société dans l’implantation d’une bonne gouvernance haïtienne, construite sur une décentralisation effective et des institutions fortes, avec la valorisation des femmes et des hommes compétents, les utilisant à date et lieu demandés. Cela étant dit, on débouchera sans doute sur une Haïti nouvelle, forte, prospère et développée afin que tout le monde puisse vivre en paix, dans la sérénité et la dignité au profit de l’un et aux intérêts des autres convenablement.
« S’intégrer pour se faire entendre »