Linguistique du Coeur

Linguistique du Coeur Communication, Energies, Emotions Etudier une langue à travers le coeur ? S'exprimer par le coeur ? Quel vaste programme ! Un but ?

Un seul ; nous relier au Monde de façon harmonieuse.

16/09/2026

On m'a souvent dit que j'étais "trop sensible"

Tu sais, cette phrase, je l'ai entendue durant presque toute ma vie.
Cependant, j'y ai mis fin, un jour.
Enfant déjà, on me la servait comme un reproche déguisé en constat. "Tu ressens trop de choses." "Tu prends tout à cœur." Comme si la sensibilité était une fuite d'eau à colmater plutôt qu'une porte à ouvrir.
Alors que ceux qui la scandaient auraient plutôt dû se demander comment devenir moins !

Il m'a fallu des années (et beaucoup de détours) pour comprendre que cette "trop grande sensibilité" n'était pas un défaut de fabrication. C'était un canal. Un canal que je n'avais simplement jamais appris à nommer, ni à habiter.

Effectivement, on nous apprend à lire, à écrire, à compter. On ne nous apprend pas vraiment à écouter ce qui se passe *avant* les mots. Cette intuition qui te souffle qu'une pièce "ne va pas", qu'une personne cache quelque chose derrière son sourire, qu'un silence en dit plus long qu'un discours.
On appelle ça le sixième sens, la médiumnité, l'intuition fine (peu importe le nom qu'on lui donne). Ce qui compte, c'est qu'elle existe, et qu'elle mérite d'être écoutée avec autant de sérieux que la vue ou l'ouïe.

Dans mon travail, j'ai fini par ajouter une porte à celles que l'on connaît déjà. On parle souvent des cinq sens (voir, entendre, sentir, goûter, toucher) comme s'ils suffisaient à décrire tout ce que l'on perçoit.
Toutefois, il y a un sixième canal, plus discret, plus difficile à nommer dans le concret de ce qu'il représente, que j'appelle simplement le langage du coeur ou le canal vertical. Celui qui capte ce que les cinq autres n'attrapent pas au vol : une ambiance, une tension, une joie qui n'a pas encore de mots.

Ce canal-là, on ne l'invente pas en lisant un livre. On le retrouve, en se posant par exemple. En apprenant à percevoir sans juger. En accueillant ce qui vient, même quand ça ne rentre pas dans une case rationnelle. En osant le nommer, à voix haute ou sur le papier. Et enfin, en le laissant résonner, sans se précipiter à l'analyser ou à le fuir.

C'est tout le sel de ce que je propose à travers la Linguistique du Cœur : redonner de la légitimité à ce que l'on ressent avant même de le comprendre.
Parce que la sensibilité, la vraie, celle qui capte ce qui ne se dit pas, n'est pas un handicap social.
C'est une compétence.
Une compétence qu'on t'a peut-être appris à taire mais qui n'a jamais cessé d'être là, en veille, prête à être réactivée.

Alors si, à toi aussi, on t'a dit un jour que tu "ressentais trop", je veux que tu saches une chose : tu n'as rien à guérir. Tu as juste, peut-être, une porte à rouvrir pour entrer franchement en contact avec ce qui est naturellement sensible en toi et qui détecte le monde environnant.
Ceux qui parlent de fermeture sont Fermés, logique.
Ceux qui parlent d'ouverture sont ... en cours d'ouverture. Ce que l'on est au fil de la vie en cheminant dans l'apprentissage humain.

Si tu estimes être totalement ouvert, sache tout de même qu'il y aura encore des surprises, des étapes. Sinon tu aurais atteint l'éveil bouddhique ?
Cela n'arrive peut-être pas aussi souvent qu'on le lit dans le réseaux sociaux.

💬 Et toi, t'arrive-t-il de "sentir" les choses avant de les comprendre ?
Raconte-moi en commentaire, je serai très contente de te lire et d'en échanger ensemble.

15/09/2026

# J’ai besoin de ce salaire

Vous avez accepté ce poste parce qu’il fallait travailler.

La raison n’est peut-être pas très glorieuse sur un CV, elle est pourtant parfaitement respectable dans une vie : il fallait un revenu.

Alors vous avez répondu à une annonce, envoyé un CV, passé un entretien, serré une main, signé un contrat et commencé un lundi matin avec cette idée assez classique que vous alliez faire votre travail, être payé à la fin du mois et continuer votre vie.

Vous n’aviez pas prévu de tomber amoureux de l’entreprise.

Vous n’aviez pas non plus prévu de la détester.

Vous aviez simplement besoin de travailler.

Puis vous avez commencé à regarder dasn les détails, l'organisation, ce qui est tu...

Parce que vous avez cette fâcheuse habitude de regarder la vérité en face.

Vous avez remarqué que la personne qui explique les procédures ne les applique jamais. Que celui qui parle le plus de confiance demande systématiquement à être mis en copie des courriels. Que l’on présente une décision comme collective alors que tout le monde sait très bien d’où elle vient. Que certaines erreurs deviennent graves lorsqu’elles sont commises par les mauvaises personnes et presque invisibles lorsqu’elles sont commises par les bonnes.

Vous n’avez encore rien dit.

Vous observez.

Vous écoutez.

Et vous commencez à comprendre.

Parfois, il ne faut pas plusieurs mois.

Quelques jours suffisent.

Quatre jours, peut-être.

Le temps de comprendre qui décide réellement, qui possède le pouvoir sans l’avoir officiellement, qui sait mais ne dit rien, qui parle beaucoup parce qu’il n’a rien à craindre et qui mesure chacun de ses mots parce qu’il a déjà appris ce qu’il en coûte de parler trop franchement.

Le temps aussi de découvrir le décalage entre ce que l’entreprise affirme être et ce qu’elle demande réellement à ses salariés.

Là où elle parle de confiance, vous découvrez du contrôle.

Quand elle parle d’autonomie, vous trouvez parfois de la solitude.

Si elle parle d’esprit d’équipe, vous observez des territoires soigneusement défendus.

Quand elle parle d’éthique, vous découvrez qu’il existe plusieurs façons de présenter la même réalité.

Et vous commencez à vous demander si vous avez vraiment envie de travailler là.

La réponse est peut-être non.

Le problème, c’est que vous avez besoin du salaire.

Alors vous restez.

Et c’est précisément à partir de là que les choses deviennent intéressantes maus compliquées, il faut bien se le dire.

En effet, rester dans une entreprise que l’on sait imparfaite n’a rien d’exceptionnel. Nous travaillons tous avec des personnes qui ne nous ressemblent pas, dans des organisations qui prennent parfois des décisions que nous ne comprenons pas, avec des méthodes qui nous paraissent absurdes.

Ce qui devient plus délicat, c’est lorsque vous avez la capacité de comprendre rapidement ce qui se passe, que vous avez suffisamment de compétences pour voir comment cela pourrait être fait autrement et que, malgré tout, vous n’avez ni l’envie ni la possibilité de partir.

Vous avez peut-être d’autres projets.

Vous savez peut-être faire beaucoup de choses.

Vous avez peut-être déjà songé à travailler à votre compte.

Vous vous êtes renseigné sur le statut de micro-entrepreneur, vous avez regardé les cotisations, les assurances, les charges, les déclarations, les tarifs que vous pourriez pratiquer et le nombre de clients qu’il faudrait trouver pour remplacer votre salaire.

Puis vous avez regardé votre compte bancaire.

Et vous avez refermé l'ordinateur.

Ce n’est pas nécessairement de la peur.

C’est parfois simplement du calcul.

On peut avoir confiance en ses compétences et ne pas avoir confiance dans la conjoncture.

On peut avoir envie d’entreprendre et préférer conserver encore quelque temps un salaire régulier.

On peut savoir parfaitement que l’on pourrait faire autre chose et considérer que, pour l’instant, ce n’est pas raisonnable de tout risquer.

Alors on reste salarié.

Et si l’on reste, autant apprendre à le faire intelligemment.

Pas en devenant indifférent.

Pas en faisant semblant d’adhérer à tout.

Pas en transformant chaque collègue en adversaire et chaque désaccord en combat.

Encore moins en laissant son travail occuper toute la place.

Il faut apprendre à faire quelque chose de beaucoup moins spectaculaire et beaucoup plus difficile : **travailler sans se perdre.**

Cela commence peut-être par une question toute simple :

**qu’est-ce qui m’appartient encore lorsque je franchis la porte de mon entreprise ?**

Mon temps de travail appartient à mon employeur, dans les limites du contrat et du droit.

Mes compétences sont utilisées pour le travail que je réalise.

Ma responsabilité professionnelle existe.

Mon salaire est la contrepartie de ce travail.

Mais mes valeurs, mon intelligence, mes projets, mes relations, mon imaginaire, ma vie, mes convictions et tout ce que je suis en dehors de ce poste ne sont pas devenus la propriété de l’entreprise parce que j’ai signé un contrat.

Il est peut-être utile de s’en souvenir lorsqu’un emploi alimentaire commence à vouloir devenir toute notre vie.

J'ai créé le cycle PEMA pour rééquilibrer nos zones d'ombre et de lumière.
Cela en fait partie.
Parce que l'on rêve tous d'un mieux professionnel et que l'on ne sait pas, parfois, comment le mettre en place si on n'a ps les appuis nécessaires pour débuter.

Cela va changer !

14/09/2026

Les signes avant-coureurs : une science plus ancienne qu'on ne le croit, et plus personnelle qu'on ne le pense !

On associe souvent la capacité à "sentir les choses avant qu'elles n'arrivent" à quelque chose de flou, presque suspect. Pourtant, l'idée que certains signes précèdent et annoncent un événement n'a rien d'une lubie contemporaine : c'est l'un des plus vieux systèmes de pensée de l'humanité, et il a longtemps été traité avec toute la rigueur d'une discipline savante.

En Mésopotamie déjà, la divination était littéralement pensée comme "la science du signe". Les traités babyloniens qui nous sont parvenus organisaient méthodiquement chaque présage observé (la protase) et sa signification correspondante (l'apodose), dans une logique presque juridique : tel signe, telle conséquence. Ce n'était pas de la fantaisie, c'était un système de correspondances construit, transmis, discuté sur plusieurs siècles.

Plus près de nous, la sémiotique (la science des signes développée notamment par Charles Sanders Peirce) a affiné cette réflexion en distinguant plusieurs types de signes : le symbole (dont le lien avec ce qu'il représente est une convention culturelle), l'icône (qui ressemble à ce qu'il désigne) et l'indice (qui entretient un lien direct, presque causal, avec ce qu'il signale). Cette distinction est loin d'être anecdotique : elle rappelle qu'un signe n'a jamais un sens intrinsèque et universel. Il prend sens à l'intérieur d'un système de référence donné, culturel, personnel, symbolique; et c'est ce système qui lui donne sa portée, pas le signe isolé.

C'est précisément ce qui se perd dans une grande partie de ce qui circule aujourd'hui en ligne. Les listes de "significations" toutes faites (telle heure miroir, telle plume, tel animal croisé au détour d'une rue) s'échangent et se recopient d'un compte à l'autre, sans source, sans généalogie, parfois sans aucune cohérence d'un site à l'autre pour un même signe. On perd le principe même que l'anthropologie a mis des décennies à documenter : un signe se lit à l'intérieur d'un système, pas dans l'absolu, et encore moins dans un copier-coller anonyme.

Par ailleurs, il y a un autre point : la projection humaine. Plus l'on se penche sur un type de signes, plus on risque de le voir apparaître. Est-on pour autant récepteur, créateur, interprète ??

Alors, que faire d'un signe qui nous traverse (une image récurrente, une intuition, une coïncidence trop précise pour être neutre) ? Plutôt que d'aller chercher sa signification toute prête dans un grimoire numérique sans auteur, la piste la plus rigoureuse est aussi la plus exigeante : la faire remonter par le canal vertical. Ce canal-là ne fonctionne pas comme un dictionnaire universel des symboles. Il fonctionne comme une conversation intérieure, entre ce que l'on perçoit et ce que notre "higher self" notre moi le plu haut en développement de conscience (cette part de nous qui a une vision plus large que l'instant présent) reconnaît comme vrai, pour nous, précisément.

Un signe n'est jamais totalement générique. Il est composé, comme le rappellent les théories du signe:
/ d'un signifiant (ce que l'on perçoit)
/ d'un signifié (ce que cela veut dire)

Et ce deuxième terme se construit aussi avec l'histoire, la sensibilité et le contexte de celui qui reçoit le signe. Vouloir l'universaliser, c'est déjà trahir une partie de son sens.

Autrement dit : les grands systèmes de repères existent et ils méritent d'être connus et respectés. Toutefois, la véritable interprétation, la plus juste, ne se copie pas. Elle se réécoute, à chaque fois, à la source.

Et toi, la dernière fois qu'un signe t'a arrêté(e) net, as-tu cherché sa signification ailleurs ou en toi ?

12/09/2026

"Dans notre famille, on ne fait pas ça"

Enquête sur les phrases qu'on n'a jamais choisies
et qu'on perpétue quand même !

Il y a des phrases qu'on prononce sans les avoir lues, sans se souvenir des les avoir choisies.
Elles sortent toutes seules, avec l'intonation exacte de la grand-mère qui les a dites la première, et on ne se souvient même plus où on les a apprises.

"Dans cette famille, on ne réussit jamais."
"Les hommes, ça finit toujours par partir."
"Chez nous, on ne se plaint pas."

Tu en as sûrement au moins une en stock, toi aussi.

Ce phénomène a un nom sérieux : la psychanalyste Anne Ancelin Schützenberger, qui a formalisé le concept de psychogénéalogie dans les années 1980, l'a décrit comme la trace laissée dans l'inconscient d'un descendant par les secrets, deuils ou événements non résolus de ses ancêtres, ce qu'elle appelait joliment le "fantôme familial".

Autrement dit : ce n'est pas toi qui as un problème avec l'argent, la réussite ou l'engagement. C'est peut-être ton arrière-grand-père, resté coincé dans une phrase qu'il n'a jamais pu terminer et que tu répètes gentiment à sa place.

Les chercheurs du domaine appellent cela les "loyautés invisibles" : des fidélités inconscientes à l'histoire familiale, qui nous poussent à reproduire (sans le vouloir, souvent sans le voir) des schémas qui ne nous appartiennent pourtant pas. Le vocabulaire est presque toujours le vecteur numéro un de cette transmission. Pas les grands discours, encore que, mais plutôt les petites phrases, répétées à table, dans la voiture, au chevet d'un lit.

C'est ça, la vraie trouvaille de la Linguistique du Cœur by MP: débusquer les automatismes qui ne sont plus questionnés depuis des décennies. En effet, ce n'est pas seulement ce qu'on se dit qui a du pouvoir sur notre vie, c'est ce qu'on a hérité comme devoir de dire, encore et toujours, alors que l'auteur de la pensée d'origine n'est plus.

Un exemple concret, pour que cela ne reste pas de la théorie.
En séance, j'ai accompagné une personne persuadée d'être "nulle en gestion", incapable de garder un compte en banque à flot (malgré un poste à responsabilités incluant de la... gestion, qui était tout à fait OK !).
En creusant la phrase exacte qu'elle utilisait ("de toute façon, l'argent nous glisse entre les doigts"), on a fini par remonter jusqu'à une grand-mère ruinée après-guerre, dont c'était très exactement l'expression favorite. La personne n'était pas mauvaise en gestion. Elle portait, mot pour mot, le compte en banque de quelqu'un d'autre, avec, de surcroit, la pensée que c'est... NORMAL !

Alors la prochaine fois qu'une phrase familiale te sort de la bouche presque malgré toi, un petit réflexe amusant : demande-toi depuis combien de générations elle circule.

Tu seras peut-être surpris de découvrir que ce n'est pas ta vérité (juste un héritage qu'on ne t'a jamais proposé de refuser).

💬 Et toi, elle sonne comment, la phrase de ta famille ? Je suis curieuse de vous lire toutes et tous en commentaire.

24/08/2026

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