Son Excellence Jean Jude Piquant

Son Excellence Jean Jude Piquant Monsieur Jean Jude Piquant, Ambassadeur d'Haïti près le Saint - Siège

Le monde pleure un père, le ciel accueille un saint.Le décès du pape François, Jorge Mario Bergoglio, suscite une profon...
03/05/2025

Le monde pleure un père, le ciel accueille un saint.

Le décès du pape François, Jorge Mario Bergoglio, suscite une profonde émotion et un deuil partagé par toute la communauté catholique et au-delà. Son départ, bien que douloureux, est accueilli dans la foi et l’espérance pascale. Chef spirituel de l’Église catholique et figure mondiale influente, il fut un pape exceptionnel, progressiste et engagé dans la défense des valeurs chrétiennes et universelles. Sa voix, prophétique et éthique, portait haut les causes des pauvres, des migrants, des malades, des marginalisés et des oubliés du monde.

Il a vigoureusement plaidé pour une humanité plus juste, solidaire et respectueuse de la dignité humaine, mettant en garde contre les dérives d’un progrès technologique sans conscience morale, comme l’illustre son encyclique Laudato si’ et l’exhortation Laudate Deum. Sa théologie de la miséricorde, inspirée de la théologie de la libération, promouvait une Église accueillante, au service des cœurs brisés et des plus vulnérables. À l’image du prophète Isaïe, il a su incarner une mission prophétique de guérison, d’espérance et de libération.

Excellence Monsieur le Chef du Protocole,Excellences Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,Excellence Monseigneur Borgo...
17/08/2024

Excellence Monsieur le Chef du Protocole,
Excellences Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,
Excellence Monseigneur Borgonovo, Sous-Secrétaire du Dicastère pour l’évangélisation,
Mme la Chargée d’affaires a.i de l’Ambassade d’Haïti près le Saint-Siège,
Monsieur le Chargé d’affaires d’Haïti près le Quirinal,
Chers Pères,
Révérende Sœur Marcella,
Mesdames et Messieurs,

Ma fonction comme Représentant d’Haïti près le Vatican arrive à son terme après trois années remplies de satisfactions.

Après trois années d’études d’un système diplomatique spécial, distinct dans l’ordre des relations internationales dont la base fondamentale reste le multilatéralisme comme doctrine politique. C’était aussi trois années d’une fructueuse collaboration avec des autorités du Vatican, le Corps des ambassadeurs accrédités près le Saint-Siège et la Conférence Épiscopale Catholique d’Haïti. Je dois noter particulièrement ma franche collaboration de travail avec Mme le Chargé d’Affaires par Interim Guerlyne Janvier, Mme le Conseiller Giulia Longo.

Je remercie chacune et chacun de vous d’avoir répondu amicalement à l’invitation qui vous a été lancée pour participer à cette soirée d’honneur saluant mon départ de la fonction d’ambassadeur près le Saint-Siège à Rome.

En effet, je pars avec un double sentiment d’achèvement et d’inachèvement. Achèvement d’avoir accompli ce qui était dans mes limites d’accomplissement et inachèvement pour ce que je rêvais d’accomplir comme projets que mon rappel aux bureaux centraux du Ministère des affaires étrangères et des cultes ne me permettra pas de réaliser.

Le bilan d’une mission diplomatique n’est pas la quantité d’années restée en poste mais surtout l’appréciation de la qualité de ce que l’on a cultivé et appris. En effet, j’ai beaucoup appris en si peu de temps au cours de ma mission diplomatique à Rome. Arrivé dans le contexte du Covid -19, j’ai vécu le temps paradoxal de la solitude, de la fraternité et de la solidarité universelle. Ce temps marquera toute mon histoire de vie.

Jamais le monde n’a été si éprouvé, connecté et devenu si humain par la menace du virus. C’était néanmoins “ un temps pour changer”, comme titrait bien l’ouvrage du Pape François qui venait de sortir en France, chez l’éditeur le Flammarion, le 2 décembre 2023. Le Pape dans une entrevue racontait sa vie au journaliste anglais Austen Ivereigh. Des images sombres me reviennent, le monde était en train de mourir mais aussi de résister à la mort, où le silence était force et énergie spirituelle intérieure. J’ai vécu Rome dans cette dimension comme haut lieu de prières.
Le temps de ma mission à Rome était aussi un temps d’apprentissage de la mixture de la culture ancienne et moderne. La complicité esthétique entre l’antiquité et la modernité qui se joue à Rome, plus particulièrement au musée du Vatican ne cesse de susciter l’émerveillement et l’admiration de plus d’un et auquel j’accorde moi-même cette dénomination: musée de l’histoire de l’humanité. Les nombreuses excursions et expositions organisées par le service de protocole du Vatican auxquelles j’ai pris part ont rafraichi ma culture d’histoire ancienne et m’ont ouvert à des réalités nouvelles, en agrandissant mes connaissances intellectuelles, philosophiques et religieuses catholiques.

Je pars avec la mémoire de la connaissance ethnographique que la ville de Rome n’est pas que faite de vétusté mais aussi de modernité. De même que l’on ne peut penser Rome sans ses musées et ses fresques, l’on ne peut non plus être indifférent à sa modernité, ses spectacles de couleurs, ses concerts, ses bouillonnements culturels et ses pèlerinages religieux. Je suis navré de devoir partir sans avoir pu marcher sur la rue Octaviano, qui est en train d’être rénovée, avec ses allées clairsemées de briques blanches toutes neuves préparant le grand jubilé. Je rêvais d'admirer la foule de pèlerins se conduisant vers la place Saint-Pierre, lieu emblématique de la ville, figurant bien son nom de Cité éternelle, haut lieu spirituel de l’Église catholique.

L’expérience diplomatique près le Saint-Siège était particulièrement unique, un modèle d’accomplissement interculturel. Ce n’était pas qu’une aventure diplomatique mais une expérience de culture politique mondiale sur le rôle de la religion dans la promotion de la démocratie et de la paix. L’Église catholique, en effet, est la seule religion sur terre à avoir son propre gouvernement d’où converge le monde chrétiens et non chrétiens pour les valeurs humaines qu’elle défend.

Le Saint-Siège sujet de droit international devient par sa nature et ses actions le centre du monde. Son système de relations avec les Nations-Unies trouve sa reconnaissance certes dans les textes écrits des Traités, Accords et Conventions internationaux mais particulièrement dans son option pour la vérité et la vie, son attention auprès des peuples quant à leurs aspirations fondamentales. Comme a écrit Dominique Le Tourneau dans son livre” La politique concordataire du Saint-Siège, paru aux éditions, L’Harmattan, 2020, p. 39“, je cite : “L’Église catholique doit cette situation à sa structure universelle et transnationale, à la personnalité internationale de son chef, le Pontife romain, et son histoire” (fin de citation).

Le cas du Concordat de 1860, signé entre Haïti et le Saint-Siège est bien un exemple de cette volonté de coopération allant du développement de la promotion de la paix, de l’unité et la souveraineté des nations. L’Église catholique avec son ensemble d’enseignements participe ainsi dans la construction du droit international où elle est également redevable.

Les valeurs que défend le Saint-Siège dans ses relations au niveau international se fondent sur la mission apostolique pastorale qu’il possède pour prêcher l’Amour et l’Unité entre les êtres humains sur la terre. Ce travail colossal bimillénaire se réalise sans aucun intérêt matériel tout en promouvant les Valeurs Universelles qui correspondent aux droits humains fondamentaux et à la dignité humaine.
La dimension religieuse est une composante importante de la culture du peuple haïtien. Haïti aujourd’hui est un espace pluri-religieux de tolérance à l’image des familles haïtiennes. L’on ne peut que dans ce contexte s’en réjouir de la place dont jouit la religion catholique dans le travail de l’éducation, la santé, la démocratie et l’évangélisation qu’elle réalise. Le Concordat de 1860 signé entre l’État du Saint-Siège et l’État d’Haïti est l’axe à partir duquel est construit le partenariat de coopération religieuse pour la liberté de cultes et de conscience. Je ne puis qu’encourager ainsi un développement harmonieux des rapports entre le Saint-Siège et l’État d’Haïti.

Pour être témoin à Rome de l’engagement du Saint-Siège dans la promotion de la paix et du développement intégral l’intérêt politique et humain convie à renforcer les liens pour le bénéfice des deux États. Le Saint-Siège indubitablement a besoin des Églises locales pour construire et assurer son universalité. De même qu’Haïti a besoin du Saint-Siège pour assurer son ouverture au monde. Mais surtout que cette relation bilatérale puisse servir de pont et de porte-voix pour Haïti.

En effet, l’essence même de la diplomatie vaticane fait qu’elle constitue un gros espace d’échanges culturelles, de négociations, de dialogue inter religieux et de rencontres politiques internationales sans parti pris. Cette diplomatie représente une référence sans borne en matière de résolution de conflits et pour la recherche de la paix. C’est une diplomatie de sens. Je l’expérimente comme un laboratoire qui nous aide à comprendre le monde dans lequel nous évoluons et les diverses crises qui le secouent. C’est le lieu où l’on étudie, l’on discute, l’on dialogue dans le respect mutuel, l’on argumente sur la base de l’anthropologie biblique chrétienne et philosophique, tout sujet ayant rapport avec l’Humain.

J’ai compris que la diplomatie qui réussît est celle qui emprunte le chemin de la synodalité, c’est-à-dire capable de privilégier l’écoute, la marche ensemble vers la vérité et d’utiliser tout le potentiel humain pour éviter la guerre. À cela, je reste marqué par les efforts du Saint-Siège notamment le Pape François pour arrêter la guerre en Ukraine, les conflits au Congo, ses prières et appels à la libération des personnes kidnappées en Haïti.

Comme chrétien catholique le temps vécu à Rome fut pour moi sur le plan de la foi une riche et extraordinaire expérience. Ce que j’ai trouvé pour l’intelligence de ma foi à travers la catéchèse papale, les exhortations apostoliques les messes pontificales et celles des messes diplomatiques des fêtes nationales des pays accrédités près le Saint-Siège, l’ensemble est une fortune de culture religieuse chrétienne , historique et de biens spirituels (spiritualia bona). Je pars. Je n’ai rien perdu. J’ai gagné en honneur, en amitié et en biens spirituels.

J’ai découvert les multiples facettes et avantages de la diplomatie du Saint-Siège à l’échelle mondiale. Travailler dans l’espace du Vatican fut pour moi un honneur et un privilège surtout lors de mes rencontres avec des personnalités importantes où je mettais en exergue mon pays, Haïti.

Je me permets de qualifier la diplomatie du Vatican: “ la diplomatie de l’Homme”, c’est-à-dire une diplomatie humaniste, anthropologique qui prend fait et cause pour la vie individuelle et collective de la personne humaine. Elle considère l’Humain dans toute sa quintessence, dans toute son intégralité et dans toute son universalité sans discrimination aucune.

Je laisse définitivement ma fonction au Vatican, et le territoire italien le 09 août 2024, conformément à ma lettre de rappel. Selon les convenances diplomatiques, je serai reçu en audience par sa Sainteté le Pape François demain le jeudi 8 août 2024, à 9 heures. J’ai eu deux fructueuses rencontres ce matin avec le Secrétaire d’État du Vatican Son Éminence le Cardinal Pietro PAROLIN ( Première Loge du Palais Apostolique), et Son Excellence Monseigneur Edgar PEÑA PARRA, Substitut de la Section pour les Affaires générales (Troisième Loge).

J’ai servi mon pays avec compétence, élégance, sens de responsabilité et surtout avec beaucoup d’humilité. J’ai fait tout ce que je devais faire dans le cadre d’une intelligence diplomatique. Je peux affirmer avec conviction que j’ai été dans mon domaine de compétence. J’ai rédigé trois cents notes verbales pour la compréhension de la qualité de mon travail. Je n’ai jamais pris de vacances ceci dans le seul souci de pouvoir dynamiser le travail diplomatique entre Haïti et le Saint-Siège. J’ai été très content d’investir tout cet effort pour mon pays et son Église.

Mon travail est hautement apprécié au Vatican. Cela se justifie par les échos et les reconnaissances reçues. J’ai adressé une correspondance aux autorités vaticanes pour leur témoigner de ma gratitude, ma reconnaissance et leur transmettre mes remerciements au nom de mon pays.

Je remercie Son Excellence le feu Président Jovenel Moïse qui avait fait choix de moi comme son ambassadeur plénipotentiaire auprès du Vatican. Que son âme continue à trouver la paix et la justice!

Je remercie le Service de Protocole du Vatican pour sa constante assistance et surtout la délicatesse accompagnant son travail.

Je remercie Mme. Guerlyne Janvier, la Chargée d’affaires par intérim pour la gentillesse de son assistance pendant ma mission et pour l’importante préparation de l’événement de ce soir saluant la fin de ma mission près le Saint-Siège. Vous étiez pour moi plus que utile mais opportune. Je pars avec de bons souvenirs de vous.

Je remercie Mme. Giulia Longo Conseiller à l’Ambassade pour le temps qu’elle a investi également pour faciliter la réalisation de cette activité. Mais je les remercie surtout pour leur bonne et franche collaboration manifestée durant ma mission.

Je remercie Mr. le Chargé d’affaires de l’Ambassade d’Italie près le Quirinal Mr. Emmanuel Charles et son équipe dont la collaboration était utile pour ma mission.

Je remercie l’Académie Bonifaciana pour les rapports développés en faveur de la culture et l’éducation pour la paix en Haïti.

Je remercie Monseigneur Ballong pour m’avoir permis de mettre les pieds pour la première fois sur la terre de mes ancêtres africains et au Togo, Benin et Ghana, initier une coopération religieuse avec ces pays.

Je remercie les amis de Radio Vatican notamment de la section francophone. Vraiment je me souviendrai de vous. Je vous remercie pour votre collaboration.

Je remercie la Caritas Internationale pour sa collaboration et son assistance solidaire.

Un grand MERCI à tous et à toutes pour le support inestimable reçu durant toute la durée de ma mission.

Fraternellement,
Jude Piquant

Rome, le lundi 24 juin 2024, S.E l’Ambassadeur Jean Jude Piquant a assisté à la  soutenance de la thèse doctorale en dro...
25/06/2024

Rome, le lundi 24 juin 2024, S.E l’Ambassadeur Jean Jude Piquant a assisté à la soutenance de la thèse doctorale en droit canonique du Révérend Père Mathieu Dorcely, du diocèse de Port-de -Paix à l’Université de Latran, de l’Etat du Vatican, Faculté de droit canonique.

La thèse traitée a pour titre “Les profils juridiques et pastoraux des associations et des mouvements ecclésiaux à l’apostolat de la paroisse. Essai d’application à l’Eglise en Haïti”. Thèse pour laquelle il a obtenu la mention spéciale Magna Cum Laude.

Monseigneur Borgonovo officiel du Vatican, de la Sacrée Congrégation pour la doctrine de la Foi était présent dans l’assistance. Des prêtres étudiants haïtiens également ont marqué par leur présence leur solidarité au nouveau récipiendaire du titre de Docteur en droit canonique.

Rome le lundi 17 juin 2024, Son Excellence Jean Jude Piquant a participé sous l’invitation du Dicastère pour la communic...
25/06/2024

Rome le lundi 17 juin 2024, Son Excellence Jean Jude Piquant a participé sous l’invitation du Dicastère pour la communication du Vatican et l’Association sportive armateure du Vatican ( Atletica Vaticana), à la présentation du livre” Jeux de Paix” au Stade olympique de Rome, avec la présence des autorités sportives italiennes, notamment du préfet du Dicastère de la culture et de l’Education, le Cardinal José Tolentino de Mendonça, Andrea Monda, directeur de l’Osservatore Romano,
du directeur éditorial adjoint du Dicastère pour la communication et des athlètes olympiques et paralympiques.

Selon une note de Vatican News qui assistait à la présentation du livre, concernant les “JO de Paris: le Pape espère que la trêve olympique favorise des relations de paix. En effet,
Dans la préface du livre «Jeux de paix. L'âme des Jeux Olympiques et Paralympiques» publié en italien par la LEV à l'initiative de l’Athletica Vaticana et édité par Vincenzo Parrinello, le Pape soutient la proposition de parvenir à une cessation de la violence, dans l'esprit des prochains Jeux de Paris. On retrouve dans ce volume, les paroles de 85 «compagnons de route», parmi lesquels des autorités sportives de premier plan, des athlètes olympiques et paralympiques mais aussi des réfugiés.

Voici les mots du Pape François:

“Dans le moment historique particulièrement sombre que nous vivons, les Jeux Olympiques et paralympiques de Paris sont une opportunité pour la paix. En repensant à la valeur de la trêve olympique -proposée par les Nations unies– j’espère que le sport puisse concrètement construire des ponts, faire tomber les barrières et favoriser les relations pacifiques. Les Nations unies ont proposé une durée pour la trêve olympique: d'une semaine avant le début des Jeux de Paris à une semaine après la clôture des Jeux paralympiques. L'authentique esprit olympique et paralympique est un antidote pour ne pas tomber dans la tragédie de la guerre et se racheter en mettant fin à la violence.

Oui, aujourd'hui, j’espère que l'appel à la trêve émanant du langage populaire olympique commun, compréhensible par tous, sous toutes les latitudes, pourra être accepté. Je souhaite que le sport olympique et paralympique -avec ses passionnantes histoires humaines de rédemption et de fraternité, de sacrifice et de loyauté, d'esprit d'équipe et d'inclusion- puisse être un canal diplomatique original pour surmonter des obstacles apparemment insurmontables.”
Pape François.

Dans le cadre du dialogue Interreligieux Son Excellence l’Ambassadeur Jean Jude Piquant, le dimanche 16 juin, 2024après ...
25/06/2024

Dans le cadre du dialogue Interreligieux Son Excellence l’Ambassadeur Jean Jude Piquant, le dimanche 16 juin, 2024
après avoir assisté à la messe catholique du 11e dimanche du temps ordinaire, à l’église Sainte Anne du Vatican, répondant à l’invitation de l’Association des Bouddhistes de Rome, a participé à la cérémonie de célébration de la naissance, d’illumination et de la mort de Bouddha.

En effet, il existe plus de 600 millions de Bouddhistes à travers le monde qui ont célébré le 23 mai de cette année la fête de VEKSA. C’est la fête de la pleine lune rappelant ainsi la naissance de Bouddha, son illumination et de sa mort.

Ce dimanche 16 juin 2024, c’est une célébration communautaire offerte par l’Ambassade du Sri Lanka à laquelle l’Ambassadeur PIQUANT a pris part, où des personnalités du Corps diplomatique et d’organisations religieuses ont pu honorer l’événement par leur présence à la fête du Veksa.

Il y a déjà plus 2 500 ans, soit en 623 av. J.-C, l’événement eut lieu. C’est une date religieuse importante pour les fidèles de Bouddha. Ces derniers ont trouvé dans son héritage spirituel un message de paix, de réconciliation de tolérance et de résilience comme de sérieux motifs pour le suivre dans ses idées.

Les Bouddhistes dans leur calendrier religieux commémorent évidemment chaque année cette triple fête, de naissance en relation avec l’état d’illumination de Bouddha, c’est-à-dire son apogée spirituelle, coïncidant avec l’anniversaire de son décès survenu dans sa 80e année.

Plusieurs maîtres bouddhistes ont pris la parole dont les thématiques sont la réconciliation, la paix et la resilience. L’Ambassadeur PIQUANT dans son intervention tout d’abord a remercié S.E. l’Ambassadeur du Sri Lanka, les autorités religieuses, les membres de la communauté Sri Lankaise, pour l’invitation et l’accueil. Il a présenté ses voeux à la communauté à l’occasion de la fête de la Veksa.

Ensuite, dans sa brève allocution dont le texte a été lu en anglais, l’Ambassadeur PIQUANT a parlé de la thématique suivante : “ Du dialogue Interreligieux dans l’espace de la diplomatie”. Une reception a été offerte pour clore la fête religieuse de la Veksa précédée par la lecture de textes philosophiques et religieux choisis sur la paix, le pardon, la réconciliation, et la présentation de quelques pièces de danses folkloriques du Sri Lanca.
JP

Une Soirée Inoubliable au Service de la Mémoire de Matteo ManciaRome, samedi 21 juin 2024 – L’Université Salésienne Pont...
23/06/2024

Une Soirée Inoubliable au Service de la Mémoire de Matteo Mancia

Rome, samedi 21 juin 2024 – L’Université Salésienne Pontificale de Rome a vibré d’émotion et de solidarité lors du spectacle de campagne de levée de fonds de l’Association Pro universitaire Don Bosco, sous le thème évocateur : « Un passé vers le futur ». Cette soirée spéciale a vu la participation de l’Ambassadeur Jean Jude Piquant, témoignant de l’importance de cet événement pour la communauté académique et au-delà.

La soirée a été animée par des performances captivantes du groupe Danza Moderna, qui a transporté le public à travers des pièces entrecoupées de « Steps on Broadway », une comédie musicale classique très appréciée aux États-Unis. Le programme a également inclus des chorégraphies vibrantes sur la musique de Michael Jackson, ainsi que des spectacles de théâtre musical interprétés par Federico Perrota et Matilde Brandi. Les mélodies intemporelles de Frank Sinatra, avec des interprétations exceptionnelles de « New York, New York », ont ajouté une touche de nostalgie et de glamour, ravissant le public salésien italien.

Ce spectacle n’a pas seulement offert des moments de forte émotion et de découverte artistique, il a également servi une cause noble et émouvante. Les fonds récoltés au cours de cette soirée seront dédiés à la création d’une bourse d’études en mémoire de Matteo Mancia, un étudiant de l’Université tragiquement décédé à l’âge de 22 ans suite à un accident de la route.

Matteo Mancia, étudiant en troisième année de Pédagogie sociale à la Faculté des Sciences de l'Éducation, était une figure emblématique de l’UPS. Son sourire, sa disponibilité et son enthousiasme étaient des traits marquants de sa personnalité, et il était activement engagé dans toutes les initiatives universitaires. Dès son inscription, il s’était impliqué dans la Pastorale Universitaire en tant que membre de l’équipe sportive et, depuis deux ans, il entraînait les enfants de l’Association sportive Don Bosco Nuovo Salario dans la Paroisse de Santa Maria della Speranza.

Les funérailles de Matteo ont eu lieu le 19 mars dernier dans la Paroisse de Santa Maria della Speranza, adjacente à l’Université. L’église était bondée de membres de la famille, de collègues universitaires, d’enseignants et d’amis, venus rendre un dernier hommage à un jeune homme dont la vie, bien que trop brève, a eu un impact profond sur ceux qui l’ont connu.

La bourse d’études créée en son nom perpétuera son héritage, soutenant d’autres étudiants dans leur parcours académique et rappelant l’importance de la solidarité et de l’engagement communautaire. La soirée du 21 juin a été une belle démonstration de cette solidarité, alliant art et générosité pour honorer la mémoire de Matteo et inspirer les générations futures.

En somme, cet événement a été une célébration poignante de la vie et des passions de Matteo Mancia, marquant un pas significatif vers un avenir prometteur pour les étudiants de l’Université Salésienne Pontificale de Rome. Que la mémoire de Matteo continue de vivre à travers les actions et les cœurs de ceux qu’il a touchés.

Ce concert, organisé à l'occasion de la fête nationale des Philippines, met en avant le pouvoir universel de la musique ...
13/06/2024

Ce concert, organisé à l'occasion de la fête nationale des Philippines, met en avant le pouvoir universel de la musique à travers des morceaux interprétés par des religieux philippins appartenant à la Congrégation des Pères Augustiniens. L'événement se déroule dans le cadre magnifique de l'Église de Jésus et de Marie, située sur la célèbre Via del Corso à Rome, créant une ambiance à la fois sacrée et culturelle.

DISCOURS DU PAPE FRANÇOIS AUX PARTICIPANTS À LA RENCONTRE INTERNATIONALE DES CHORALES AU VATICANSalle Paul VISamedi 8 ju...
08/06/2024

DISCOURS DU PAPE FRANÇOIS
AUX PARTICIPANTS À LA RENCONTRE INTERNATIONALE DES CHORALES AU VATICAN

Salle Paul VI
Samedi 8 juin 2024

[Multimédia]

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Bonjour !

Avez-vous vu que la spontanéité des enfants parle plus fort que les meilleurs discours ? Ils sont ainsi, ils s'expriment tels qu'ils sont. Nous devons prendre soin des enfants parce qu'ils sont l'avenir, ils sont l'espérance, mais ils sont aussi le témoignage de la spontanéité, de l'innocence et de la promesse. C'est toujours pour cette raison que Jésus disait qu'il voulait les enfants près de lui. Quand les apôtres disaient : “Allez-vous-en !”, il disait : “Non, non, que les enfants viennent !”. Les enfants sont les privilégiés. C'est pourquoi Jésus a dit : “Le Royaume de Dieu appartient à ceux qui sont comme des enfants”. Nous devons apprendre de cette spontanéité qu'ils nous ont montrée. Ils ne venaient pas pour les bonbons – puis ils se sont rendu compte qu'il y avait des bonbons – mais ils venaient parce qu'ils aimaient venir. Ils sont comme ça. N'oublions pas la leçon qu'ils nous ont donnée aujourd'hui. Merci à tous !

Je vous souhaite à tous la bienvenue et je remercie tout particulièrement le Maître Monsigneur Marco Frisina et je remercie Nova Opera d’avoir promu cette initiative, qui a lieu quarante ans après la fondation du Chœur du diocèse de Rome. C’est un anniversaire qui vous encourage tous à poursuivre le précieux service que vous rendez, à Rome et dans tant d'autres parties du monde.

Votre rencontre, qui en est à sa quatrième édition, réunit des chorales paroissiales et diocésaines, des scholæ cantorum, des chapelles musicales, des directeurs et des musiciens. Vous êtes venus au Vatican pour approfondir ensemble le sens de la musique au service de la liturgie ; et il est bon de vous voir ici, aussi parce que, venant de lieux différents mais unis par la foi et la passion de la musique, vous êtes un signe fort d’unité. C’est pourquoi je voudrais attirer votre attention sur trois aspects essentiels de votre service, à savoir l’harmonie, la communion et la joie.

Premièrement : l’harmonie. La musique crée l’harmonie en touchant chacun, en consolant ceux qui souffrent, en redonnant de l’enthousiasme à ceux qui sont découragés et en faisant fleurir en chacun des valeurs merveilleuses telles que la beauté et la poésie, reflet de la lumière harmonieuse de Dieu. En effet, l’art musical possède un langage universel et immédiat, qui n’a pas besoin de traductions, ni de beaucoup d’explications conceptuelles. Les simples comme les savants peuvent l’apprécier, en saisissant l’un ou l’autre aspect, avec plus ou moins de profondeur, mais en puisant tous dans la même richesse. De plus, la musique éduque à l’écoute, à l’attention et à l’étude, en élevant les émotions, les sentiments et les pensées (cf. Ep 4, 4-8), en portant les personnes au-delà du tourbillon de la hâte, du bruit et d’une vision purement matérielle de la vie, et en les aidant à mieux se contempler elles-mêmes et à contempler la réalité qui les entoure. Elle donne ainsi à ceux qui la cultivent un regard sage et serein, avec lequel les divisions et les antagonismes sont plus facilement surmontés, pour être - comme les instruments d’un orchestre ou les voix d’un chœur - en accord, pour surveiller les désaccords et corriger les dissonances, qui sont aussi utiles dans la dynamique des compositions, à condition qu’elles soient intégrées dans un savant tissu harmonique.

Deuxièmement : la communion. Le chant choral se pratique ensemble, pas tout seul. Cela nous parle aussi de l’Église et du monde dans lequel nous vivons. Notre cheminement commun, en effet, peut être représenté comme l’exécution d'un grand “concert”, dans lequel chacun participe avec ses capacités et offre sa contribution, jouant ou chantant sa “partie”, et redécouvrant ainsi son unicité enrichie par la symphonie de la communion. Dans une chorale et un orchestre, les uns ont besoin des autres, et le succès de l’exécution de tous est conditionné par l’engagement de chacun, par le fait que chacun contribue de son mieux dans son rôle, en respectant et en écoutant ceux qui l’entourent, sans protagonisme, en toute harmonie. Comme dans l’Église et dans la vie, où chacun est appelé à bien faire sa part pour le bien de toute la communauté, afin qu’un chant de louange à Dieu s’élève de partout dans le monde (cf. Ps 47, 2).

Enfin, troisièmement, la joie. Vous êtes les dépositaires d’un trésor séculaire d’art, de beauté et de spiritualité. Ne laissez pas la mentalité du monde le polluer par l’intérêt personnel, l’ambition, la jalousie, les divisions, qui, comme vous le savez, peuvent s’infiltrer dans la vie d’un chœur, comme dans celle d’une communauté, les rendant des espaces pas joyeux, mais tristes et pesants, au point de les désintégrer. Il vous sera bon, au contraire, de garder élevée la teneur spirituelle de votre vocation : par la prière et la méditation de la Parole de Dieu, en participant non seulement avec votre voix, mais aussi avec votre esprit et votre cœur aux liturgies que vous animez, et en en vivant chaque jour les contenus avec enthousiasme, afin que votre musique soit toujours plus une heureuse élévation du cœur vers Dieu, qui, par son amour, attire, illumine et transforme tout (cf. 1 Co 13, 1-13). Vous réaliserez ainsi cette exhortation de saint Augustin : « Louons le Seigneur par notre vie et par notre langue, par notre cœur et par nos lèvres, par nos paroles et par notre conduite » (Disc. 256).

Chers sœurs et frères, je vous remercie de votre présence et surtout de votre service à la prière de l’Église et à l’évangélisation. Je vous accompagne de ma bénédiction. Et je vous demande, s’il vous plait, en chantant, de prier pour moi. Merci !

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S. E l ‘Ambassadeur Jean Jude Piquant a participé au Congrès annuel des Soeurs Salésiennes à Rome, le samedi 8 juin 2024...
08/06/2024

S. E l ‘Ambassadeur Jean Jude Piquant a participé au Congrès annuel des Soeurs Salésiennes à Rome, le samedi 8 juin 2024, autour de l’héritage de la gouvernance éducative de la Soeur Caterina (1881-1924).

Une éducation préventive fondée sur des valeurs humaines et spirituelles encadrant les jeunes vulnérables et fragiles, afin de les aider à faire face aux défis sociaux de la vie.

Les Soeurs salésiennes travaillant dans les regions périphériques où la vie est difficile . Elles sont l’expression de la présence miséricordieuse du Seigneur selon les principes de l’Evangile.Leur disponibilité est un véritable cadeau du coeur pour l’Eglise et le peuple d’Haïti.

Nous remercions les communautés féminines et masculines pour le travail d’évangélisation et de promotion humaine qu’elles réalisent en Haïti. JP.

L’invitation du Pape François à rêver pour la paix en Israël et en PalestineRome, Son Excellence Jean Jude Piquant Ambas...
08/06/2024

L’invitation du Pape François à rêver pour la paix en Israël et en Palestine

Rome, Son Excellence Jean Jude Piquant Ambassadeur d’Haïti près le Saint-Siège a participé le vendredi 7 juin, 2024 à la cérémonie de commémoration du 10ème anniversaire de l’invocation de la paix en Terre Sainte.

La cérémonie sobre s’est déroulée dans les Jardins du Vatican, sous un soleil flamboyant autour d’un arbre olivier qui a été planté , il y a justement dix ans, par le président israélien Shimon Peres et son homologue palestinien Mahmoud Abbas dans l’espoir de faire grandir la paix entre Israël et la Palestine.

Devant les difficultés à trouver un accord de paix face à l’aggravation des conflits, le Saint-Père a demandé aux différents acteurs de ne pas désespérer de la paix. Au contraire, il faut continuer à rêver et espérer à la paix.

Le Pape Francois a rappelé que cette date fut
un geste significatif historique pour le processus de dialogue pour la paix. Il a affirmé que Jerusalem est le haut lieu spirituel de trois grandes traditions religieuses. Ces trois communautés: hébraïque, musulmane et chrétienne ont en commun une seule vocation théologique ultime, celle de cultiver la paix.

Il n’y a pas d’avenir pour les générations à venir sans la paix. La paix est un bien de l’âme à construire. Toute personne humaine a besoin de ce bien pour son être. Alors que la violence et la guerre aujourd’hui entravent l’avenir des prochaines générations dans la disposition de ce bien.

Le Pape a dit que seule la paix est capable de garantir le futur pour les enfants israéliens et palestiniens. Nous avons l’obligation de chercher cette paix. Les violences des conflits et des guerres causant des morts, celles notamment des enfants innocents viennent des forces du mal et non de l’amour. Lesquelles violences fracturent, déchirent la société. Elles touchent à la dignité humaine. Ce mal est un problème à résoudre par la conversion des consciences, et, par le coeur, qui est fait pour aimer l’autre.

Le Pape a souligné que la violence est une fracture pour la société. Car elle empêche la fraternité et la solidarité dans la communauté humaine. Il a recommandé de prendre la route pour la paix. Il a dénoncé le fait que les intérêts économiques aujourd’hui malheureusement passent avant la paix. Nous devons travailler pour un monde pacifique. Il a ajouté qu’ un monde pacifique doit être le rêve de tous pour mettre fin à la guerre.

La recherche pour la paix a-t-il précisé dans un esprit de fraternité doit nous pousser à travailler pour deux Etats: un Etat palestinien et un Etat Israélien. Comment engendrer la paix s’est demandé le Saint-Père? C’est par La compassion mêlée à la miséricorde envers les personnes qui souffrent des conséquences de la violence de la guerre. C’est l’approche humaine à valoriser et à promouvoir pour éviter à faire souffrir des souffrances de la guerre. Israel et Palestine ont besoin de la paix et de l’amour pour la paix.

En terminant, le Pape a fait une prière pour la paix s’adressant au Dieu d’Abraham et d’Israël pour demander l’unité, la patience et l’espérance dans la recherche de la paix. Bref, il a demandé que la Palestine et Israël puissent trouver la véritable paix qui doit garantir la vie et l’avenir heureux pour les deux peuples.

En marge de la cérémonie, S.E l’Ambassadeur Jean Jude Piquant a reçu les salutations personnelles des mains du Saint-Père. Il a saisi l’opportunité pour lui remercier de la nomination des deux nouveaux évêques pour l’Archidiocèse de Port-au-Prince, et de son attention particulière à la crise haïtienne. Le Pape a demandé de prier pour lui. Dans les mêmes termes S. E. Piquant a salué Son Éminence le Cardinal Secrétaire d’Etat Pietro Parolin, pour l’engagement du Saint-Siège, en faveur d’Haïti, à travers sa plaidoirie auprès des principaux partenaires internationaux détenant les leviers de la coopération internationale en Haïti.
JP

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