28/03/2025
T2L : Une initiative sabotée par des intérêts corporatistes
Moins de deux semaines après son lancement, la société de taxi-moto T2L est victime d’un sabotage orchestré par l’association Ussoukani Wa Masiwa, représentant les chauffeurs de taxi classiques aux Comores. Cette association fait pression pour suspendre l’activité de T2L, alors même que l’entreprise a scrupuleusement suivi toutes les procédures légales et obtenu les autorisations nécessaires auprès de l’ANPI (Agence Nationale pour la Promotion des Investissements).
Son seul argument ? L’absence d’un décret spécifique encadrant les taxis-motos. Pourtant, les autorités compétentes ont validé et soutenu l’exploitation de T2L. Dès lors, pourquoi cet acharnement de l’association contre un projet qui respecte la loi ?
Un blocage motivé par des intérêts personnels
Ce n’est un secret pour personne : Ussoukani Wa Masiwa voit d’un très mauvais œil l’arrivée d’un nouveau mode de transport plus accessible et plus flexible. Plutôt que d’évoluer et de s’adapter aux besoins des consommateurs, cette association préfère protéger ses propres intérêts en bloquant une initiative qui bénéficierait pourtant à l’ensemble de la population.
Dans un pays où le transport public reste limité et coûteux, T2L apportait une véritable solution pour les usagers, en particulier durant cette période de forte demande à la fin du Ramadan. Au lieu d’encourager cette modernisation, on assiste à une manœuvre de blocage purement corporatiste, sans fondement juridique valable.
Un frein à l’emploi et au développement économique
Les conséquences de cette opposition sont lourdes :
Des dizaines de jeunes privés d’emplois dans un pays où le chômage est alarmant.
Des usagers contraints de se tourner vers des solutions plus coûteuses et moins accessibles.
Un climat économique défavorable aux investisseurs, en particulier pour la diaspora qui cherche à contribuer au développement des Comores.
Ce type d’attitude décourage les initiatives privées et envoie un message clair : les blocages et les pressions dominent sur la volonté de moderniser et de faire avancer le pays.
L’État ne doit pas céder au chantage
Contrairement à ce que laisse entendre Ussoukani Wa Masiwa, l’État n’a jamais été opposé à T2L. Au contraire, il a validé son lancement et permis son activité en toute légalité. Il est donc essentiel de ne pas confondre une opposition d’intérêts privés avec une décision étatique.
Plutôt que d’entraver des projets innovants, il serait plus judicieux de travailler à une meilleure intégration des taxis-motos dans le paysage du transport comorien. La modernisation est inévitable, et les acteurs du secteur traditionnel feraient mieux d’accompagner cette évolution au lieu de la combattre.
Un appel à la raison
Les Comores ne peuvent pas prétendre à l’émergence économique si chaque initiative porteuse d’emplois et de solutions est systématiquement sabotée par des intérêts corporatistes. Il est temps de faire preuve de bon sens et de pragmatisme :
Accompagner l’innovation au lieu de la bloquer.
Encourager la création d’emplois au lieu de les supprimer.
Penser aux consommateurs avant les intérêts d’une minorité.
Le développement des Comores passe par l’ouverture et l’adaptation aux nouveaux défis économiques. Empêcher T2L de fonctionner, c’est condamner le pays à l’immobilisme.