11/05/2026
Aujourd’hui, la grève des transports dépasse largement la simple question du carburant.
Elle révèle un malaise social que beaucoup de citoyens ressentent depuis plusieurs années.
Oui, le contexte international impacte les prix.
Oui, la guerre en Ukraine a bouleversé les marchés mondiaux, notamment le carburant et les céréales.
Mais une vraie question demeure :
👉 Si demain cette guerre prend fin — ce que nous espérons tous — en combien de temps verrons-nous réellement une baisse des prix aux Comores ?
Parce que dans notre pays, les prix montent rapidement…
mais semblent rarement redescendre.
Pendant combien de temps allons-nous continuer à improviser face aux crises mondiales sans véritable stratégie nationale d’anticipation ?
Où en sommes-nous sur la question des stocks stratégiques de produits pétroliers ?
Existe-t-il une politique claire de réserve nationale capable d’amortir les chocs internationaux ?
Et si elle n’existe pas ou n’est plus adaptée, alors il est temps de la repenser sérieusement.
Autre question légitime :
quelle est aujourd’hui la contribution réelle de la société nationale des hydrocarbures au budget de l’État ?
Et surtout : ces ressources financent quels investissements concrets pour améliorer durablement la vie des citoyens ?
Le peuple comorien mérite de comprendre.
Le peuple mérite de participer au débat économique national.
Car pendant ce temps :
- le coût du transport explose,
- les prix alimentaires augmentent,
- les petits commerçants souffrent,
- les familles réduisent leurs dépenses essentielles,
- et la classe moyenne s’effondre progressivement.
Depuis la COVID-19, beaucoup de ménages vivent dans une pression économique permanente.
Face à cela, plusieurs pistes doivent être sérieusement étudiées :
• Réduire le train de vie de l’État et les dépenses non prioritaires
• Renforcer la transparence sur les prix des hydrocarbures
• Mettre en place une vraie stratégie nationale de résilience économique
• Encourager davantage la production locale pour réduire notre dépendance extérieure
• Investir dans les transports publics et les énergies alternatives
• Créer un dialogue permanent entre État, transporteurs et société civile
Gouverner, ce n’est pas seulement gérer les urgences.
C’est anticiper les crises avant qu’elles n’étouffent le peuple.
Les Comores ont besoin de réformes courageuses, de transparence et d’une vision économique capable de protéger les citoyens dans les moments difficiles.
Parce qu’au final, derrière chaque hausse du carburant, il y a la vie quotidienne d’une famille comorienne.