26/10/2024
Ce camembert statistique sur la photo, est un indicateur de l’Unesco appelé CITE, à savoir Classification Internationale Type de l’Education. Il est utilisé comme outil issu de la classification économie et sociale pouvant permettre d’établir des statistiques comparables à un niveau international d’un système éducatif. Les données y figurant remontent de 2016, et servent jusqu’à ce jour d’éléments d’entrée dans différents processus de Benchmarking éducatif entre la RDC et les autres.
A ma lecture scientifique détachée de toute émotion voici quelques chiffrent qui m’ont glacé le dos :
• La RDC formait et cela est sans doute valable jusqu’à ce jour, faute des statistiques contraires certifiées, environ 56 % de sa population estudiantine est formée aux sciences littéraires (Du Droit à l’Education en passant par le commerce, etc. Voir la Photo)
• Les sciences d’ingénieur et les sciences pures ne forment que 15 % de la population estudiantine. Associés à ce chiffre, les sciences agronomiques et vétérinaires (8 %). L’on peut sans crainte d’être contredit, dire que les outils éducations du développement d’une société industrialisée ne représentent à ce jours qu’une disposition matérielle d’acquisition à une frange minoritaire de la population estudiantine congolaise. Soit environ 23%.
• En regardant encore plus attentivement les statistiques, il apparait que la préférence sociétale congolaise en termes d’orientation universitaire valse entre les trois majeures qui sont : La santé (Médecine et Infirmerie), Commerce-Administration-Droit, et Journalisme-Information-Sciences Sociales.
Me tromperais-je dans mon élan si je me laisse dire que la RDC, est un pays à très fort potentiel minéral, mais qui forment plus des littéraires pour mieux raconter l’histoire de ce potentiel ? Je suis juste un tout petit peu ironique😊
D’autres chiffres et faits, qui m’ont laissé perplexe 😒 :
• Les 564 421 étudiants en 2016 ne représentaient que 2,16 % de 25 Millions scolarisés
• La corp professorale avec un Age moyen de 65 ans
• L’absence de qualification du corps enseignant (89% non qualifiés dans le public et 98% dans le privé) : les enseignants titulaires d’un doctorat ne représentant que 10% du total
• Prolifération des établissements d’enseignements supérieurs sans agrément ni vérification de la qualité pédagogique.
Ce secteur-ci va mal !
L’actuelle configuration de notre système éducatif ne nous prépare pas aux défis d’un Congo grand et disposant des moyens de son propre essor économique et scientifique. Ce modèle à balance penchée littéraire ne fournira malheureusement que ce à quoi nous assistons aujourd’hui. Un pays Juridico-Communicationnel ! On peut faire mieux. On a besoin des sciences d’ingénieur et des sciences fondamentales pour amorcer une vraie création des richesses.
Investir dans le congolais, c’est s’assurer d’une richesse pérenne. Faisons aimer la science à notre société.
M. A. Karimex
Expert en management des risques
(source : Congo (Rép. dém.) - Curiexplore)