15/08/2025
Caroline Sandini
Le mot "blanc" en arabe (أَبْيَض) n’a pas de connotation raciste
En arabe classique, "abyāḍ" (أبيض) signifie :
éclatant, rayonnant,
pur, propre,
lumineux, resplendissant.
👉 Cela désigne la clarté spirituelle et la beauté éclatante, et non une couleur ethnique liée à la race.
Preuve dans le Coran :
> ﴿ يَوْمَ تَبْيَضُّ وُجُوهٌ ﴾
« Le jour où certains visages seront blancs (illuminés)... »
(Sourate Āl-ʿImrān, 3:106)
Ici, "visages blancs" = visages heureux, lumineux, honorés, et non une race.
3. Je vais te parler simplement, en tant qu’être humain conscient.
Un individu blanc qui méprise un noir n’est pas un problème de couleur, mais de mentalité. Ce n’est pas sa peau qui le rend raciste, c’est son cœur. De même, un noir qui méprise les blancs en retour ne vaut pas mieux : il ne fait que refléter le mal qu’il prétend combattre.
Moi, je n’ai aucun mal à être noir un jour, blanc un autre, jaune, rouge, ou toute autre couleur possible. Car ce n’est pas la couleur de peau qui fait la valeur d’une personne, mais la lumière ou l’obscurité de son âme.
Vouloir haïr une couleur, c’est vouloir haïr la création elle-même. C’est aussi absurde que de refuser de manger un œuf dur parce que la coquille est blanche, ou de refuser de boire du lait à cause de sa teinte.
Et que dire de celui qui se dit blanc ? Va-t-il renoncer au chocolat parce qu’il est brun ? Va-t-il enlever le noir de ses yeux ? Refuser l’ombre des arbres ? Jeter le charbon de son barbecue ? Et toi, kémite, vas-tu refuser l’eau parce qu’elle est transparente ? L’air parce qu’on ne le voit pas ?
Quand tu cherches à t’élever au nom d’une "race", tu t’abaisses au rang des bêtes, car les bêtes ne jugent que par les apparences. L’être humain, lui, est doué de raison, de conscience, et de capacité à voir plus loin que la peau.
J’ai compris une chose essentielle : si l’injustice vient d’un homme, c’est son cœur qui est pourri, pas sa couleur. Et si un autre homme le combat en attaquant sa couleur, il devient aussi injuste que lui.
Toutes les couleurs me conviennent, parce que toutes viennent du même Créateur, du même Soleil qui brille pour tous. Je refuse de construire mon identité sur le rejet de l’autre. Je préfère bâtir ma dignité sur la vérité, la sagesse et l'équité.
Alors que chacun balaie devant sa porte : ni blanc, ni noir, ni kémite, ni arabe, ni asiatique n’a le droit de mépriser l’autre. Celui qui le fait est simplement esclave de son ignorance, même s’il parle fort.
Et si tu veux être un vrai combattant pour la justice, commence par te libérer de ton propre racisme. L’ennemi de l’homme, ce n’est pas l’homme d’une autre couleur, c’est l’homme sans honneur, sans foi, sans intelligence, quelle que soit sa peau.